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Un souvenir historiciue pouvait rendre Rome indécise: mainte hérésie, au moyen âge, avait été la conséquence de certaines idées sociales chrétiennes qui, de prime ahord, paraissaient inoffensives. Mais un pape infaillible, suffisamment armé pour évincer les dangers, résiste à de semblables craintes.
Les idées mûries à Fribourg étaient assurées du succès, pour deux raisons décisives.
D'abord, on les appuyait sur Tautorité de saint Thomas, qui précisément, à cette époque, redevenait grande dans l'Église. Moins de deux ans après son avènement, Léon XIII, par une importante encyclique, avait recommandé l'étude attentive du vieux docteur. Professant, à leur insu, ce sceptique axiome : « Autres temps, autres doctrines, » beaucoup de chrétiens furent surpris. On ouvrit pourtant ce testament d'un autre âge, et l'on y trouva certaines idées sur la proj)riété, la richesse, les droits des petits et
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clique .Eterni Patrù, avaient signalé la nécessité d'une restauration et la nécessité d une destruction. Les auteurs du mouvement social catholique, en rappelant au monde actuel les enseignements de la Somme, opéraient la restauration demandée.
Ils travaillaient, aussi, à la destruction désirée, et telle devait être, auprès du Vatican, la seconde raison de leur succès. Il convient d'expliquer ce nouvel aspect de leur œuvre.
Le mouvement social catholique peut être regardé comme une double réaction, d'une part contre le droit romain, d'autre part contre la philosophie dont sont issus les principes de 1781), et contre certaines applications pratiques de ces principes.
A la base du droit romain, et à la base du droit moderne, subsiste la notion, abstraite et exclusive, de l'individu pris en soi. Le légiste de l'ère ancienne, le philosophe de l'ère nouvelle se mettent en présence de cet individu ;
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ils examinent ses droits et les codifient. Cet individu n'a pas de nom ; il peut être désigné par un chiffre, par une étiquette de convention ; il est détaché de tout milieu ambiant, de toute société environnante ; on considère son essence, on néglige son existence. On regarde la société comme n'étant rien de plus qu'une addition quelconque d'individus : tous ont des droits, qui sont positifs, et qui n'ont d'autre limite que le droit du voisin ; tous ont des devoirs, qui sont négatifs, et qui n'ont d'autre objet que le respect de cette limite. Sur ces fondements, il s'agit d'édifier un droit social : le problème est difficile. Observez, en effet, la déduction même du droit individualiste ; il y a un élément concret, dont on n'a pas tenu compte : c'est à savoir la vie sociale elle-même ; et il y a un sentiment auquel on a refusé toute satisfaction : c'est le sentiment de la solidarité. L'idée de fraternité, troisième terme de la devise révolutionnaire, est à l'avance annulée par le sens qu'on donne à l'idée de liberté, premier terme de cette devise. On entend trop souvent par liberté le dévelopl)ement absolu, et poussé jusqu'à leurs extrêmes conséquences, des droits individuels. Cette notion de la liberté est une notion antisociale : elle a pour corollaire le droit absolu du propriétaire sur la ciiose qu'il possède, affirmé par le juris-
36 LA 6enèse de l'encyclique rerum novarlm consulte romain sous le nom de jus abutendi, et codifié par l'article 544 du Gode civil. En vertu de ce droit, je puis, capricieusement, gâter ou détruire ce que je possède ; autour de moi, certains membres de la société auraient besoin de ce que je gâte ou de ce que je détruis ; et peutêtre meurent-ils de ce besoin ; mais le légiste païen et le légiste napoléonien négligent ces considérations-là. Lorsque, au contraire, on prend pour point de départ, non plus une entité, Tindividu, mais un fait concret, la société, on restaure, par là même, à côté de la notion égoïste du droit, la notion altruiste du devoir social. C'est un premier avantage, et voici le second : immédiatement on reconnaît, par une très courte expérience, qu'il ne suffit pas de proclame)' le droit souverain de tous les hommes pour qu(^ cette souveraineté se réalise dans les faits. En pratique, quelques individus, souverains de droit, seront également souverains de fait ; et le plus grand nombre — souverains de droit, eux aussi — seront, de fait, opprimés. La « liberté du travail » ne protite qu'au patron : car la faim, qui menace, empêche l'ouvrier d'exercer cette liberté 1. S'il en est ainsi, la reconnaissance des
* Dans notre seconde partie, concernant la doctrine sociale de l'Église, nous développerons certaines de ces idées, que nous ne faisons qu'indiquer ici.
(( droits de l'homme » sert exclusivement à quelques-uns, dont elle justifie l'arbitraire aux dépens de tous les autres : de cette minorité de privilégiés font partie ceux-là seuls qui possèdent la vigueur ou la richesse nécessaires pour faire valoir leurs droits.
