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I. Briquet, Les Filigranes, p

pour quoy fait l’aient, ains seulement disoient que il n’avoient aucunes mesures d'iccux moles ne aucuns saings ordonnés et les faisoient faire telz que bon leur sembloit. Nous avons ordonné et ordonnons que doresenavant ledit pappier soit fait du grant et du large ancien dont par nous ou le prévost de Troyes sera bailliez la mesure aux diz ouvreurs et pour ce que aucuns d’eulx font meilleur pappier que les autres, chascun d’eulx aura saings dilîérans pour signer son pappier et sy contresigneront le meilleur du moyen et le plus nrendre l’un de l’autre aflîn d'en avoir congnoissance, à peine de conlisquation d'icellui pappier au Roy nostredit sire'. »

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I. Biblioth. nat., ms. frain;ais 262). — Boutiot, li/sl. de Trom, t. II, p. 284; M. Briquet, Dictionnaire,

t. I. p. 4 (d’après une communication de M. Louis Morin).

MARaUES, DIMENSIONS ET NOMS DU PAPIER

Des lettres de Charles VI '(1409). enregistrées aux Grands Jours de Troyes, et relatives aux boucheries, poissonneries et papeteries de cette ville, données sur requête, complètent le document précédent.

« Quant au papier, pour ce qu’il a esté trouvé en plusieurs molins que plusieurs avoient diverses fourmes et mooles à faire papier, les uns plus grans, les autres plus petiz, il a esté advisé que ung estalon de cuivre soit fait selon les plus grans fourmes de papier, tant de la petite fourme comme de la grant, auquel estalon soient d’ores en avant advisees lesdites fourmes ou mooles, et que icelles fourmes ou mooles soient adjustees et signées par le prevost de Troyes à un saing ou marque qui pour ce sera ordonné, avant que l’en en puisse ouvrer comme l’en fait les nôtres les autres mesures en icelle ville sur paine d’amendement. Item qu’ilz facent bon papier et souffisant et d’espesseur convenable sur paine d’amende, et soient visitteurs sur ce ordonnez de par le roy par ledit bailli de

Troyes. Item que aucuns des marchans ou pappeleurs dudit Troyes ne puissent

d’ores en avant prenre l’enseigne d’autre marchant ou pappeleur, et que chascun marchant ait son enseigne particulière différant des autres, afin que, se l’en trouvoit faulte oudit papier, l’en puisse cognoistre qui se aura fait, à paine d’amende. Item que iceulx marchans ou pappeleurs ne puissent d’ores en avant meesler leurs papiers quant ilz les mectront en cayers, ou en rames, mais les assortissent, c’est

assavoir le bon d’un costé, le moien d’autre et le pire pappier d’autre, à paine de

confiscation dudit papier et d’amende ‘. »

M. Schmidt a constaté que chaque papetier employant des filigranes différents pour désigner les qualités et les formats de ses papiers, ces marques s’unifièrent dès la fin du xv' siècle, c’est-à-dire que celles qui étaient apposées sur les papiers les plus judicieusement conçus et les plus appréciés, et qui, naturellement devinrent les plus recherchés, servirent de type à tous les fabricants, qui adoptèrent ces insignes et donnèrent aux formes les noms des filigranes qu’elles portaient. Telle est l’origine des formats dits : Raisin, Jésus, Cloche, Colombier, Écu, Coquille, Pot, Couronne, etc., employés de nos jours pour qualifier certaines grandeurs demeurées de vente courante.

En Suisse, les noms dèÉcn, Crosse, Lion, sont encore usités pour désigner trois formats différents.

Bien que dès le xv' siècle il existât, comme on l’a vu, des textes imposant

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