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I. A. ü.y 31 H 16, rcg

MOULINS DE SANCEY

bouillir leur pot, feront leurs lits, nettoieront leur vaisselle et moudront le blé nécessaire pour la maison de Gouault et ses ouvriers. En temps de basses eaux, ils auront trois pouces d’eau sur les huit appartenant aux moulins

Le 19 juillet 1619, Jean Nivelle et Anne Morise, sa femme, à cause de leur grand âge et infirmité, proposèrent à leur fils, Jean Nivelle le jeune, et à son épouse, Anne Corrard, de leur céder les moulins à papier de Sancey, ceux de Courcelles (commune de Clérey, Aube) et ceux de Villeneuve (alors commune de Merrey, Aube). Ces derniers acceptèrent, au moins pour la papeterie de Sancey, dont le prix fut fi.xé à 8 000 livres en principal, y compris les meubles et ustensiles, le papier et les drapeaux de\’ant être estimés à part. L’accord n’ayant pu être fait, le contrat fut annulé le 29 juillet 1619’.

Les époux Nivelle-Morise trouvèrent un nouvel acquéreur dans la personne de Nicolas Denise le jeune, marchand papetier à Troyes, époux d’Anne Taffignon, auquel ils vendirent, le 12 octobre 1621, « deux moulins à papier assis au village de Sancey, sur la Seine, du côté des pâtures de Sancey, bâtis sous un grand freste faisant et servant d’étendoir, plus un petit moulin lombard, bâti sur le cours de la dite rivière, attenant à la grande vanne des dits moulins, à prendre depuis l’esguille qui est entre les deux grandes vannes des dits moulins de Sancey, laquelle esguille est jumelle des dits moulins du dit Nivelle et de Bastien (pour Sébastien) Gouault, marchand papetier à Troyes, jusqu’aux pâtures de Sancey... », pour entrer en jouissance le i" janvier prochain, moyennant le prix de 8 000 livres tournois en principal. Antoine Taffignon, marchand à Troyes, père d’Anne Taffignon, est présent au contrat

Il résulte de cette pièce que les Nivelle-Morise possédaient, au moment de la vente, seulement les moulins à papier sis du côté de la rive droite ; les autres moulins appartenaient à Sébastien Gouault et à Jean de La Prèse.

En 1632, par sentence du bailliage de Troyes, Sébastien Gouault, Nicolas Denise le jeune et Jean de La Prèse, propriétaires des moulins de Sancey, sont condamnés à donner sept pertuis d’eau, ouverts’.

Vers cette époque, le moulin à foulon fut incendié. Une notification du Il octobre 1636’ fait savoir que Baptiste Daubterre, sergent royal, et Élisabeth de La Prèse sa femme, héritiers de Jean de La Prèse son père, afin d’éviter une licitation, ont vendu à Nicolas Courcier, marchand à Troyes, et à Claire Gouault sa femme, la seizième partie par indivis d’une place et masure où souloit avoir un

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