Bibl. nat., ms. fr. 5996, fol. 156 r
4. Claude Bornot, établi à Bar-sur-Seine, fut chargé, vers 1540, par Louise de Vendôme, veuve de François
de Ferrières, d’ériger un monument à ce dernier dans l’église de Maligny (Yonne). Voy. Un atelier de sculpteur à Bar-sur-Seine, Claude Bornot, XVB siècle, par A. Boutillier du Retail, dans Y Annuaire de l’Aube de 1914, p. 3-15.
armoiries; d’azur à trois bornes d'or, 2 et i, accompagnées en cœur de trois croissants enlacés d’argent. — V05'. notre Armorial historique de l’Aube, n° 224, et la planche XXY cicontre.
La veuve de Claude Bornot, Jeannette Legrand, ainsi que ses gendres : Didier de Charmoy, époux de Bonaventure Bornot; Jean Du Bourg-Saint-Pierre, mari de Guyonne Bornot, et Simon Richardot, tuteur de Jean, Nicole, Arnould', Hélène et Claude Bornot, enfants mineurs du dit Claude Bornot et de la dite Jeannette, se reconnurent en 1547 détenteurs des moulins de Foolz, la dite veuve pour une moitié et ses enfants pour l’autre moitié, et ils souscrivirent une nouvelle hypothèque au profit du seigneur de Foolz
Le 14 février 1549 (n, st,), la veuve Bornot, agissant en son nom personnel; Jean Du Bourg-Saint-Pierre le jeune, royer (charron), demeurant à Bar-sur-Seine ; Didier de Charmoy, demeurant à Foolz, tant en leurs noms qu’à cause de leurs femmes Guyonne et Bonaventure Bornot ; la dite veuve Bornot comme tutrice et Guillaume Legrand l’aîné, demeurant à Chàtillon-sur-Seine, comme curateur de Nicole, Jean, Arnould, Guillaume et Claude, enfants mineurs des dits Bornot et de sa veuve, rappellent que le 17 août 1541 Claude Bornot avait loué pour 9 années, moyennant 20 livres par an, à Jean Desmoy (ou Desmay), papetier, demeurant alors à Troyes, les moulins de Foolz. comprenant cinq piles, avec les dépendances, à charge par ce dernier de les entretenir en bon état ; mais comme il n'en a rien fait et que
l’usine menace de tomber en ruines, ils déclarent qu’ils vont entrer en procès. Un
arrangement ayant été conclu entre eux, la veuve Bornot et les héritiers du défunt
consentirent à prolonger le bail dont jouissait Desmay pour une période de
7 années, moyennant une rente annuelle de 20 livres et une rame de papier fin. Desmay devait remettre les moulins en bon état et il avait la faculté de les augmenter d'une ou de deux piles 7
Le 4 août 1546, Claude Polin, papetier, demeurant à Foolz, reconnaissait devoir 70 livres 10 sous à Oudinot Yaudey, marchand à Mussy-sur-Seine, alors absent et représenté par son beau-frère Colin Gilet, pour acquisition de cinq milliers de drapeaux (ou chiffons)*. — Il est probable que Claude Polin était régisseur ou souslocataire de la papeterie de Desmay.
Le 25 mai 1551, Claude Polin, papetier à Foolz, prend comme apprenti Guillaume, fils de Jacques Thiébaut',
1. Cet Arnould Bornot entra en 1550 comme 1 547. Papiers de la famille Je Dinteville.
apprenti papetier chez Jean Desmay. 3. A. D., B 1806, fol. 262.
2. A. D., E 217, fol. 60 r®. Inventaire après décès .p A. D., B 1806, fol. 82 v°.
de Gaucher de Dinteville, en date du i" septembre 5. A. D., B 1807, fol. 127 v®.
Planche XII
nmiÆi
MOULINS DE FOOLZ
Le 15 novembre de la même année, Jean Desmay, papetier, demeurant à Foolz, céda et transporta à Jean Bompas, papetier, demeurant à Villeneuve près de Bar-sur-Seine, tous ses droits sur le moulin à papier, de cinq piles, sis à Foolz, qui lui avait été loué en 1541
En 1557, Guillaume de Dinteville, fils de Gaucher, ayant fait reconstruire les moulins de Bourguignons, demanda à la ville de Troyes une indemnité pour le meunier de Foolz qui avait fait de grandes dépenses pour l’exécution du vannage servant au passage des bateaux
Le 8 octobre 1580, le papetier troyen Jean Gouault, détenteur, nous ne savons à quel titre, des moulins de Bourguignons, les donne à bail à Nicolas Lalemant, auquel il avance la somme de 166 écus 2/3 sur le papier que ce dernier doit lui livrer par suite du contrat de location *.
Le I" juin 1612, M' Simon Bourbonne, notaire royal et procureur au bailliage de Bar-sur-Seine, et dame Ysabeau Desprez, sa femme, vendent à Marin Perrot, marchand à Bar-sur-Seine, et à Marie Martinot, son épouse, un moulin à papier et un moulin à blé en un même corps de logis, assis sur la rivière de Seine, au village de Foolz, ensemble les vannages et biefs, etc., une maison consistant en deux chambres à feu, l’une haute, l’autre basse, grange près la maison, où sont les étendoirs, avec deux bâtiments servant au métier de papetier, une autre chambre appelée la chambre à coller, plus des terres, etc., que tiennent à présent Martin Champagne et Vorle Planson, papetiers, demeurant aux dits moulins. Perrot payera pour le compte de Bourbonne 600 livres à Antoine Gibert, marchand à Troyes, et 440 livres à David Danstrude, plus 160 livres à David Champagne, marchand à Vendeuvre. Perrot sera tenu d’entretenir le bail des dits moulins, fait à Planson et à Champagne, à moins que ceux-ci ne veuillent s’en désister. La rente due sur les dits moulins lui appartiendra.
Le 29 janvier 1614, Jean Lauxerrois, procureur du roi à Bar-sur-Seine, épouse Jeanne Perrot, fille de Marin Perrot et de Marie Martinot.
Nous ignorons ce que devint le moulin de Foolz dans la suite et à quelle époque il disparut.
En 1630, la veuve de Charles Lalemant (probablement fils de Nicolas) et ses enfants détenaient encore des biens qui leur avaient été loués par Jean Gouault ; ils devaient de ce chef à Sébastien Gouault, administrateur de son père, deux années de loyer'*.