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Arch. nnin., F 235. — Rivue de TArt français

1S87, p. 167. On y voit qu’un Claude de Saint-Loup dit Soubrian, peintre, exerçait à Troyes de 1548 à 1572.

MODIFICATIONS APPORTÉES A LA FABRICATION DU PAPIER

Pierre Marin, maître faiseur de formes à papier. Classé au nombre des pauvres en 1571, il est exempt d’impôts'.

Thomas Jolly exerce la même profession à Troyes en 1622 '.

Dans l’inventaire après décès de dame Jeanne Delaulne, veuve de Jean Bureau, libraire à Troyes, dressé en juin 1614, il est fait mention de « deux paires de formes servant à faire papier, prisées avec une corbeille servant à faire pain et un viel sas à sasser farine... xxx sous ’ ».

Le fisc, toujours en quête de taxes nouvelles, obtint que les arrêts du Conseil, en date des 23 décembre 1732 et 27 janvier 1739, s°us préte.xte d’empêcher l’emploi de formes défectueuses et n’ayant pas les dimensions fixées par les ordonnances, soumissent les formes à la marque. Leurs cadres volants, appelés couvertes, durent être marqués et étalonnés avec un poinçon de fer chauffé au rouge, qui était déposé au greffe de la juridiction des juges des manufactures ■*.

Par ces mêmes arrêts (article 45), les formaires sont assimilés aux papetiers et appelés à jouir des mêmes privilèges, c’est-à-dire de l’exemption de la collecte des tailles et du logement des gens de guerre.

MODIFICATIONS APPORTÉES A LA FABRICATION DU PAPIER

Au xviii' siècle, de grandes transformations eurent lieu dans la fabrication du papier.

Dès la fin du siècle précédent, les Hollandais avaient remplacé le pourrissage des chiffons et les batteries de maillets ou pilons par le jeu plus actif de cylindres h Le nouveau procédé semble n’avoir été introduit qu’en 1740 en France, à la manufacture de Langlée. Didot le Jeune en fit monter plusieurs, dans sa papeterie d’Essonnes, par M, L’Ecrevisse, habile constructeur hollandais ‘.

Cette innovation amena une transformation importante dans les conditions du travail. Sans rien changer au mode de fabrication à la main, elle facilita le développement de la production. Mais le papier n’y gagna pas en qualité. Il est démontré, en effet, que les cylindres, avec leurs lames plus ou moins tranchantes, déchirent, coupent, réduisent les chiffons presque en poudre et fournissent, de la sorte, une pâte dont les molécules, plus courtes et moins effilées, rendent le feutrage moins lié et, conséquemment, moins solide que celui qu’on obtenait des pâtes fabriquées à l’aide des maillets. Dans certaines régions, les cylindres étaient tout en fer, tandis

1. Arch. mun., F 235 et 244. 4. Encyclopédie méthodique, t. V, p. 529.

2. Min. Belin, not. à Troyes. 5. Briquet, Notions pratiques sur le papier, p. 8.

3. Min. Tartel, not. à Troyes. 6. Encyclopédie méthodique, t. V, p. 565.

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que dans d’autres pays on avait adopté le cuivre, qui avait l’avantage de ne pas exposer la pâte à être tachée par la rouille.

D’autre part, en 1757, des Anglais, par l’emploi de toiles métalliques assez fines pour ne laisser sur la feuille aucune empreinte visible, obtinrent un papier lisse et uni, auquel on donna le nom de vélin à cause de sa ressemblance lointaine avec le parchemin raffiné qui porte ce nom

M. Pierre Montgolfier en fit avec succès, en 1777, des expériences que Nicolas Desmarets, délégué du gouvernement pour l’inspection et la direction des manufactures, a relatées dans son Journal des obscrvalions

C’est donc à tort que M. W'erdet, dans YHistoire du Livre en France, y partie, t. II, p. 258, a écrit que « par les conseils de François-Ambroise Didot, la papeterie de Johannot, à Annonay, exécuta la première, en 1780*, pour le compte de Didot et à ses frais, le papier vélin... ». Mathieu Johannot assistait aux expériences faites chez les Montgolfier en présence de l'inspecteur, et s’il les a mises en application, c’est après en avoir constaté la réussite chez son voisin.

En 1799, Louis Robert, papetier à Essonnes, inventa les machines à papier continu. Didot-Saint-Léger perfectionna cette invention et c’est chez lui que fut montée la première machine de ce genre. D’après M. Henri Stein f la seconde fonctionna au moulin à papier de La Fontaine, dans la vallée du Grand-Morin.

L’emploi de la vapeur comme force motrice vint jeter une nouvelle perturbation dans les usines à papier, en forçant les labricants à modifier leurs installations. M. Onfroy cite une lettre de 1811, adressée au ministre de l’Intérieur par Matthieu- Ange Vanderyrer, papetier à Gand, qui. en lui demandant d’acheter ses papiers pour l’Administration, expose que sa papeterie est la seule de l’Empire « mue par une machine à vapeur connue sous le nom de poinpe-à-lcn, et que MM. Perrier ont appliquée aux arts mécaniques. Trois cent mille francs ont à peine suffi à la construction de cette machine ». Le pétitionnaire ajoute que sa machine fonctionne depuis plusieurs années et qu’elle consomme de 14 à 15.000 francs de charbon fossile L Depuis 1784, dans le but de remplacer la pâte de chiffon, dont le prix de revient allait toujours en augmentant, Léorier-Delille, créateur d'importantes papeteries à Langlée et à Buges, près de Montargis (Loiret), fit de nombreux essais sur des matières végétales. Il livra même à l’impression les échantillons qu’il avait obtenus, pour se rendre compte de la manière dont ils supportaient le loulage des caractères L

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