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Arch. delà Côte-d’Or, H

requises de droit », s'aperçurent par la suite que Gilet les trompait grandement. Ils sollicitèrent alors des lettres royaux de rescision, tendant à les faire rentrer en possession de leurs moulins.

Gilet Natey étant mort peu après, un de ses fils, François Natey, continua d’exploiter les moulins de Saint-Quentin. Il avait épousé Marguerite Fay, dont il eut une fille, Guillemette, âgée seulement de trois ans au moment de la mort de son père. Un conseil de famille composé de Guillaume Le Ber, Pierre Le Ber, Nicolas Fay, Philippe Natey, Nicolas Quinart, Simon Boulanger et Perrinot Fay, parents et amis du père et de la mère de Guillemette, lui donna pour tuteur Nicolas Fay'.

Le 21 novembre 1516, Claude Havarl. marchand papetier, Pierre Barbier, meunier, et Bonnot dit Picard, foulon, demeurant à l’usine de Saint-Quentin qu’ils faisaient valoir provisoirement, prirent à bail de Marguerite Fay, veuve Natey, et du tuteur de Guillemette Natey les moulins de Saint-Quentin. Havart retint pour son compte le moulin à papier « avec les marques d’icellui papier que le dit deftunct Natey avoit acousturaé marquer le dit papier ». La redevance à sa charge devait être annuellement de 31 livres 10 sous et une rame de papier « du meilleur ». Barbier occupa le moulin à blé et Bonnot le moulin à foulon.

Le 23 juin 1522, les religieux de Saint-Quentin obtinrent enfin satisfaction. Un arrêt du bailliage de Troyes annula et cassa le bail consenti en 1513 à Gilet Natey, en condamnant les détenteurs à rendre l’usine à ses propriétaires =,

En 1571, le moulin de Saint-Quentin avait encore ses trois roues et il était affermé à Guiot Mérat ', mais rien ne nous a fait connaître les noms de ses exploitants depuis 1522 jusqu’à cette époque; nous ignorons même si l’on y faisait encore du papier.

Le 20 novembre 1672, Louis Rivet, prêtre du diocèse de Chartres, prieur de Saint-Quentin, loua les deux moulins de son prieuré à Nicolas Cuisin, qui en était conducteur, et à Louise Musnier, sa femme '.

Nicolas Doü, prêtre et chanoine de Saint-Pierre, possédait en 1734 les deux moulins de Saint-Quentin, en qualité de prieur de la communauté de ce nom '.

Le 16 juin 1766, les deux moulins avec leurs dépendances furent loués pour 99 ans, moyennant un fermage annuel de i 300 livres, à Jean Mérat et à Marguerite Gobin, sa femme Ces derniers ne pouvant faire face aux dépenses que nécessitait l’état du moulin, le bail fut transporté au sieur Eustache-Denis Marchande

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