PAPIERS A CALQUER
Les papiers à calquer sont transparents. On en connaît plusieurs sortes dont les principales sont : le papier huilé , le papier verni , 1 q papier végétal et le papier toile.
Le premier est le moins cher. C’est un papier qui est recouvert d’une couche d’huile de noix et de térébenthine. On en fait aussi au moyen de l’huile de pétrole.
Le papier verni est recouvert d'une couche mince, très résineuse et très cassante. Il est particulièrement consacré à la peinture orientale.
Le papier végétal est le meilleur papier à calquer. Il est transparent, ne jaunit pas et ne tache pas le dessin, mais il reçoit difficilement les teintes de lavis. On le fabrique en général avec un chanvre spécial provenant du Berry.
Le papier toile très employé pour les dessins industriels, remplace dans beaucoup de cas le papier à calquer ordinaire.
Le tissu employé de préférence est le jaconas écru que l’on soumet d’abord à un grillage préparatoire, suivi d’un blanchiment fait avec le plus grand soin.
Ces deux opérations terminées, on procède au [graissage de l’étoffe en la passant dans un bain d’huile blanche. Cette pièce d’étoffe enroulée et placée sur un chevalet est appelée par un autre rouleau monté du côté opposé sur un chevalet semblable, en passant d’abord dans un bain d’huile, puis entre des rouleaux qui enlèvent l’excédent de matière. Le fond du bain est garni d’un tendeur-guide qui oblige l’étoffe à baigner régulièrement dans une certaine quantité. Un rouleau protège la même étoffe à sa sortie et immédiatement avant le passage aux rouleaux presseurs, confectionnés habituellement en bois enveloppés de coton.
Ces rouleaux ont pour but d’enlever, autant que faire se peut, l’huile ou les substances qui servent à donner la transparence. Aussi, sont-ils munis d’une auge pour recevoir l’excédent enlevé par la pression. Ils peuvent être libres ou commandés soit à la main, soit par moteur. L’addition d’huile n’est pas absolument indispensable.
Malgré la forte pression des rouleaux, il est encore nécessaire de faire subir à l’étoffe un lavage ou rinçage énergique pour neutraliser à peu près complètement le graissage à l’huile et rendre au tissu la blancheur qu’il a perdue.
L’étoffe est ensuite portée dans une étuve chauffée à 80 degrés, garnie exté-
rieurement de deux rouleaux verticaux ou horizontaux, afin d’opérer le séchage par portions et de permettre l’enroulement au fur et à mesure qu’il se produit.
Ainsi choisi, grillé, blanchi, huilé, pressé, lavé, rincé et séché, le tissu est propre à recevoir l’apprêt qui se compose ordinairement de cinq parties de tapioca, deux parties d’amidon et une partie d’alun. Lorsque l’on veut donner plus ou moins de fermeté au tissu, on change ces proportions ou l’on opère le mélange avec des résines de différentes espèces. On fait ensuite sécher à nouveau, afin d’éviter l’adhérence des parois entre elles.
La série des opérations est terminée par le glaçage qui s’obtient à l’aide d’un laminoir puissant, à simple ou à double effet, mais composé dans tous les cas d’un rouleau en fonte chauffé à la vapeur et d’un ou deux rouleaux en papier comprimé.