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MACHINE ESCHER-WYSE — TYPE SUISSE

Comme second exemple d’une machine à papier, nous donnons celle ordinairement construite par MM. Escher Wyse, représentée figure 76.

En tète de la machine se trouvent deux roues à écopes fournissant l’eau et la pâte qui tombent dans une caisse où elles sont barbotées par un agitateur.

En A se trouve la table de fabrication comprenant une toile d’une dizaine de mètres. En B est le chariot porte-format et le tablier ; la disposition de ces deux parties de l’appareil permet de changer le format pendant la marche même de la machine.

Les petits rouleaux de la toile, que l’on nomme pontuseaux, peuvent être réglés facilement de façon à leur assurer un mouvement très régulier.

Les deux caisses d’aspiration sont figurées en O et P, le vide y est produit par l’un des moyens que nous avons précédemment indiqués.

La presse humide qui vient ensuite a deux cylindre Q et R en fonte recouverte de cuivre. L’égouttage est facilité par la dimension moindre du cylindre R par rapport à celle du cylindre Q.

Le feutre coucheur passe sur une caisse aspirante S qui extrait l’air interposé entre le feutre et la feuille de papier. On évite ainsi les godes, et le feutre, qui est rendu plus perméable à l’air et à l’eau, est d’une plus grande durée.

On voit que la presse coucheuse T a des bâtis ouverts. Cette disposition facilite l’entrée et la sortie des cylindres. Il en est de même dans la presse montante U.

Les trois sécheurs A, B, C, d'un diamètre de 0m,90, pour le papier, et les deux sécheurs E et D pour le feutre, forment la première partie de la sécherie. Les sécheurs Ont un double fond et les rouleaux pour le feutre sont en fer creux. Ceux du papier, également en fer creux, sont recouverts de cuivre.

La première partie de la sécherie est suivie d’une salineuse humide F formée de deux cylindres en fonte dure.

Cette machine écrase les boutons du papier et égalise sa surface.

A la suite de la satineuse se trouve un cylindre sécheur G surmonté d’un petit sécheur II qui sert à sécher le feutre.

Enfin le papier sec arrive à la calandre I formée de trois cylindres. Son emploi est utile quand on fabrique des papiers de qualité inférieure qui ne doivent pas être lissés complètement en dehors de la machine à papier proprement dite.

A ce moment le papier a besoin d’être humecté légèrement avant d’arriver sur le dévidoir. Cette opération porte le nom de matrissage. Elle a pour but d’enlever au papier l’électricité dont il est chargé et de le rendre plus apte à subir ultérieurement l’opération du satinage.

J. a matrisseuse indiquée en J se compose de deux cylindres en cuivre placés

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l'un au-dessus de l’autre, celui du bas étant d’un plus grand diamètre. Un courant d’eau traverse constamment ces cylindres en les refroidissant.

En face le cylindre supérieur se trouve un tube en cuivre percé d’une grande quantité de trous par lesquels s’échappe un courant de vapeur qui, se condensant en pluie fine, vient humecter légèrement le papier.

Une autre disposition de cet appareil est représenté figure 77. Enfin, on peut employer dans le même but l’eau pulvérisée, comme on le fait dans l’humecteuse Erard représentée figures 78, 79, 80.

Le principe de cet appareil consiste à lancer sous pression, par un tube percé de trous, de l’eau contre une surface résistante, métallique ou autre. L’eau se pulvérise et rejaillit dans toutes les directions sur la feuille de papier.

Le tuyau perforé A est muni de petits robinets régulateurs de pression, à l’une ou à l’autre de ses extrémités. Ces robinets servent en même temps de purgeurs.

Ilg.

Fig. 79. Fig. 80.

Des bagues G et H glissent sur le tube perforé A, afin d’obstruer une partie des trous, suivant la largeur des formats que l’on veut humecter.

La figure 78 représente un appareil destiné à humecter la feuille en dessus. La figure 79 représente un appareil humectant en dessous.

La figure 80 représente un appareil pouvant à la fois humecter en dessus et en dessous.

Tous trois comprennent les pièces suivantes :

A Tuyau perforé destiné à envoyer l’eau que l’on veut pulvériser sur le plateau L formant couvercle de la cuvette D.

B Robinet diviseur relié au tube perforé A parle tuyau en caoutchouc M.

G Supports à coulisse permettant de faire varier la distance du tube A au plateau L.

D Cuvette destinée à recevoir l’eau non pulvérisée.

E Tuvau d'évacuation de l’eau traversant la cuvette.

F Supports fixes montés sur les bâtis.

G, II Bagues en caoutchouc coulissant sur le tuyau A pour régler le format.

I Petit robinet régulateur de pression servant en même temps de purgeur.

K Rouleau en laiton pour guider la feuille.

MACHINE MLTItERAMIE ET THIRY — TYPE BELGE

Nous avons déjà précédemment décrit diverses parties de la machine à papier telles que ces constructeurs les établissent. Nous allons maintenant donner l’ensemble complet de leurs machines' à papier telles qu’elles figuraient aux expositions universelles de 1878 et de 1889 :

La figure 81 représente le type de 1878.

