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Chauinonnot, tip. cit., p

MOULIN DE LA PIELLE

qui lui permettait de construire un moulin à écorce à côté de son moulin à blé.

Le 7 mars 1809, Savinien Mérat vendit l’usine de la Pielle à son fils Denis- Savinien Mérat, époux d'Anne Aubertin. Ce dernier trouva bon de transformer son moulin à écorce en moulin à blé. Des réclamations furent la conséquence de cette entreprise et un arrêté préfectoral, du 19 février 1813, révoqua la permission donnée en l’an VI et mit les possesseurs de l’usine en demeure d’enlever leur seconde roue*.

Denis-Savinien Mérat étant mort quelque temps après, sa veuve, tutrice de sa fille unique Anne-Edmée Mérat (mariée depuis au sieur Doche, horloger, demeurant au faubourg Saint-Jacques, à Troyes), vendit, le 27 mars 1815, une moitié de l’usine à M. Pierre-Jacques de Heurle-Gravelle, négociant à Troyes. et l’autre moitié à M. Claude-Edme Imbault, ancien négociant à Troyes, et à M'"' Marie-Anne- Victorine Guérard, son épouse.

Le 24 avril 1 820, devant M' Nicolas, notaire à Troyes, Pierre-Jacques de Heurle vendit sa moitié de la Pielle a son fils Claude-Louis de Heurle, époux d’Éléonore Talon. L’indivision régnait toujours entre les Imbault et les de Heurle; pour en sortir, les époux de Heurle aliénèrent, le i" mai 1825 *, leur moitié de l’usine au profit de M, et M Imbault-Guérard. M. Imbault fit alors construire de nouveaux bâtiments par le sieur Parigot aîné, maître charpentier à Troyes, et y établit une filature. Cette entreprise n’ayant pas eu grand succès, l’usine fut une fois de plus transformée en moulin à blé ayant deux roues.

Les époux Imbault-Guérard vendirent, le 30 septembre 1834, les moulins de la Pielle à M. Edme-Charles Huot, négociant et filateur, demeurant rue de la Trinité, à Troyes. Le nouvel acquéreur établit dans son usine une filature de coton qui, en 1843, comptait 1800 broches. En 1868, il y en avait 2700; une roue de côté à aubes planes, de 4 m. 60 de diamètre extérieur et de 2 m. 70 de large, déployant une force d’environ 18 chevaux, fournissait la force motrice et pouvait, en cas de besoin, être suppléée par une locomobile de 18 chevaux.

A la suite du décès de M. Edme-Charles Huot, la filature de la Pielle devint la propriété de son fils aîné, M. Charles Huot, qui l’exploita jusqu’en 1901. Depuis cette époque, l’usine appartint à M. Gustave Huot, son frère, et elle resta en chômage.

Rachetée en 1918 par M. Cottenet, charpentier à Troyes, elle vient d’être réparée de fond en comble et abrite actuellement diverses industries.

r. Chauraonnot, 0/?. clt., p. 85.

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