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A. j\/., DD, Suppl. Cours d’eau

MOULINS DE SANCEY

chain, et ainsi de suite jusqu’à l’expiration de cinq années. Ce droit de marque existait seulement sur six cuves : trois aux moulins de Sancey, deux aux moulins de la Moline et une au moulin de Pétai, Gouault n’étant pas autorisé à faire façonner ailleurs ni à vendre et distribuer d’autre papier que celui qui aura été façonné dans ces usines. Il devait faire marquer ce papier de sa marque ordinaire, un G. et donner une empreinte de cette marque pour chaque espèce de papier façonnée dans ses moulins. Par contre, il pouvait faire transporter ses cuves dans tel moulin que bon lui semblerait, jusqu’au nombre de .six'.

Nicolas Gouault mourut en août 1671. Le mois suivant, sa veuve, Marie Giffart (ou Chiffart), ne voulant pas continuer le commerce de son mari, notifia aux divers propriétaires des moulins dont il était locataire (Sancey, la Moline et Pétai) son intention de les remettre entre leurs mains'. Cela ne faisait pas le compte de la veuve Sébastien Gouault, belle-mère et créancière de Marie Giffart, dont elle fit saisir les biens et qui, par sentence de la prévôté, fut condamnée à lui payer une somme de 650 livres ^

Cependant, les moulins à papier et le vannage, se trouvant dans un état déplorable et entièrement abandonnés, s en allaient à vau-l’eau. Des réparations s’imposaient, surtout pour les vannages. Aussi l’administration municipale de la ville de Troyes fut autorisée, par sentence du bailliage en date du 5 décembre 1674, à faire exécuter d office, aux frais et dépens de la veuve Nicolas Gouault, les réparations les plus urgentes aux moulins, décharges, chaussées, etc. Cette sentence fut signifiée a la dite dame, alors detenue au Châtelet de Paris, et confirmée par arrêt du Parlement le 4 août 1676 h

En 1678, les moulins de Sancey, tant à papier qu’à blé, alors en ruines, furent saisis sur la veuve Gouault, a la requete du maire et des échevins de Troyes, subroges aux droits de la veuve Sébastien Gouault, et mis en adjudication ■ mais ils ne semblent pas avoir trouvé acquéreur ’.

Le 12 novembre 1680, les bois et matériaux provenant de ces moulins furent adjugés, par proces-verbal du lieutenant-géneral au bailliage de Troyes, dressé à la requête du maire et des échevins, moyennant 575 livres, à Jacques Hugot, leur procureur h Les moulins furent alors entièrement démolis L

La chute continua de subsister, et le 6 septembre 1680 un nouveau seuil avait été posé.

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