‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 19 sur 87 · Lepsius, loc. cit · texte numérisé non relu

Lepsius, loc. cit

vautour aux ailes éployées, l'intérieur d'une sorte d'enfoncement semblable à une alcôve et réservée dans l'une des parois de l'appartement. Dans toutes ces sculptures, les femmes sont nues, et l'on ne distingue, de l'ajustement du roi, que sa coiffure, ses sandales^ et ses bracelets.

Là était indubitablement le harem, la demeure des femmes, des pallacicles royales, ainsi que les appelait Manéthon, dans le passage conservé par Flavius Josèphe, et que Champollion attribuait avec raison, je crois, au règne de Ramessès IIl"-; c'était, en d'autres termes l'habitation des x'en-t-u « recluses » et des a'p-t-a a favorites (?) «^ comme les appelle la stèle du roi Piankhi. Là^ en un mot, le Pharaon avait son harem, et il semble qu'il en poussa le luxe plus loin qu'aucun autre souverain. Ses mœurs voluptueuses prêtaient si bien à la critique de ses contemporains^ que, malgré le respect dont l'autorité royale était entourée, des artistes satiriques de l'antiquité n'hésitèrent pas à en charger spirituellement les traits caractéristiques. Dans ces caricatures, ils figurèrent le roi par un lion, ses femmes par un troupeau de gazelles, ses enfants parmi troupeau d'oies, car l'oie "^^ veut dxvùjîls qI fille dans les hiéroglyphes; ses eunuques et le précepteur de ses enfants par des chiens et des chats conducteurs de ces troupeaux. On y remarque particulièrement la partie d'échecs, que nous venons de mentionner, et le lion s'approchant d'un lit sur lequel est couchée une gazelle, scène qui ne demande pas plus ample explication'.

Là probablement, enfin, eurent lieu les faits rapportés dans le papyrus de Turin.

1. Sandales dont la pointe relevée vient de se rattacher sur le coude-pied. Cette chaussure était de mode sous la XIX' et la XX' dj'nastie.

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