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Nous avons été admis à en consulter les archives

MOULINS DE SANCEY

MOULINS DE SANCEY' ArrotulissemenI el j' caillou île Troycs

Le moulin de Sancey (aujourd'hui Saint-Julien, patron de la paroisse dont le village a pris le nom) était situé entre le déversoir de Saint- Julien et la passerelle de 1 église de cette localité. Quelques restes de fiches en font reconnaître encore remplacement. Il avait comme régulateur le déversoir de Saint-Julien et un vannage latéral, en aval, nommé les Vannes tranchims.

Dès l’origine, cette usine fut la propriété exclusive des comtes de Champagne. D’après une charte non datée, mais que M. d’Arbois de Jubainville croit écrite entre les années 1152 et 1175, le comte Henri le Libéral accorda aux religieux de la maladrerie des Deux-Eaux le droit de moudre à ses moulins de Sancey (de Sandacd), pour l’alimentation de leurs malades, toutes les fois que leurs moulins de Breviandes manqueraient d’eau h

En 1205, le chevalier Vilain d’Aulnay, frère d’Odard d’Aulnay, maréchal de Champagne, étant possesseur de la terre et seigneurie de Sancey par suite de la donation qui lui en avait été faite par Henri II le jeune, comte de Champagne, donna ses moulins aux Templiers ’.

Plus tard, lors de la dissolution de l’ordre du Temple, vers l’an 1313, les anciens moulins des comtes de Champagne furent attribués aux chevaliers de l’hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, connus successivement sous le nom de chevaliers de Rhodes et de chevaliers de Malte. L’usine fonctionnait encore en 1333 et rapportait au commandeur 6 setiers de seigle et 2 muids d’orge, soit 15 livres en argent “.

D’après le registre G 3451 des Archives départementales de l’Aube, les moulins de Sancey auraient été détruits pendant la guerre anglo-française. Furent-ils employés à la fabrication du papier avant leur ruine ? Aucun document n’a pu nous l’apprendre.

Jean Le Ber. — Il existait encore quelques vestiges des moulins, tels que pieux.

1. Le nom de ce village paraît avoir pour étymologie le cognomcn latin sancîus ou le primitif sentiacus, dérivé du gentilice senîius, connu sous la république et fréquent dans les inscriptions sous l’empire romain, où quatre personnages de ce nom revêtirent la pourpre consulaire. (Pour les Santi, voy. Pauly, Real Encyclopédie, t. IV, p. 1047-1049.)

2. Carlulaire de la tnaladrerie des Deux-Eaux, publié par M. Harmand dans les Mémoires de la Société acadé¬

mique de l’Aube, année 1847-1848, p. 657 et suivantes.

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