MACHINE LHUILIER — TYPE FRANÇAIS
Cet appareil est représenté figure 75.
Deux piles raffineuses amenant la pâte dans une cuve en maçonnerie, munie d’un agitateur et d’une roue à écopes, alimentent la machine.
Un tablier à circuit reçoit la pâte venant de la roue à écopes, de là elle se rend à l’épurateur rotatif M, un peu différent de ceux que nous avons précédemment décrits.
La pâte entre sur la machine de façon a le faire sans remous. On voit que les tourillons des premiers rouleaux de la table de fabrication O sont logés dans des gorges situées sur des règles en bronze P. On obtient ainsi ce résultat que les tourillons portent sur le cuir et non pas sur le bronze; la durée est augmentée, la déformation évitée.
On peut changer de format sans démonter les règles. Pour y arriver, le conducteur de la machine se sert d’une vis et d’une chaîne au moyen desquelles il peut écarter ou rapprocher de la quantité qu’il juge convenable les courroiesguides R.
Le feutrage est produit par le mouvement transversal de la table de fabrication; la course de cette table peut être réglée pendant la marche.
Deux caisses aspirantes S sont placées devant la presse humide T. Dans ces caisses le vide partiel est produit par un jeu de trois pompes conjuguées à 120 degrés, de façon à produire une aspiration très régulière.
Deux cylindres en bronze composent la presse humide T que suivent deux presses coucheuses U et V et la presse montante X. Les cylindres de ces presses sont creux et en fonte.
Deux longs bâtis verticaux comprennent entre eux le feutre montant W. Un embrayage à friction placé sur toutes les presses est à la disposition du conducteur de la machine.
On voit en Z un passage ménagé entre la première partie de la machine et la sécherie qui commence en A.
Cette sécherie, divisée en trois parties, comprend huit sécheurs qui ont lm,200 de diamètre.
Un seul feutre enveloppe les quatre premiers sécheurs du bas A, C, D, E.
On voit que le papier passe d’abord sur le sécheur A, puis de là se rend au sécheur supérieur B qui n’a pas de feutre, et finalement s’engage sur les trois autres sécheurs C, D, E.
Le sécheur supérieur B est souvent supprimé, car il présente l’inconvénient de produire des cassés et des godes dans le papier.
La feuille, au sortir du sécheur E, peut à volonté se rendre dans une lisse L formée de deux cylindres superposés, ou directement à la seconde partie de la sécherie, qui est composée des trois sécheurs GHI, de mêmes dimensions que les premiers.
La figure montre quelle est la marche du papier, qui du sécheur G monte sur le sécheur supérieur H muni d'un feutre spécial, pour descendre enfin sur h* dernier sécheur I.
7’ JS
Dans cet appareil la vapeur entre par le tuyau a, l’eau de condensation s’écoule en 8.
Au sortir de la sécherie le papier arrive au dévidoir K, formé par une dizaine de petits cylindres groupés autour d’un axe K qui leur donne le mouvement.