A. M., fonds Dclion, lav. i
5. Abbé Pétel, op. cit., p. 50. C’est à toit que M. Pétel, trompé sans doute par un document fautif, le nomme ici Pinet.
MOULINS DE SANCEY
armurier, et Jean et Christophe les Gauvains, qui payent au commandeur la rente due pour les moulins
En 1587, Simeon Nivelle l’aîné possède les moulins de Sancey par acquisition faite de Pierre Le Bé \
Le 19 avril 1590, entre autres mesures prises par le comte de Saint-Pol dans l’éventualité du siège de la ville par le roi de Navarre, il est décidé que les plantations, les maisons, même les églises placées hors des murs seront rasées pour défendre les abords de Troyes ; que les vannes du moulin de Sancey seront enlevées et crevées par dessous pour éviter que l’on ne puisse amener disette d’eau dans les fossés de la ville
En 1601, Lucie Nivelle, veuve de Nicolas Boitotte, cède à Jean Gouault ses droits de propriété dans les moulins tant à blé qu’à papier de Sancey, droits quelle possède en vertu d’une donation qui lui a été faite par feu Siméon Nivelle et Geneviève Berthault, ses père et mère, le 9 mai 1594. En échange, Gouault lui cède une maison sise à Pouilly-lez-Troyes
Le 4 septembre de la même année 1601, Jean Gouault obtient du commandeur Noël Brûlard de Sillery, moyennant 120 écus, les droits de lods et ventes qui lui seraient dus pour la première aliénation du moulin de Sancey, soit totale, soit partielle
Le 27 décembre iéo2, Jean Gouault donnait à loyer à Claude Gaulthier, meunier à Virey-sous-Bar, un moulin à blé appelé le moulin du Haut, sis à Sancey*
En 1603, le 18 mars, le gros moulin à papier ayant été mis en vente par le curateur aux biens vacants de Siméon Nivelle le jeune, il fut adjugé à Jean Nivelle l’aîné, bourgeois de Troyes et papetier juré en l’Université de Paris. Le même jour, le moulin à blé fut vendu, par le même curateur, à Guillaume Journée, marchand papetier à Troyes. Par suite du contrat passé entre le commandeur et Gouault, c’est à ce dernier que les acquéreurs des moulins devaient payer les droits de lods et ventes Gouault s’empressa de les réclamer à Jean Nivelle, qui éleva une discussion relativement aux droits du commandeur sur une partie de son acquisition. Il en résulta un procès. Le bailli de Troyes décida, le 7 avril 1605, que Nivelle, à dire d’experts, payerait les lods et ventes. Ce dernier interjeta appel de la sentence et l’affaire était encore pendante lorsqu’il mourut *.
On se souvient qu’en 1477 l’autorisation de reconstruire les moulins de Sancey