‹ Le PapierChapitre 18 sur 178 · FOL · texte numérisé non relu

FOL

Les fibres des substances végétales qui composent le toin, comme d’ailleurs celles de presque toutes les substances analogues qui n’ont pas été modifiées par un long usage sous forme de tissus, sont réunies entre elles par une matière grasse et résineuse tout à la fois, qui s’opposent à la désagrégation, rend le lessivage assez long et produit un déchet considérable.

Pour remédier à cet inconvénient, on emploie des lessives acides.

La pâte alors obtenue est passée au tambour laveur, puis blanchie par les procédés ordinaires.

Le foin n’est pas une substance d’une composition uniforme. C’est une réunion de plantes diverses qui varient suivant les contrées et surtout suivant la nature du sol. Le meilleur principalement, celui qui convient le mieux à la nourriture des bestiaux, renferme en proportions notables des centaurées et des légumineuses dont les graines et les parties brunes résistent au chlore et aux acides.

Les prairies humides et marécageuses fournissent au contraire un produit long, plat, rempli de carex, exempt de ces matières colorées, rebelles au blanchiment. Cette sorte de foin, peu propre à la nourriture des animaux, qui la repoussent, ne trouvent guère d’emploi que pour leur litière, aussi est-elle presque sans valeur. Or, c’est précisément ce foin inférieur en qualité qui est le plus facile à traiter, qui donne la pâte la plus uniforme, la plus pure, la plus longue, la plus favorable en tout pour la fabrication du papier.

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