Topogr. hisl. de Troyes, t. II, p
4. La forme la plus ancienne du nom du prieuré de Foissy est Toxeiiim, qui devint ensuite Foiisseiiim et Foucheiiun et enfin Fouehy. L’emploi de l’orthographe Foicy pour écrire ce nom ne panait pas remonter au delà de la fin du xvi* siècle. (Roserot, Notice sur le prieuré de Foissv, Ail)!, de l'Aube, i88é, p. 51.) Quanta la version
Foi-ev, c’est une ingénieuse invention du chanoine Nicolas Desguerrois, auteur de La Sanietclé cbrrstie>ine{i6}'j).
D’après M. d’Arbois de Juhainville (Recherches sur l’origine delà propriété foncière, Paris, H. Ihorin, 1890), le nom Foissy dériverait de Fnsciacus, venant du gentilice Fnscius, conservé par une inscription de Nîmes où on lit les noms de Fuscius Nydeinus. Il signifierait donc : propriété de Fuscius.
5. Commune de Saint-Parrcs-les-Tertres, limitrophe de Troyes.
MOULINS DE FOUCHY
Garnier de mettre fin au différend existant entre Bernard de Thil, chevalier de Chaumont, et le prieuré de Foissy, les amena à conclure un accord par lequel le dit chevalier donna tous ses droits sur les moulins de Tirevert aux religieuses de Foissy, pour que ces dernières en jouissent à perpétuité, moyennant une rente annuelle d’un muid de grain composé de six setiers de froment et de six setiers de mouture
Les titres du prieuré de Foissy ont été en grande partie détruits par un incendie en 1541; il en résulte que les documents anciens nécessaires pour écrire une histoire complète des moulins de Fouchy nous font défaut.
Ils sont situés au cinquième et dernier étage de la dérivation de Troyes, entre La Chapelle-Saint-Luc et Barberey, près du chemin des Tauxelles à Sainte-Maure. Ils dépendent de la commune de Lavau et se trouvent à trois kilomètres en aval du moulin de Brûlé ; soit, en suivant les canaux de la Moline, du Vouldy et de la Planche-Clément, à 7300 mètres du déversoir de Saint-Julien'.
En 1446, suivant M. Boutiot*, qui a le grand tort de n’indiquer aucune référence, il y avait à Fouchy un moulin à blé et un moulin à papier b
Ces moulins tombaient en ruines vers l’an 1461, ainsi que l’établit un acte de consentement donné, pour leur reconstruction, par le lieutenant général du bailliage de Troyes, avec l’assentiment des maire, échevins, manants et habitants de la ville b
Ils furent alors réédifiés, et l’on construisit en même temps une grande vanne de décharge pour le passage des bateaux au-dessus des moulins et une ouverture répondant à la noue venant du Pont-Hubert, appelée la Fosse-Vanne b
Ces nouvelles usines n’occupèrent pas le même emplacement que celles qui les avaient précédées ; à cause des excavations creusées par les eaux, elles furent bâties vingt-huit pieds plus haut, à l’endroit où elles sont aujourd’hui.
On voit par les baux qu’il y a eu tantôt trois moulins, tantôt cinq moulins à blé, à papier et à foulon.
Il est probable que dès leur reconstruction en 1461, ces moulins furent affermés à Philippe Dufour, papetier et mercier à Troyes, qui les exploitait encore en 1470- 1471 b
En i486, Pierre Mérille est fermier des moulins de Foissy, qu’il a pris à bail pour plusieurs vies, le 13 décembre de la dite année, moyennant une redevance annuelle de 60 livres en argent et une rame de papier fin b