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A. M., AA, 38' carton

« Sur ce qu’il est venu à notre cognoissancc que les enfans et héritiers de feux Jehan de Vitel et sa femme ont de nouvel réédifhé au lieu de Courcelles au dessus de Troyes ung molin que leur dict feu père y avoit construit et lequel avoit esté Jémoly par les eaues, soubz couleur duquel le dict deffunct vouloit de nouvel ériger et prandre des bateliers passans par led. molin admenans boys, vivres et autres denrées audict Troyes, certains deniers, dont procès se meut dès lors, et est pendant à Paris; et de présent ancor les dits enfans se veulent efforcer prendre et lever sur les dits bateliers certains deniers. Délibéré a esté que on sara l’estât dudit procès, qui sera poursuy par conseil, et la levée des dits deniers aussi enipeschée aux despens de lad. ville ' ».

Le 12 octobre 1)37, Jean Balavoyne, écuyer, receveur pour le roi au bailliage de Chaumont-en-Bassigny, époux de Guillemette de Vitel (mariés vers l’an 1510), fournit un aveu et dénombrement à Marie Cœur, veuve d’Eustache Luillier, sieur de Saint-Mesmin et de Villebcrtin, et à Jean Luillier, sieur de Boulancourt, conseiller du roi et firésident en la Chambre des Comptes, fils aîné du dit Eustachc, représentant les autres héritiers. Dans cet aveu figure la rivière banale de Seine, sur laquelle sont construits et édifiés les moulins de la seigneurie de Courcelles, consistant en deux moulins à blé, un foulon à draps et une papeterie, ainsi que la vanne pour le passage des bateaux; les dits moulins donnés à bail à Jean Le Bé L Une autre partie de la terre de Courcelles était en mouvance de Chappes. Le même Balavoyne de Vitel en fournit aveu et dénombrement à Pierre d’Aumont le I" avril 1544 (n. s.) >.

En 1548, Guillemette de Vitel donne à bail les moulins de Courcelles pour son compte et pour celui de ses enlants L

Le 6 mars 1708, lors de l’acquisition du hef de Courcelles par Gervais Rapault, négociant à Troves, il n’y avait dans les dépendances de ce domaine que deux moulins à blé placés dans une même construction, un moulin à foulon et une huilerie séparée des moulins à blé par un vannage É

1. A. M., A 3, fol. 179 v°. Communicatiofi de 3. Papiers de La Rupelle.

iM. Piétresson de Saint-Aubin, archiviste départemental. .4. Ibiil.

2. A. 1)., E, suppl. 5. A. D., B 1123, et Amutaire de l'Aulv. 1907.

MOULINS DESSOYES

MOULINS D’ESSOYES

Arrondissement de Bar-sur-Seine, chef-lieu de canton

Il y a eu à Essoyes, sur la petite rivière l’Ource, coulant depuis Poinçon (Haute-Marne) jusqu’à Merrey (Aube), où elle se jette dans la Seine près de la papeterie de Villeneuve, deux moulins à papier. L’un, situé dans le bourg, au-dessus du grand pont, était jadis nommé moulins des Bordes et, depuis, moulins Collinet, Grand Moulin et moulin de la Ville; l’autre, construit en amont, s’appelait moulin du faubourg Saint-Père et moulin de la Papeterie.

Nous n’avons rencontré sur ces usines qu’un nombre très restreint de documents empruntés, en grande partie, à l’important travail de feu M. l’abbé Pétel ayant pour titre : Essoyes, histoire et statistique (Troyes, Frémont, 1893-1895).

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