MACHINE B ATT
L’ensemble de cette machine est représenté figure 74. Cet appareil exige un emplacement moindre que celui généralement occupé par les machines à papier, par suite de l’installation du cylindre sécheur au second étage.
Le cuvier, le sablier, l’épurateur, la toile métallique n'ont rien de particulier.
Arrivé au point M le papier passe, par le simple contact de la toile métallique, sur la toile feutre qui l’amène au cylindre sécheur N, d’un diamètre égal à 2m,7o0, contre lequel il est pressé par le cylindre O, au moyen d’un levier et d’un contrepoids.
Resté calé autour du cylindre sécheur jusqu’au point P, le papier passe ensuite sur lev rouleau R pour entrer alors sous forme d’énormes rouleaux, soit dans un atelier spécial, pour être coupé en feuilles, soit pour être livré au commerce.
Un cylindre compresseur C, pour donner l’apprêt et le satinage au papier, est placé au point supérieur du cylindre sécheur.
La toile feutre après avoir amené le papier au cylindre sécheur, passe dans la cuvette T, d’où elle revient proprement lavée au point M, pour recommencer l’opération.
Ce procédé de fabrication exige une longueur de toile feutre très grande, mais il présente l’avantage de ne nécessiter ni changement, ni entretien, jusqu'au moment où le remplacement de la toile tout entière est devenu nécessaire.
Cette machine peut travailler longtemps sans interruption; elle peut fabriquer du papier très léger, tel que du papier de soie, du papier d’affiches, et son emploi peut être très utile pour le travail des pâtes de paille ou des pâtes de bois.
Le prix de cette machine est assez minime, il ne dépasse pas 25.000 francs.
fcc