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Notariat de Troves

MOULINS DE VANNES

Troyes; Marie-Barbe et Françoise Massey, filles, demeurant à Paris, et Jean-Nicolas Denis, qui acceptèrent sa succession sous bénéfice d’inventaire

Par arrangement avec M. Denis, la famille Massey demeura seule propriétaire des moulins de Vannes et, par conséquent, fut tenue, en raison de l’accensement du 10 novembre 1600 et autres reconnaissances, notamment de celle du 28 juin 1724, signée par Nicolas Le Bé, de payer au chapitre 90 livres de rente annuelle et 2 sous 6 deniers de cens

Nicolas Fèvre. — Le 27 octobre 1744, Nicolas Fèvre (ou Le Febvre), papetier, demeurant a Vannes, et Perrette Lagrange, sa femme, prirent à loyer des frère et sœurs Massey, pour 6 ans, à raison de 200 livres par an, le moulin à papier de Vannes, une partie de la maison neuve et la moitié d’un jardin dont le meunier, nommé Cochin, avait 1 autre moitié. Les bailleurs s’engageaient à faire remettre en état la plus grande partie du matériel f

L approvisionnement en matière première, c’est-à-dire en vieux linges, drapeaux, peilles et drilles, nécessaires à la fabrication du papier, se faisait alors fort difficilement, et des règlements déterminaient les conditions dans lesquelles cet approvisionnement pouvait avoir lieu. Ceci explique pourquoi, le 14 mars 1746, M. Massey, alors inspecteur des vivres sous les ordres de l’intendant d’Italie, et les demoiselles ses sœurs, présentèrent une requête tendant à obtenir, à l’encontre dune ordonnance de l’intendant de Champagne, datée de 1745, l’autorisation de faire acheter à Troyes, par son représentant ou par celui de son locataire, les vieux linges dont ils peuvent avoir besoin pour leur manufacture f

Pierre Brochard ^ et Étienne Dufour. — Le 23 novembre 1752, en l’étude de Moreau le jeune, notaire à Troyes, Edme-François Massey, licencié en lois, demeurant à Troyes, rue de la Petite-Tannerie, en son nom et au nom de ses sœurs, Marie-Barbe et Françoise Massey, filles majeures, demeurant à Paris, par accord avec Marie-Anne Sageon, veuve de Nicolas Le Bé, leur oncle maternel, vend à Pierre Brochard, maître fabricant de papier, et à Marguerite Brochard, sa fille, demeurant 1 un et 1 autre a Vannes, dans les moulins ci-après déclarés, acquérant chacun par moitié, deux moulins, 1 un à blé, l’autre à papier, sis à Vannes, et tous les bâtiments qui en dépendent, consistant en une vieille maison sur le bord de l’eau, un autre bâtiment neuf, colombier, etc. Le moulin à papier est de deux rangées, dont une se compose de cinq piles et l’autre de quatre. Les acquéreurs sont autorisés à détruire, quand ils le jugeront convenable, la rangée de cinq piles.

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