‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 30 sur 87 · Traduction du Panthéon littéraire, p · texte numérisé non relu

Traduction du Panthéon littéraire, p

connaitre le papjTus judiciaire de Turin comme celui du frère du roi et de ses complices. Le passage de Josèphe que je viens de citer doit en effet se rapporter à Ramessès III, comme le pensait Champollion, et non à Séti V, comme on le croit généralement aujourd'hui; je dirai tout à l'heure pourquoi. Mais je dois reconnaître que i)lusieurs difficultés s'opposent à ce rapprochement historique : la première et la plus importante, c'est que, dans le récit de Manéthon, les femmes du roi ne paraissent pas volontairement coupables comme dans le procès du papyrus de Turin. On pourrait cependant répondre à cette objection que dans ce dernier document la reine n apparaît pas et que les six femmes condamnées ne devaient former qu'une très faible partie du harem royal. La seconde difficulté est qu'il faudrait identifier le personnage désigné sous le pseudonyme de Pen-taour, dans le manuscrit, avec l'Armais ou Danaûs de l'historien. Cela ne serait pas à la rigueur encore impossible, puisque c'est sous un pseudonyme que le papyrus désigne ce personnage, et que celui dont parle Josèphe ne peut avoir rien de commun avec Armais ou Danaùs, dernier roi de la XVIIP dynastie, lequel répond exactement à l'Har-em-heb des monuments. Je démontrerai en effet qu'on ne peut trouver là qu'une confusion de nom. Mais il faudrait aussi que ce personnage, caché sous le nom de Pen-ta-our, fût un frère de Ramessès III, et conséquemment queTaïï, sa mère, fut une femme ou concubine du père de ce roi, restée dans son harem comme validé. J'ai déjà dit que cette dernière supposition n'était pas plus inadmissible que les autres ; mais de toutes ces possibilités nous n'avons aucune preuve, et nous devons nous abstenir de toute conclusion.

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