Le portail de sa chapelle est au Musée de Troyes
Larrivour, parce que cette autre abbaye possédait une maison de refuge à lun des angles de la rue.
Le moulin de Saint-Quentin existait déjà en 1 1 57, puisqu’il figure dans la donation du droit de pêche sur tout le cours de la Seine, depuis Sancey (aujourdhui Saint-Julien) jusqu'au dit moulin de Saint-Quentin, qui fut faite, à cette date, au chapitre de Saint-Étienne de Troyes par le comte Henri le Libéral
En 1170, Rosselin de Villehardotun, chanoine de Troyes et frere de 1 illustre maréchal Je Champagne, Geofroi de Villehardouin, céda au prieuré de Saint- Quentin, en échange d’une rente de deux muids de froment y les moulins qui lui appartenaient, voisins de ceux qui étaient la propriété de cette maison religieuse. Le comte Henri approuva cette cession À
Quels étaient ces moulins? On ne peut voir en eux les moulins de Foissy (ou Fouchy), puisque l’année précédente le comte Henri avait maintenu le prieuré de Foissy dans la possession des moulins situés au-dessus du grand pré de Sainte- Maure, désignation qui convient parfaitement aux moulins de Fouchy. Peut-être les moulins de Rosselin de ’Vhllehardouin étaient-ils placés à l’extrémité du vannage de Saint-Quentin, sur le côté droit de la rivière.
En 1284, les religieux du prieuré donnèrent à bail, pour 6 ans, leurs moulins à Gilbert dit Langelier. Celui-ci était tenu de fournir les petits bois, tels que pelles, coins, etc. ; mais, si une grosse pièce venait à manquer, le prieur devait la remplacer à ses frais L
Près Je ces moulins il y avait une bonde appartenant aux religieux; elle fut prise à bail, en 1324, par Gilles dit de Vaudes, citoyen de Troyes'.
Faute de documents, il nous faut venir d’une traite jusqu’à l’année 1384 pour trouver la mention d’un nouveau locataire des usines de Saint-Quentin, qui est dit paupeleur et meunier. Voici les mentions qui l'établissent h
En I 384 : « De Guillemin de Ste More dou molin de St Quantin et de maistre Andreau, .\v d. et i demi merel de soigle.
« De Jehan de Jus.sy, papeleur, admoisonné par les diz commis pour le molin de Saint Quentin des [gens] forains [de dehors la dite ville et fors bours d'icelle] qui yroient morre au dit molin, receu xi. s. t.
« De Jehan Chemin, paupeleur, admoisonné par les diz commis pour son
1. Camusat, Piompt!iariti}ii, p. 331-335- Voy. aussi aux A. D., G 3434, la copie d’une chane identique de 1173, où il est question des mêmes moulins. (Indication de M. P. Piétresson de Saint-Aubin.)