Si l'on admet les critiques qu'on vient de lire, on comprendra que le mouvement social catholique a pris une allure contre-révolutionnaire par la force môme des choses, non par des fantaisies de gentilshommes ou par des représailles de sacristie. Il n'eut pour but ni de ramener Fancien régime, ni de restaurer les principes que ce régime affichait ^ : car, sous le nom d'ancien régime, on entend les abus de la monarchie absolue, et le principe de ces abus, énoncé par le Tiers en 1302, fut une maxime antipapale : « Le roi n'a nul souverain, fors Dieu. » A l'égard du droit social, entre les légistes de la royauté et ceux de la Révolution, il n'y a pas scission, mais continuité : Pierre Dubois et Portalis sont les deux termes d'une même lignée. De Mun, Vogelsang, Schorlemer-Arlst ne flétrissent nullement les « conquêtes révolutionnaires », si l'on entend par là certaines destructions qu'opéra
1 De Mun, dans ses discours, a fréquemment repoussé cette accusation : voyez en particulier Questions sociales,
[). :ni-:n:j.
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la Constituante au détriment de l'absolutisme royal. Cette partie de l'héritage révolutionnaire est éternelle : en l'attaquant, ils briseraient leurs forces. Mais ils flétrissent certaines destructions que l'absolutisme royal avait commencées et que la Révolution consomma : je veux dire la destruction de toute association libre, do ton! corps autonome, de toute hiérarchie protectrice, bref d'une société organisée.
L'expression du droit chrétien, dans les faits, est un organisme social, où l'exercice des droits de chacun, surveillé chez le riche, protégé chez le pauvre, soit subordonné, chez l'un et chez l'autre, à Taccomplissement de certains devoirs sociaux, et où l'observation de ces principes soit garantie par les institutions mômes de la société. L'expression du droit païen et du droit napoléonien, dans les faits, est la mise en contact do l'individu, puissant à l'excès s'il est riche, impuissant à l'excès s'il est pauvre, avec une bureaucratie omnipotente. Enumérant dernièrement les besoins de l'heure présente, M. de Vogiié les définissait ainsi : « Besoins d'ordre, de hiérarchie, de liens sociaux, de garanties mutuelles, de symboles communs, besoins de stabilité pour les familles et leurs biens dans une assiette plus équitable de ces biens, besoins de groupement entre les cellules de la ruche, on
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dehors de la tyrannie de l'Etat ^ » L'idéal vers lequel tendent ces besoins est un idéal contrerévolutionnaire ; relisez, pour vous en convaincre, la célèbre page de Uenan sur « l'expérience manquée » (ainsi qualifie-t-il la Révolution). « Elle ne laissedebout, dit-il, qu'un géant. l'Etat, et des milliers de nains... Elle crée une nation où la richesse seule a du prix... Son code de lois semble avoir été fait pour un citoyen idéal, naissant enfant trouvé et mourant célibataire -... »
Ainsi, pour restaurer, dans les mauirs et dans les lois, ridée réparatrice dejustice et de devoir social, il importe, en premier lieu, d'édifier ces idées et ces lois sur un fondement qui n'est ni celui du droit romain ni celui du droit révolutionnaire; il importe, en second lieu, de les étayer solidement en faisant revivre, en dépit de la tradition jacobine, l'esprit d'association, et en mettant à leur service cette force ressuscitée. De là résulte la portée du mouvement social catholique.
Gomment le Vatican n'en eût-il pas été satisfait? Le droit romain fut toujours suspect à l'Eglise ; elle lui adressait ce double reproche, de fournir aux légistes des armes contre elle, et de fournir aux riches les éléments d'une législa-
' 1)f, Vocin':, Ifei/res (Vhistoire, p. .'}08.
2 IIrnan. Qi/(>slio)is ronfonjiornincs. p. th.
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tion d'où l'esprit chrétien était exclu. Une réaction contre ce droit païen est un hommage à l'Évangile. Et quant au droit moderne [jus novitm), un certain nomhre de ses maximes sont l'objet des anathèmes du Syllabus. Les auteurs du mouvement social catholique reprenaient une guerre que l'Église elle-même avait jadis déclarée; comment Rome eût-elle pu les désavouer ?
