A. M., F 7, fol. 2 v°, 15, 29 et 43 r
MOULINS DE SAINT-aUENTIN 229
molin de Saint Quantin des forains qui yroient morre au dit molin durant le dit an, pour ce LX s. t.
« De Jehan [de] Viaspre, paupeleur et munier dou molin de maistre Andreau, admoisonné par les diz commis pour le dit an, pour ce xx s. t. »
En 1385, il n’est pas parlé de Guillemin de Sainte-More ni de Jean de Jussy; en 1386, ce dernier est nommé avec Jean de Viaspre.
En 1405, par acte passé devant P. Colombel et Mauroy, notaires à Troyes, le prieur de Saint-Quentin, Jean Gausterel, loua à Guyot Le Ber, paupeleur, un des moulins à papier de Saint-Quentin, que le dit Guyot occupait déjà depuis quelque temps; l’entrée en jouissance devait partir de Noël de la dite année et la redevance était fixée à 34 livres, payables annuellement jusqu’à l’époque où le prieur aurait fait travailler aux fondations du moulin, qui avaient besoin d’être reconstruites
En 1409, par un nouvel acte passé devant Belier et Bailli, notaires à Troyes, le prieur consentit un bail au profit du dit Guyot Le Ber et de son fils François, avec jouissance effective à partir de la Saint-Jean de l’année 1412, moyennant une redevance annuelle de 30 livres 10 sous et 4 livres de cire. Les preneurs étaient tenus de faire tourner le moulin à huit piles et de le fournir de toutes choses à leurs coûts et dépens, l’entretien du vannage, de l’espondez et du surot demeurant à la charge du prieur
En 1406, Jean Le Ber, demeurant en Préère (ou Preize, ancien faubourg de Troyes), et probablement frère de Guyot le paupeleur, avait contracté un bail de 19 ans pour le moulin à blé*.
Le 3 octobre 1422, le moulin à papier fut loué à François de Gyé, papetier à Troyes, pour 19 ans, la redevance annuelle devant être de 60 livres argent, 8 livres de cire et une rame de papier fin L
En 1435' François de Gyé refusa de payer le prix convenu, en disant que <( depuis cinq ou six ans, lui-même et ses gens, varlets et maignées, pour la grande guerre qui continuellement avoit esté au pays et tout à l’environ de Troyes, n avoient pu avoir leur accès aux dits molins, à iceulx aller et venir, ni eux tenir et fréquenter, et n avoit le dit fermier, à cause de la dite guerre, peu fournir de matière pour faire papier, comme viel drappel, toille et autres, pour faire besoigner aux dits molins et en faire profit, qui, pour ce, estoient cheus en ruine et tout à l’occasion de la guerre, qui estait cas de fortune, pourquoi le dit François disoit qu’il