COLONNE V. ENTIERE
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1 Six femmes et deux accusés subissent , également leur ) peine.
(2' rubrique.) Coupables de crimes et de complicité, condamnés (mais non exécutés) par quatre membres de la 2^ section de la commission judiciaire.
Six personnes jugées.
(3" rubrique.) Cotcpables de crimes, jugés par les mêmes magistrats, et un membre supplémentaire de la commission judiciaire.
Quatre coupables, condamnés et exécutés.
COLONNE VI. (entière)
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(4" rubrique.) Gens (de justice) qui ne tinrent pas compte des témoignages à la charge des coupables, condamnés par le roi avec les femmes et un accusé déjà nommé (v, 5).
Quatre personnes, dont deux membres de la commission judiciaire et deux officiers de justice.
(5* rubrique.) Gens complices des coupables, ou énonçantdemauvaises paroles, sont condamnés sans exception.
Un seul nom suit la rubrique et termine le manuscrit; c'est celui d'un officier, peut-être chargé des exécutions.
Ma première iDtentioii, en commençant cette traduction, était de donner une transcription hiéroglyphique interlinéaire de tout le texte hiératique, pour en faciliter l'étude ; mais j'ai dû y renoncer devant les difficultés typographiques
que présente encore l'emploi des types égyptiens, et surtout à cause du temps énorme que m'auraient demandé la notation par chiffres de tous les signes et la correction des épreuves. Les nombreuses répétitions que contient le manuscrit rendent d'ailleurs ce genre de transcription moins utile pour ce texte que pour tout autre. Je me suis donc borné à une transcription alphabétique suffisante pour aider à suivre notre traduction sur \qs fac-similé qui seront réunis à la fin du mémoire.
Le système de transcription que j'ai adopté est emprunté à ceux de MM. Brugsch^ et de Rougé^ ; il a pour but : 1° la précision et la clarté, en rendant chaque voyelle et chaque articulation de l'écriture^ égyptienne par une seule lettre de notre alphabet; 2° la facilité de la composition typographique et la commodité pour tous les usages auxquels il peut s'applic[uer par l'emploi exclusif des signes usuels de la typographie française, évitant ainsi tous les signes particuliers qui nécessiteraient des types spéciaux, et rejetant enfin toute notation pouvant augmenter l'écartement des
1. Geogr. Ins., t. I, p. 15; Recueil de Moimments, t. I, p. 1, etc.
2. Revue archéologique, novembre 1861, p. 352; Cours au Collège de France, etc.
3. Je ne dis pas « de la langue, » car je n'aurai jamais la prétention d'exprimer les sons ou la prononciation d'une langue morte depuis des siècles ; je cherche seulement un équivalent conventionnel des signes qui servaient à l'écrire.
Depuis que j'ai terminé le présent travail, M. Lepsius a publié dans le Standard Alphabet de la Société biblique de Londres un système de transcription générale qui est presque entièrement adopté pour les textes égyptiens, par MM. de Rougé, Brugsch et Birch. Son application à mon mémoire aurait nécessité trop de corrections pour un travail terminé; je le laisse donc tel que je Tai écrit. Ce nouveau système, que je n'ai d'ailleurs pas suffisamment étudié, me paraît cependant présenter encore quelques imperfections et quelques inconvénients, parmi lesquels je signalerai seulement l'introduction du y grec dans notre alphabet, et la nécessité d'employer des signes spéciaux pour la notation de certaines lettres.
lignes, comme par exemple le point sous une lettre, auquel l'œil ne s'habitue d'ailleurs que difficilement.
Les seuls signes distinctifs que j'admette sont, pour les voyelles, les accents ordinairement usités, et, pour les consonnes, la virgule retournée ('), placée après la lettre qu'elle sert à noter.
Voici maintenant les règles que j'ai suivies :
1° Toute voyelle accentuée, accompagnée du tréma [ï), ou notée de la virgule renversée {a'), représente une voyelle écrite dans le texte égyptien.
2° Toute voyelle non accentuée repi'ésente une voyelle 7ion écrite dans le texte, mais nécessaire à la prononciation du mot, ou donnée, soit par des transcriptions antiques, soit par l'orthographe copte, ou bien encore cachée dans le syllabisme des écritures égyptiennes, car, dans ce dernier cas, il est souvent difficile de la déterminer exactement. Les voyelles non accentuées dans nos transcriptions devront donc être considérées comme moins certaines que les voyelles accentuées.
3° Toute consonne qui n'est pas suivie de la marque que j'ai adoptée^ est supposée avoir été prononcée d'une manière très analogue, sinon identique, à l'articulation qu'elle représente ordinairement dans notre écriture.
4° Toute consonne suivie d'une virgule retournée (') prend une valeur différente de sa prononciation habituelle.
Voici maintenant mon alphabet de transcription, avec les correspondants coptes et sémitiques.
1 . J'ai préféré pour cette marque la virgule retournée (') à l'apostrophe {') qui a déjà été employée pour la notation de certaines consonnes, parce que ce dernier signe doit être réservé pour indiquer, au moyen de sa fonction habituelle, des cas d'élision que j'ai souvent entrevus et qui pourront être un jour bien constatés.