Ils sentirent, bien vite, qu'ils étaient à l'abri de toute désapprobation, et purent espérer, même, une solennelle approbation. En mars 1885, un membre à^VOEuvre des Cercles et de V Union de Fribourg exposait à Léon XIII, dans une audience, que les idées sociales chrétiennes étaient regardées, par beaucoup de catholiques, comme le pire des socialismes. « Eh non, répondit le pape, ce n'est pas du socialisme, c'est du christianisme... Ah! vos ennemis ne savent pas ce que c'est que l'ordre social chrétien. Eh bien, ne craignez rien ; attendez ma
prochaine encyclique ; le pape dira qu'il y a un ordre social chrétien. » Ainsi la question sociale était remise à l'ordre du jour de l'Eglise, suivant l'expression du cardinal Langénieux.
Cependant on chargeait les travailleurs euxmêmes de la maintenir à l'ordre du jour et d'en hien marquer l'urgence. Dans ce nouvel effort, la France eut une grande part : les principaux pèlerinages de la démocratie ouvrière furent des pèlerinages français.
Lorsqu'ils se présentèrent aux portes du Vatican, une grande partie de l'opinion mondaine les accueillit par des sarcasmes. On railla le pape Léon XIII, qui voulait jouer au Boniface VIII ; on railla les infortunés champions du pouvoir temporel, qui, délaissés par la diplomatie, allaient quérir dans les faubourgs les interprètes de leurs rêves. Dans ces pèlerinages ouvriers, on ne voulait voir qu'une manifestation factice en faveur du passé ; on n'y voyait pas la manifestation, prophétique et spontanée, d'une alliance prochaine entre l'Église et les démocraties, c'est-à-dire de l'avenir K Devant
* M. le sénateur Spilleu, dans ses articles delà République française, saisissait avec une grande netteté la portée de ces pèlerinages et les desseins du cardinal L.xNGKMErx. Voyez son livre sur VÈvolution politique et sociale de rÈ(ilise,\)\). 102-178. Mais M. le sénateur Si'ii.lek possède une intelligence du catlutlicisnic (|ui n'est jias couunune parmi ses amis,
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ces ambassados du menu peuple chrétien, les portes de Saint-Pierre s'ouvraient toutes grandes, comme jadis devant les souverains ^
Un jour pourtant (en 1891), on découvrira Fimportance de ces cortèges : aux sourires, alors, succéderont les colères; ces objets de dérision deviendront soudainement importuns ; et, pour les faire disparaître, des incidents seront créés. Ces incidents surviendront assez tard: ils témoigneront au monde chrétien que le })alais du pape est une prison; et ce sera leur unique eiïet. Le pèlerinage ainsi troublé sera un pèlerinage d'actions de grâces. Touche par les instantes requêtes des précédents pèlerinages, Léon Xni, en mai 1891, aura solenneih^ment appuyé les légitimes réclamations des classes ouvrières. En octobre 1891, on pourra bien étouiïer les remerciements des travailleurs ; on ne pourra déchirer Tacte qui justifie ces remerciements.
Je veux apporter un texte, pour justifier Timportanceque j'accorde aux pèlerinages ouvriers : je l'emprunte au discours du cardinal Langénieux, prononcé le 20 octobre 1889, en présence
' En ces jour.s-h'i. le décorum clissiqiu des Sncri's Palais Apostoliques subissait d'étranges affronts : la « Idilette de soirée » n'était point requise, et l'accout renient de rertairs (Uivriers i)iiiivail à pciiii' passer pour une a ((»ilette de ville •.
de Léon XIII et de plusieurs milliers d'ouvriers. Le cardinal disait au pape : « Comprenant que leurs soufl'rances ne tiennent pas principalement au mauvais vouloir des individus, mais aux causes profondes qui ont désorganisé la société, ces ouvriers en appellent à la justice des pouvoirs publics, auxquels il appartient de sauvegarder les intérêts des citoyens et particulièrement des petits et des faibles. Et, regardant encore plus loin et plus haut, ils élèvent respectueusement les mains vers vous, Très Saint-Père, répétant le cri suppliant des Apôtres: Domine, salva nos, perùmfs...\o?> enfants osent supplier Votre Sainteté de ne point se lasser, malgré les difficultés spéciales à notre temps, de rappeler au monde le respect des lois de la justice et du droit dans les rapports nécessaires des hommes entre eux, afin de garantir à l'ouvrier, dont le travail est la seule ressource, la stabilité de son foyer, la facilité de nourrir sa famille, de l'élever chrétiennement et défaire quelque épargne pour les mauvais jours. »
Et le souverain pontife répondait :
« Aux détenteurs du pouvoir il incombe, avant toutes choses, de se pénétrer de cette vérité, que, pour conjurer le péril qui menace la société, ni les lois humaines, ni la répression
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des juges, ni les armes des soldats ne sauraient suffire : ce qui importe par-dessus tout, ce qui est indispensable, c'est qu'on laisse à l'Eglise la liberté de ressusciter dans les âmes les préceptes divins, et d'étendre sur toutes les classes de la société sa salutaire influence ; c'est que, moyennant des règlements et des mesures sages et équitables, on garantisse les intérêts des classes laborieuses, on protège le jeune âge, la faiblesse et la mission toute domestique de la femme, le droit et le devoir du repos du dimanche, et qvie, par là, on favorise, dans les familles comme dans les individus, la pureté des mœurs, les habitudes d'une vie ordonnée et chrétienne. Le bien public, non moins que la justice et le droit naturel, réclame qu'il en soit ainsi.
