COMPARAISON HISTORIQUE
Ce que nous savons par les monuments de l'histoire de Ramessès III ne nous apprend rien que nous puissions rattacher aux faits que je viens d'indiquer; mais il est impossible de ne pas en rapprocher, au moins à titre de comparaison, un passage de Manéthon, conservé par Flavius Josèphe^ et dans lequel nous lisons : le roi Séthosis ou Ramessès « assembla de grandes armées de terre et de mer, laissa Armais^ son frère, son lieutenant général en Egypte avec un pouvoir absolu, et lui défendit seulement de prendre la qualité de roi, de rien faire au préjudice de sa femme et de ses enfants, et d'abuser dé ses concubines. Il marcha ensuite contre l'Ile de Chypre, la Phénicie, les Assyriens et les Mèdes, vainquit les uns et assujettit les autres par la seule terreur de ses armes. Tant d'heureux succès lui enflant le cœur, il voulait pousser ses conquêtes encore plus loin dans l'Orient. Mais Armais, à qui il avait donné une si grande autorité, fît tout le contraire de ce qu'il lui avait ordonné. Il chassa la reine, abusa des concubines du roi son frère, et, se laissant persuader par ses flatteurs, mit la couronne sur sa tête. Le grand prêtre d'Egypte en donna avis à Séthosis. Il revint aussitôt, prit son chemin par Péluse, et se maintint dans son royaume. On tient que c'est ce prince qui a donné le nom à l'Egypte, parce qu'il s'appelait Egyptas, aussi bien que Séthosis, et Armais s'appelait autrement Da/iaûs'. »
J'ai été fort tenté de considérer le procès que nous fait