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A.D., 31 H I, !.. fonds de la cominanderie de Troves

MOULINS DE SAlNT-aUENTIN

Le 13 fructidor an III de la République (30 août 1795), en l’étude de Lasneret, notaire à Troyes, Jacques Thomassin, fabricant de bas au dit lieu, époux de Barbe Marchand, loua à Denis-Nicolas Marchand la sixième partie des moulins de Saint" Quentin, qui lui appartenait du chef de sa femme ; un autre sixième était la propriété de Denis-Nicolas comme héritier d’Eustache-Denis Marchand, son père; les deux autres tiers appartenaient à la dame Anne Rosier, veuve du dit Eustache-Denis Marchand et en premières noces de Savinien Mérat.

Par bail passé en l’étude de Dorgemont, notaire à Troyes, le 10 frimaire an VI (30 novembre 1797), Anne Rosier, veuve de E.-D. Marchand, loua à Denis-Nicolas Marchand et a Elisabeth Valton, son épousé, les deux tiers qui lui appartenaient dans les moulins de Saint-Quentin.

Le I" pluviôse an VI (20 janvier 1798), le citoyen René Cogit, de Troyes, acheta de la République, pour le prix de 175 100 francs, payable en assignats, les deux moulins de Saint-Quentin, qu’il déclara immédiatement acquérir pour le compte des citoyens Jacques Thomassin, rentier à Troyes, et Denis-Nicolas Marchand, meunier, demeurant au dit moulin

Le 23 juin 1809, devant Odin, notaire à Troyes, Élisabeth Valton, alors épouse en secondes noces de Nicolas-Dominique Valton, vendit de concert avec lui, à Pierre-César Vivien, marchand de bois à Troyes, les deux moulins de Saint- Quentin, qui lui appartenaient au moyen de l’adjudication qui lui en avait été faite à la barre du tribunal de Troyes, le 12 février 1808, sur la succession de Denis- Nicolas Marchand, son premier mari.

Le 17 décembre 1818', Pierre-César Vivien et Sophie Hérard, son épouse, vendirent les deux moulins à Louis Lejeune, apprêteur de draps à Troyes, et à Catherine-Geneviève Berthelot, sa femme. La force motrice fut alors partagée entre la mouture des grains, des meules à tondre les draps et des frises à ratiner.

Le 23 janvier 1828’, les consorts Lejeune-Berthelot vendirent leurs trois moulins montés à blanc’, pour 90000 francs, à MM. Estienne et Sémonin, qui les exploitèrent en société. Cependant, dès le 18 février 1829’, ils offraient à vendre ou a louer une « belle filature de coton » avec son outillage. N’ayant sans doute pas trouvé acquéreur à leur gré, ils la mirent en vente en détail le 5 janvier 1830*.

Le I" mars 1831, MM. Estienne et Sémonin louèrent des bâtiments et une roue motrice à M. Kottbaur-Terrier, filateur à Troyes, sans doute acquéreur du matériel. Ils consentirent un nouveau bail en faveur de ce dernier en 1833, et

1. A.D., I Q. 172, n" 470. 4. C'est-à-dire avec seulement !a force motrice.

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