En A se trouve l’épurateur tout à fait analogue à celui que nous avons donné figures 62 et 63.

Les 4 châssis reçoivent leur mouvement de 8 rochets N qui agissent sous les mantonnets correspondants O.

Les élévateurs à crémaillère circulaire P rendent le nettoyage et le rinçage de cet épurateur très faciles et très rapides.

Au delà de l’épurateur se trouve une table fixe dont les chicanes constituent un sablier.

On voit que la toile métallique peut être maintenue horizontale ou bien inclinée du côté de l’épurateur, ce qui est une excellente chose.

Un seul rouleau Q sert à tendre la toile, en agissant par son propre poids.

La largeur du format est réglée soit en agissant sur les deux côtés en même temps, soit sur l’un des deux seulement.

La table de fabrication est munie de supports oscillants R montés sur pivots sphériques. On évite ainsi les vibrations.

En S se trouvent les deux caisses d’aspiration ; entre elles se trouvent deux rouleaux égoutteurs.

En U le feutre coucheur est lavé constamment, il est ensuite séché par les cylindres en fonte Y. La feuille de papier est détachée du feutre coucheur avant d’arriver à la presse par un petit rouleau W.

Les presses coucheuse et montante sont en X et en Z. Des presses, le papier se rend à la sécherie, en commençant par les sécheurs A et B qui sont placés dans le même feutre. Ce feutre est séché par le cylindre C. La feuille de papier arrive ensuite au sécheur D dont le feutre se sèche sur le cylindre E.

Une bascule II se trouve entre les sécheurs B et D, elle a pour but, au moyen de son rouleau soutenu par la feuille de papier, d’indiquer au conducteur si la machine change d’allure.

Les trois grands sécheurs de cette première partie ont 1 “,200 de diamètre, le plus petit n’a que 0m,700.

On voit en I une seconde bascule analogue à la première.

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A la suite clés cylindres que nous venons de mentionner vient un second groupe identique au premier, mais qui peut au besoin être supprimé.

La feuille de papier se rend ensuite sur le sécheur J dont le cylindre K sèche le feutre. Après le sécheur J le papier s’engage sur le sécheur L dont le cylindre L' sèche le feutre.

Le feutre du sécheur L est comprimé et pressé par un petit cylindre m qui n’est pas chauffé.

Au sortir de celte dernière partie de la sécherie, le papier passe sur le sécheur n qui le rend bien plat. Ce dernier sécheur est muni de deux rouleaux de pression o et p. Les deux sécheurs J et n ont une commande spéciale et ne sont pas placés dans le même feutre.

Les presses m, o, p, peuvent remplacer les calandres à nu qui ne sont généralement employées que pour les papiers forts et nerveux.

La vapeur de chauffage arrivant sur le devant des dix derniers sécheurs, sort par le côté opposé pour aller chauffer les cinq premiers sécheurs; tous les sécheurs sont munis, d’un double fond; on réduit ainsi beaucoup la perte de chaleur par rayonnement.

Le petit cylindre qui se trouve en q plonge dans de l’eau renouvelée constamment et sert de matrisseuse. Le degré d’humectage est réglé par le niveau de l’eau dans laquelle plonge le cylindre q et par la vitesse de ce dernier.

Le papier se rend enfin sur les dévidoirs.

La machine exposée à Paris en 1880 par les mêmes constructeurs est représentée figure 82. Les mêmes lettres indiquent dans les figures 81 et 82 les mêmes pièces ou des pièces analogues.

La machine commence après l’épurateur à la table de fabrication. Tous ses bâtis, y compris ceux des quatre presses T, Y, X, Z, et de la calandre M sont solidaires.

Les vibrations si nuisibles à la fabrication du papier, surtout lorsque l'on marche à grande vitesse sont presque entièrement supprimées. Le maniement des rouleaux, des calandres et des presses est beaucoup plus commode. La toile et les draps sont d’un placement facile et prompt. Enfin, on peut aisément remplacer dans une machine existante, les presses par d’autres d’un diamètre différent, sans aucune difficulté.

Les longrines N peuvent recevoir un chariot avec élévateur, qui permettent de manier ainsi très facilement les rouleaux des quatre paires de presses dont les poids sont assez élevés.

On peut placer aisément, dans unie position verticale ou oblique suivant les besoins les deux paires de presses Y et X suivant les indications en pointillé grâce à une nouvelle disposition de leurs coussinets inférieurs qu’il suffit de retourner ou de faire glisser.

La calandre M présente une disposition particulière qui permet, si l’on veut, de ne pas y passer le papier ou, au contraire, de le calandrer sans aucune difficulté, avec deux ou trois rouleaux.

Cette machine peut fabriquer du papier rogné ayant lm,900 de large et produire 5000 kilogrammes de papier d’impression ordinaire en 24 heures, avec une force de 30 chevaux. La vitesse du papier peut atteindre 1 mètre par seconde.

APPRÊTAGE DU PAPIER

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