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A. D., 31 H 6, 1. ; abbé Pétel, op. cil., p

avait été accordée avec cette restriction que, si leur existence était reconnue préjudiciable au public, ils seraient démolis. Dans le partage fait en 1507 entre les héritiers de Jean Le Ber, il avait été stipulé que les nouveaux propriétaires les conserveraient tels quels, sans se permettre d’y faire aucun changement, aucune innovation. Cependant, au commencement du xvih siècle, le foulon avait été converti en moulin à papier et, en juin 1610, Sébastien Gouault, propriétaire des deux moulins à blé, voulait en supprimer un et le remplacer par un autre à papier.

Le maire et les échevins de Troyes s’émurent de ces transformations, qu’ils considéraient comme préjudiciables à la ville ; ils adressèrent au bailli une supplique tendant à ce que les propriétaires fussent contraints d'obsen-er scrupuleusement toutes les clauses du partage et qu’une descente fût faite sur l’emplacement des moulins, à l’effet de constater ce qui avait été « innové, changé ou mué ».

A la suite de cette constatation, tout devait être rétabli dans l’état primitif et, en attendant, le bailli interdirait aux propriétaires toute nouvelle modification, sous peine de la perte de leurs droits et de tous dépens. La supplique s’appuie sur les raisons suivantes : les deux moulins à blé ont été bâtis pour l'utilité de la ville, les nombreux curages obligatoires des bras inférieurs empêchant très fréquemment la marche des usines construites sur leurs bords et forçant d’envoyer l’eau sur le moulin du Pont-Hubert, il en résultait que, seuls, les moulins de Sancey et du Pont-Hubert avaient une marche régulière et non interrompue. En outre, il n’y avait, en dehors de Troyes, qu’un seul moulin à écorce, celui de Sancey.

Le 12 juillet 1610, le bailli de Troyes ordonna que Jean de La Prèze ainsi que Joseph et Gabriel Bouillerot fussent appelés à comparaître au greffe du bailliage, pour s’expliquer sur la transformation du moulin à foulon en moulin à papier. Quant à Gouault, il est probable qu’il renonça à son projet '.

Le 30 janvier 1615, Jean de La Prèze et Joseph et Gabriel Bouillerot achetèrent le moulin à écorce, dont ils eurent : Jean de La Prèze, deux tiers, et les autres, un tiers

Le i" juin 1616, Nicolas Boitotte, papetier, demeurant au faubourg Croncels, et Agnès Cochart, son épouse, prennent en location de Sébastien Gouault le jeune, bourgeois de Troyes, un moulin à blé et un moulin à foulon sis à Sancey, sur la Seine, avec maison et jardin, pour 3 ans à partir du i" juillet, moyennant 200 livres par an. Ils devront entretenir les ouvrages des moulins, dont la désignation est dans l’acte, ainsi que le moulin à papier de Gouault, proche des leurs ; ils fourniront les herbes pour mettre au potage des ouvriers à papier de Gouault, ils feront

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