‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 22 sur 87 · Voyez Appendice et Pièces justificatives · texte numérisé non relu

Voyez Appendice et Pièces justificatives

s'en servir clans le harem. Le jugement qui suit peut clone être celui de cet Atirmâ.

Ce cjue nous possédons du papyrus Rollin est parfaitement conservé, mais le commencement mancpie entièrement. Le reste constitue la partie la plus importante de l'acte d'accusation d'un troisième personnage dont le nom a aussi disparu, et dans leciuel je n'hésite pas à reconnaître Pen-houïban lui-même, le premier instigateur des coupables. On remarque en effet que ce personnage a recours à des opérations magiques, et c'est à Pen-houi-ban seulement cpi'a été donné [Papyrus Lee, n° 1) le livre de magie au moyen duquel elles pouvaient être faites. Le texte s'exprime ainsi : « Il lui arriva de faire des écrits magiques pour repousser et pour forcer ; de faire certains dieux de cire et certaines figures pour donner la paralysie au bras des hommes, et de les placer dans la main de Paï-baka-kamen' ; mais le dieu Soleil ne l'a pas fait agir (ce) majordome ' (ni) les autres grands criminels en disant : « Qu'ils pénètrent, » et en les faisant pénétrer'. »

Si notre attribution n'est pas fausse, nous aurons donc à ajouter à la charge de Pen-houï-ban, qu'il fut l'instigateur de Paï-baka-kamen, comme celui d'Atirmà, et qu'à l'aide des prétendus talismans dont le livre de la bibliothèc|ue de Ramessès III lui avait révélé le secret, il avait essayé de faire entrer dans le gynécée plusieurs malfaiteurs, sans toutefois y parvenir, ni se hasarder à y pénétrer lui-même.

Après les sortilèges, sur lesquels pouvaient aussi porter en partie les jugements qui nous sont conservés par ces trois papyrus, on peut donc, en résumé, constater les faits sui-

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