Voyez Appendice et Pièces justificatives
2. II était « intendant des troupeaux », titre très important dans la hiérarchie administrative de l'ancienne Egypte, comme je l'ai déjà fait remarquer.
blement nommé â la 1'" colonne du manuscrit de Turin (1. 4-5), comme à la colonne v, (1. 2), avec l'épithète de grand criminel, ce qui n'a lieu pour aucun des autres noms cités dans le texte courant, est accusé : l*' d'avoir demandé et obtenu des écrits magiques ' appartenant au roi Ramessès III, son maître; 2° d'avoir fait usage de la puissance suprême qu'ils communiquaient à leur possesseur pour atteindre, en fascinant les gens de service, un lieu grand et profond (un souterrain), â la proximité du harem (royal); 3° d'avoir fait* des figures (magiques) de cire et des écrits de souhaits (ou talismans) qu'il fit emporter â l'intérieur (du harem) par l'employé Atirmâ, pour éloigner les autres; 4° d'avoir porté certaines paroles à l'intérieur (du harem) et d'en avoir retourné d'autres (au dehors).
Ce personnage parvint donc par des moyens particuliers, supposés surnaturels, à s'approcher du harem royal et au moins à y faire passer cfWa//? es paroles^ si ce n'est à y pénétrer lui-même. Voici bien les paroles prononcées par les coupables et auxquelles le roi fait allusion dans la première partie du papyrus de Turin. On verra plus loin que ce même Pen-liouï-ban est en effet l'un des principaux instigateurs des coupables, et le premier de tous, si notre interprétation des papyrus Lee et Rollin est exacte.
Nous avons à regretter que le papyrus Lee n° 2 * ne nous présente plus que des lambeaux de l'acte d'accusation d'un autre personnage; après quelques signes séparés par des lacunes, on ne lit avec certitude que ces mots : « sa main paralysée, » qui indiquent probablement l'action des talismans donnés par Pen-houï-ban à l'employé Atirmà, pour
1. La destruction du commencement du papyrus ne permet pas de savoir à qui il s'adressa pour les obtenir; mais il est supposable que c'est au personnage qui était préposé à leur garde dans la bibliothèque du roi, et que c'est à ce même individu que se rapporte le jugement.