A. D., C 1942, 1. — Voy. p
5. Audra, dans son Mémoire sur la paroisse de Sainte- Maure, le nomme Bocliart(Bibl. de Troyes, ms. 2297).
Une chambre de cuve est à côté des moulins ; il y a dedans une cuve et une grande chaudière scrc'ant pour le papier; au-dessus des moulins à papier sont des étendoirs. Au delà de ces constructions, il y a une pièce de terre, une perrière (ou carrière, de craie sans doute), etc. La vente est faite pour le prix de 7 200 livres en principal et 300 livres pour les vins, et à charge, par les acquéreurs, de payer au chapitre de la cathédrale la rente foncière et perpétuelle de 90 livres et quelques deniers de censive. Il est dit dans l’acte que Pierre Brochard jouit des moulins, à titre de bail, depuis cinq ans et plus. Il a déclaré ne savoir signer'.
En 1753, Pierre Brochard et Étienne Dufour, maîtres fabricants de papier, demeurant à Vannes, paroisse de Sainte-Maure, le dit Dufour à cause de Marguerite Brochard, sa femme, fille de Pierre Brochard, passent reconnaissance d’hypothèque, au profit du chapitre, pour un moulin à blé et un moulin à papier attenants, situés à Vannes, sur un bras de la Seine. Ces moulins sont séparés par un vannage qui abreuve le moulin à papier seulement, le moulin à blé étant abreuvé par un autre vannage situé du côté de la prairie
Pierre Brochard et son gendre ne réussirent probablement pas dans leur entreprise, puisqu’en 1757 Edme-François Massey et ses sœurs se déclarent propriétaires des moulins de Vannes, loués à cette époque à Nicolas Pierre et à dame Anne Hérard, sa femme. Ces derniers semblent ne s’etre occupés que de la mouture du blé et avoir délaissé la fabrication du papier.
Enfin, le 16 décembre 1758, en l’étude de Quignard, notaire à Troyes, M. Pierre-Nicolas Guillaume de Chavaudon, seigneur de Sainte-Maure, acheta de E.-F. Massey et de ses sœurs la part des moulins de Vannes échue à Jacques Le Bé, lors du partage qu’il fit avec Edmond Denise, à la suite de l’accensement contracté par eux, pour ces moulins, en i6üOh
Dès qu'il fut en possession de ces usines, M. de Chavaudon s’empressa de les démolir et de faire disparaître les vannages qui, en élevant le niveau de l’eau, causaient de fréquentes inondations dans son parc. Il y avait été autorisé par les chanoines, le 23 décembre 1758, à la condition que ces religieux n’en souffriraient aucun dommage pour leur ferme du Davau et leur pré des Mollottes h