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LAVAGE

Souvent la paille employée n’est pas suffisamment pure et l’on est forcé d’enlever les traces de terre et les impuretés que renferme la pâte.

Lorsque la paille est destinée à la fabrication du papier blanc, ce nettoyage peut se faire en employant des batteurs et des ventilateurs qui opèrent sur la paille sitôt après son passage au hache-paille, mais quand il s’agit de la fabrication de papier commun, ce mode d’opérer serait trop coûteux; on se borne alors à un lavage spécial auquel on procède pendant le raffinage.

On emploie pour cela un châssis en bois sur lequel est posée une toile métallique. Ce châssis laveur est disposé dans un tambour enveloppant, le cylindre de la pile. On évite ainsi les projections et les pertes de pâte. Toute la masse liquide est lancée contre le châssis et la toile métallique ne laisse passer que l’eau qui s’écoule hors de la raffineuse; la pâte, au contraire, retombe dans la cuve.

L’eau salie par les impuretés les entraîne avec elle et se trouve renouvelée constamment par de l’eau pure pendant toute la durée de l’opération. Cette manière de faire est encore défectueuse, mais elle est économique. Toutefois on a cherché dans ces derniers temps à l’améliorer par l’emploi d’un système de tambour laveur extrayant l’eau sale à l’aide d'un siphon, mais sur lequel nous n’insisterons pas.

On a essayé aussi dans certaines fabriques de raffiner la pâte de paille à l’aide de meules horizontales semblables à celles employées dans le raffineur de Tliode, que nous avons déjà décrit figures 47 et 48. Ces machines prennent moins de force que les piles ordinaires; en outre les parties dures et les nœuds de la paille sont plus facilement écrasés, les portions déjà défibrées sont moins altérées, car la pile ordinaire laisse toujours échapper une certaine quantité de nœuds incomplètement broyés, et si l’on veut pousser le broyage à fond dans les piles, on est forcé de rapprocher le cylindre sur la platine pendant un temps trop long, et il en résulte que le papier produit est moins solide parce que les fibres sont raccourcies.

Quoi qu’il en soit, la pâte est, après le raffinage, dirigée dans des cuviers mélangeurs d’une capacité suffisante pour contenir le produit de plusieurs raffineurs. En mélangeant intimement toutes ces pâles, on obtient une masse très homogène que l'on dirige ensuite sur la machine à papier.

Cette opération du mélangeage est très importante lorsqu’il s’agit de paille ; on obtient ainsi une grande uniformité dans l’épaisseur de la feuille, la fabrication est plus parfaite, la feuille se casse moins souvent, ce qui diminue les arrêts de la machine.

Ces grands cuviers ordinairement en bois sont munis à leur intérieur d’un agitateur en fer à bras horizontaux marchant lentement afin d’éviter des pâtons qui gêneraient la fabrication et qui seraient produits par l’agglomération de libres que causerait une agitation trop rapide.

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