J. Z)., 27 H S, reg
MOULINS DE FOUCHY 165
1791 et adjugé, moyennant 10200 livres, à M. Nicolas Truelle-Sourdat, avocat, juge au district de Troyes, sur la mise à prix de 4 285 livres
Le i" mars suivant, M. Truelle céda la moitié de son acquisition à M. Jean- Baptiste-Marie-Frobert Patris, avocat au ci-devant Parlement.
Il y avait alors deux vannes motrices, mais il n’existait qu’un moulin à grain. Ce tournant représentait une force de 1 7 chevaux et demi.
Il est fort probable que M. Truelle et M. Patris vendirent le moulin à J.-L. Verrollot, qui en était propriétaire le 29 frimaire an IX (20 décembre 1800).
M. Verrollot mourut le 14 floréal an X (4 mai 1802). Ne pouvant se partager le moulin, ses héritiers le mirent en vente. Ces derniers étaient : 1° Jean-Baptiste Verrollot, négociant à Troyes ; 2" Jean-Louis-Guillaume Verrollot, propriétaire à Troyes ; 3° Pierre Verrollot, propriétaire au même lieu ; 4° Sophie Verrollot, mineure, ayant pour curateur Edme-Jacques Verrollot, marchand de bois à Sainte-Savine.
Le 14 nivôse an XIII (4 janvier 1805), le moulin fut adjugé, devant le tribunal, à Jean-Louis-Guillaume et à Pierre Verrollot. Le 5 juillet 1809, ce dernier acheta de son frère J.-L.-G. Verrollot, receveur des contributions, demeurant aux Vassaules (Troyes), et de Françoise-Émélie Manaud, sa femme, la moitié du moulin, moyennant 6000 francs et le payement de 7500 francs dus à leurs cohéritiers, Jean-Baptiste Verrollot-Delaporte, négociant à Troyes, et Sophie Verrollot, morte religieuse visitandine le 30 juillet 1835.
Lors de l’invasion de 1814, un incendie allumé par les coalisés détruisit le moulin. M. Verrollot ne le fit pas rebâtir; il semble pourtant qu’il en ait eu l’intention puisque, par ordonnance du 10 août 1844, il fut autorisé à effectuer cette réfection.
Le II mars 1845, Pierre Verrollot et sa femme, Marie-Anne-Marguerite Coulon, vendirent à M. Edme-Auguste Hoppenot, filateur au moulin de Paresse, à Troyes, l’emplacement sur lequel s’élevait jadis le moulin de Fouchy.
M. Hoppenot fit immédiatement construire en cet endroit une usine pour la filature de la bourre de soie.
Il mourut à Troyes le 21 octobre 1853, laissant deux fils : Auguste-Ferdinand Hoppenot, filateur à Troyes, et Edme-Émile-Victor Hoppenot, filateur, époux de Nathalie-Nicole Houzelot, demeurant aux moulins Notre-Dame.
Le 30 mars 1861, les frères Hoppenot vendirent les moulins de Fouchy à M. Étienne Marot et à M” Marie-Joséphine Ovion, son épouse.
M. Marot convertit cette usine en moulin à farine.