« Aux patrons, il est prescrit de considérer l'ouvrier comme un frère, et surtout de ne se départir jamais, à son égard et à son détriment, des règles de l'équité et de la justice, en visant à des profits et à des gains rapides et disproportionnés ^ . »
Sans doute, à la générosité bruyante de certains patrons qui leur offraient la charité, beau-
1 On troiivorn ces deux discours, publiés en leur entier, «Iniis NiTJi, // socidlistiw callolico, p[). :{()8-.'n'),
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coup (le ces ouvriers, cigenoiiillés alors aux pieds de Léon XIII, avaient jadis répondu par un simple mot : « Justice ! » Ce cri des masses souffrantes n'était pas resté sans écho, puisque en présence de leurs ambassades il était répercuté par Ja grande voix de Léon XII L
Ainsi parlait le pape, devant les longs cortèges d'ouvriers de l'ancien monde; et ceux-ci lui demandaient d'affirmer au monde chrétien tout entier ce qu'il disait à quelques-uns, et de faire retentir aux oreilles des riches cette approbation paternelle, qu'il accordait aux vœux plaintifs de la pauvreté.
Vers la même époque, par l'organe de leurs évoques, les ouvriers de l'Amérique appuyaient leurs camarades du vieux continenL L'affaire des Chevaliers du Travail commanda l'attention de la cour de Rome.
Le Noble Ordre des Knighis of Labour prétendait fédérer en un groupement imposant les masses ouvrières des Etats-Unis. Il n'apportait
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pas la paix, mais la guerre. Son président, M. Powderly, avait dit à la Convention de Richmond, le 4 octobre 1885 : « Cette guerre doit déterminer qui régnera : le monopole ou le peuple américain, l'or ou l'hcmme... Quand sera clos le règne du monopole, plus un anarchiste ne naîtra sur notre sol ; car l'anarchie est son enfant légitime. » Il engageait le combat contre tout capitaliste qui ne faisait pas servir ses richesses à Tallègement des souffrances. Il réclamait, entre autres exigences, que la journée de l'ouvrier fût limitée à huit heures, que le même travail, quel qu'en fût l'auteur, fût récompensé par le même salaire, qu'il fût possible à l'ouvrier congédié de ne quitter son patron qu'au bout de trente jours, et de soumettre à une enquête, puis à un arbitrage, les motifs du renvoi, et qu'une taxe eniin frappât les terres non cultivées lorsque leur superficie dépassait cent soixante acres. Dans toutes les régions des Etats-Unis, le Noble Ordre existait avec ses assemblées savamment hiérarchisées ; il tenait, chaque année, une convention générale. Cette force immense répudiait tout usage de la force brutale ; les demiviolences même, grèves ou boycottages, ne devaient être employées que comme pis aller.
Les Chevaliers du Travail rêvaient une sorte
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de révolution industrielle, et ne voulaient réaliser ce rêve par aucune révolution.
Ils n'étaient pas pour l'Église, ils n'étaient pas contre elle. L'épiscopat canadien fut contre eux ; ils possédaient, dans le Dominion, une organisation spéciale, qui les exposait aux condamnations ecclésiastiques dont les sociétés secrètes sont l'objet. Presque tout entier, l'épiscopat des Etats-Unis fut pour eux. En octobre 1886, douze archevê(|ues se réunirent ; deux seulement votèrent la condamnation des Chevaliers. Et tel est le respect de la chrétienté américaine pour toute association, qu'un évoque ne peut condamner dans la province confiée à ses soins un groupement qui se ramifie dans les diocèses voisins : il est indispensable que le consentement unanime de ses collègues autorise une semblable rigueur.
Or la majorité des prélats d'Amérique ne voulaient prendre contre les Chevaliers aucune mesure préventive, et suppliaient Léon XIII, à qui l'aft'aire fut déférée, de necommander aucune mesure coercitive. Le cardinal Gibbons écrivit au cardinal Simeoni, préfet de la Propagande \
• Les lettres de Gihbons et Manxino, au sujet des Chevaliers (lu Travail, sont traduites et publiées en leur entier dans Wissociation catholique des 15 mai et 15 juin 1887 ; elles furent publiées en une brochure à part, sous le titre : Les Chevaliers du Travail.