Voyez Notes philologiques, n
Il y avait aussi des agenies, auxquelles certaines surveillances étaient confiées {Papyrus Lee, n° y, 1. 5), et des femmes qui occupaient d'autres fonctions, parmi lesquelles était au moins une Éthiopienne (v, 3).
Enfin, la porte de ce lieu était gardée par des hommes S qui semblent y avoir été logés avec leur famille, car leurs femmes sont mentionnées (v, 1),
Une dernière remarque à faire^ c'est que rien n'indique que le grand de maison ou majordome ait été attaché au harem; ce personnage, fonctionnaire du palais (iv, 2), n'y fut peut-être introduit que par les manœuvres de l'intendant des troupeaux Pen-houï-banj qui n'y entra pas lui-même.
L'importance du personnel attaché à ce lieu, et la difficulté qui parait avoir existé pour y pénétrer, montrent, comme je viens de le dire, que c'était bien le harem du palais de Ramessès III.
Or, le palais qu'habitait ordinairement Ramessès III était celui qui subsiste aujourd'hui à Médinet-Abou, presque entièrement construit et décoré par ce pharaon : l'avant-corps de cet admirable monument contenait des appartements où nous voyons encore le lieu qu'habitaient ses femmes. Les bas-reliefs nous y montrent ce roi dans l'intimité du harem : tantôt il est assis, jouant aux échecs, avec une jeune fille nue, qui se tient debout et lui fait sentir le parfum d'une fleur ^; tantôt, dans la même occupation, il passe affectueusement son bras gauche autour du cou d'une autre esclave, ou bien il caresse son menton et échange des fruits avec elle. D'autres encore lui présentent des fleurs et des mets\ Cinq jeunes filles debout, portant des chassemouches et d'autres objets, décorent aussi, au-dessous d'un
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