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LES PAPETIERS JURÉS

^SîS^SaR lettres patentes de 1354, le roi Jean II, dit le Bon, considérant que le papier est vendu trop cher par les marchands venant de Lombardie, accorda à l’Université de Paris, en faveur de ses études et de ses suppôts, le droit d’avoir à Troyes et à Essonnes, des fabriques de papier dont les propriétaires, par privilège, devaient être exempts de tout impôt, taxe ou levée d’argent, pour la confection, vente ou achat du papier, de même que les parcheminiers et les libraires jurés de la dite Université.

Par lettres patentes du 18 août 1389, ces mêmes papetiers, parcheminiers et relieurs jurés furent affranchis de l’impôt de 12 deniers pour livre, que les fermiers de cette imposition levaient en présence des élus et des commissaires du roi, pour subsides de guerre'.

Le II mars 1415 (n. st.), sur la plainte de Barthélemy Recent et Pierre Le Camus, citoyens de Troyes, de Jacques de La Chesnaye, dit Layrre, de Jean Daligant, de Martin Mousse et de Jean Le Boucher, habitants de Paris, tous papetiers et marchands de papier, exposant que plusieurs fermiers d’impôts, sous prétexte d’ignorance de l’immunité dont les susdits ont le privilège, s’efforcent de

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