GENET
Cet arbuste se plaît dans les lieux arides, sur le flanc des montagnes dénudées, dans le creux des roches où s’est arrêtée un peu de terre; il y vit longtemps sans soins et sans culture.
Dans certaines contrées les rameaux du genêt, après avoir macéré quelques jours dans l'eau des torrents, fournissent une filasse grossière d’une grande ténacité et d’une blancheur parfaite. De là est venue l’idée de l’employer dans la fabrication du papier.
11 importe tout d’abord d’opérer le rouissage complet des tiges de genêts.
Dans ce but, on creuse en terrain sain des fosses plus longues que larges et d'une profondeur qui peut varier de 50 centimètres à dm,50.
Les plantes sont déposées dans ces fosses en couches légèrement humectées par un arrosage d’eau et comprimées sous les pieds, de manière à obtenir entre elles un contact aussi intime que possible.
Lorsque les couches sont arrivées au niveau du sol, on les recouvre de terre sur une épaisseur de 25 à 30 centimètres.
La fermentation ne tarde pas à se développer; on la favorise par de légersarrosements journaliers suffisants pour activer la fermentation, mais en ayant soin de ne pas refroidir la couche.
Le temps nécessaire à l’opération varie suivant l’état de maturité de la plante, la saison et le climat. En moyenne, huit à quinze jours suffisent.
Quand le rouissage est considéré comme suffisant, les plantes sont extraites du récipient qui les contient, lavées à grande eau, puis séchées. Quand elles sont sèches, on les bat soit à la main, soit mécaniquement.
Elles sont alors prêtes à être teillées soit à la main, soit par des machines; il résulte de ces diverses opérations une partie ligneuse et une filasse. Ces deux matières sont ensuite traitées séparément.