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MOULIN A PAPIER DE VENDEUVRE

1 époque de sa disparition définitive. Il n’en subsiste que quelques pieux demeurés dans la rivière, à 1 extrémité nord de l’ancien parc du château, aujourd’hui morcelé et, qui pis est, coupé à blanc.

A propos des moulins de Vannes et de leur personnel, les délibérations du chapitre de l’église de Troyes contiennent la mention suivante :

28 février 1625 : « Messieurs ont accordé à mons' le grand archidiacre dix livres pour faire dresser a Vannes une potence où seront attachez en effigie ceux nouvellement condampnez. » On voit par les commentaires de cette décision qu’il s’agit de quatre compagnons papetiers condamnés à mort — sans doute par contumace pour avoir tué un homme. Quittance de la dépense est donnée le I" mai '.

MOULIN A PAPIER DE VENDEUVRE Chef-lieu de canton. Aube

Le moulin à papier de Vendeuvre, construit sur le bord de la rivière la Barse, dans la rue Saint-Jean, faisant partie de la route de Troyes à Bar-sur-Aube, était primitivement un petit moulin à blé, n’ayant qu’une seule roue et appartenant au prieuré de Saint-Georges de Vendeuvre, d’où lui est venu le nom jde moulin du Prieuré qu’il portait primitivement.

Lors de la Révolution de 1789, il devint propriété de l’État et, mis en vente, fut adjugé pai le district de Bar-sur-Aube, le 16 mai 1792, pour la somme de 3050 livres dont 915 payables immédiatement, à Georges Isambert et à demoiselle Dehne, son épouse, qui à cette époque en jouissaient à titre de locataires emphytéotiques '.

Le 20 mai suivant, Isambert et sa femme, par contrat passé devant Didier, notaire à Vendeuvre. le cédèrent à Jean- Baptiste Lecoq et à Charles Paillot.

Parmi les divers propriétaires qui se succédèrent dans la possession de cette usine, on peut citer : Nicolas Geoffrin, meunier, et Cécile Barbara, son épouse, qui, devenue veuve, vendit le moulin, le 29 ventôse an XI (20 mars 1803), devant Nicol, notaire à Vendeuvre, au sieur Edme-Joseph Geoffroy, époux de Nicole-Madeleine Barbara. Cette dernière, à la suite du décès de son mari, aliéna le moulin au profit de Jean-Baptiste Brigandat et de Nicole, sa femme, par acte passé devant Gerdy, notaire aux Riceys, le 26 décembre 1806.

r. A. D., G 3900, fol. 183 et 184 v°. 2. A. D., Q.é, reg.

Le 14 octobre 1811, les époux Brigandat vendirent leur moulin à M. Robichon, meunier, et à sa femme, Anne Blondel, demeurant à Troyes : ceux-ci, le 29 juillet 1813, le cédèrent à leur tour à Antoine Roche et à son épouse Geneviève Clémenson

En 1814, Roche reconstruisit à neuf le moulin et le transforma en papeterie.

Il eut trois enfants : Victoire, Louis et Madeleine Roche. Ces derniers étaient encore mineurs lorsque, à la suite de la mort de leur mère, Antoine Roche épousa en secondes noces Catherine Robiquet (ou Robiquier).

L’entreprise de Roche ne fut pas prospère. Une annonce insérée dans \c Journal poliliqne de ÏAubc, les 20 mars et 3 avril 1825, fait savoir que, le 14 avril, la papeterie et le moulin de Vendeuvre, saisis sur Antoine Roche et Catherine-Françoise Robiquier, son épouse, à la requête du sieur Labille, négociant à Paris, seront mis en vente au tribunal civil de Troyes, sur la mise à prix de 10500 francs.

L’adjudication, sans doute ajournée au 19 mai 1825, fut faite au profit de

M. Eugène-Frédéric Viault, ancien avoué à Troyes, veuf en premières noces de

Rose-Julie Corrard, dont il avait eu une fille AIzire Viault, et alors remarié à Louise Lenfumé-Delignières. Les vendeurs par licitation étaient Nicolas Labille, négociant à Paris ; Antoine Roche, alors marchand revendeur à Troyes, et Julien Çortier, marchand épicier dans la même ville, tutenr des enfants mineurs issus du mariage de Roche avec la demoiselle Clémenson.

A la suite du décès d’Eugène-Frédéric Ahault, son frère aîné, Jean Viault, avoué à Paris, tuteur d’ AIzire Viault, fille unique et héritière du dit E.-F. Viault (les héritiers de .sa seconde femme, avec laquelle il avait acheté l'usine de Vendeuvre, ayant renoncé à la communauté existant entre elle et son mari), fit mettre en vente, devant le tribunal civil de Troyes, la papeterie de Vendeuvre, qui fut adjugée, le 25 août 1831, à Nicolas-Edme-Louis Vivien, propriétaire au Mesnil-Saint-Père.

Le 6 octobre 1835, M. Vivien et Marie Charmentier, son épouse, la vendirent au sieur Cosme-Honoré Marchand, fabricant de papier, demeurant à Vendeuvre h Le II février 1837, Marchand loua son usine, pour 8 années à compter du I" mars suivant, à Jacques Roux, jusqu’alors ouvrier papetier, et Antoinette Perrier, sa femme, demeurant à Vendeuvre depuis trois mois et précédemment au Pontde-Salomon, près Saint-Etienne (Haute-Loire) h

La papeterie comprenait alors : 1“ un corps de bâtiment composé d’une pièce dans laquelle se trouvait le pied de l’escalier conduisant au premier étage ; une usine à côté de la dite pièce ; une grande pièce dallée où se taisait le travail du papier et dans laquelle étaient établis les rouages et cylindres: au premier étage, une

I. Min. Lebon, not. à Troyes. 2 et 3. iMin. Debriennc, not. à Vendeuvre.

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