‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 46 sur 87 · Chabas, Mélanges ègjjptologiqucs, t. I, p · texte numérisé non relu

Chabas, Mélanges ègjjptologiqucs, t. I, p

3. Dans un ou deux passages où la même formule est reproduite, cette préposition a été omise.

4. Ce verbe est à la première personne, comme si le roi, qui vient de parler dans les discours préliminaires, conservait encore la parole. Il n'est même pas impossible de reconnaître dans le groupe hiératique une nouvelle forme simple du pronom de majesté. On devrait lire alors dûàï-A^, au lieu de dûài-n-a^. Toutes les autres formules régulières sont à la troisième personne.

mû-t-ic et clans celles du verbe dCtàû « adorer ». Cela prouve que sa prononciation, quant aux voyelles, devait être analogue à celle du copte toi, dare, et quant à la consonne, à la forme i-, que les Coptes prononcent toujours di. Dans les transcriptions grecques, les voyelles sont ordinairement oblitérées, mais on en retrouve encore la trace dans le nom Pétowbastès; elles devaient en réalité se contracter dans la prononciation, surtout devant d'autres voyelles.

Dans la troisième rubrique (v, 6), ce verbe est supprimé et, par ce moyen^ deux membres de phrase de la formule complète, le deuxième et le troisième, sont réunis en un seul : « Gens amenés à cause de, etc., au lieu du jugement. » Dans une autre, la forme passive est difïéremment exprimée : [1 "èxci^v, ^■çv I a'û-iû dûà-tû-u « ont été mis », et les autres mots du membre de phrase que nous étudions sont supprimés, ce qui le réunit aussi au suivant. Dans les quatrième et cinquième rubriques, cette partie de la formule n'existe pas. Pour les jugements individuels^ on a employé, comme dans la deuxième rubrique (v, 4), le participe passé, combiné

avec les auxiliaires, mais au singulier: Il p^^^^V '^-=— cCû-tû dùà-tû-m ^ « il a été mis », et les mots suivants sont également omis.

Quant à ces derniers, qui ne figurent que dans les rubriqueSj ils contiennent, après les mots ^-^ r r ta a's-t « vers le lieu, au lieu », une expression qui a été étudiée

par M. Brugsch; c'est le mot 1 1 1

Le travail de

1. En compaiant cette forme du singulier à celle du pluriel qu'on vient de voir, on s'aperçoit que cette dernière, dûà-tû-u^ est une contraction employée pour dùà-tù-û,, comme plus haut a^n-tù-u pour a'n-(ù-û,

et a'à-u pour a^â-û; la forme pleine du pronom étant v\ i ù, la voyelle

s'êlide après un autre ?"o et il ne reste que le signe pluriel.

2. Pour le déchiffrement du groupe hiératique correspondant, voir Notes phUoloçjiqucSj n" 11.

M. Brugsch ' étant très étendu et très complet sur ce mot et sur ses homophones, je n'entrerai pas ici dans de nouveaux détails. La lecture met ayant été parfaitement établie par

\, il me suffira de dire

ce savant pour le groupe I 1 1

que cette expression est identique à celles qu'il a analysées dans le sixième paragraphe de son premier article ^ et qui s'expliquent par le copte aiottc T. xxov-^ M. B., c/amare, vocare, appellare, accersere, etc. La forme 1 |V â()

s-met est intensitive et a le sens des mots « citer, appeler (en justice), accuser, interpeller (judiciairement), procéder à un jugement, juger », et enfin, comme substantif, « jugement' ». C'est ce dernier qui est applicable à la phrase qui nous occupe : « (Ils) sont mis au lieu du jugement, » c'està-dire « ils sont appelés à comparaître au tribunal ».

Une variante graphique, tirée du Papyrus Abbott (vi, 7), donne la forme I 11^§()' ^^^^ laquelle les deux dé-

terminatifs de l'audition ^ et de la parole g|\ répondent très bien à la double action de la demande et de la réponse dans un interrogatoire. Cette interprétation nous parait donc certaine, et nous traduirons sans difficulté les mots étudiés, de la manière suivante : « (Ces gens) sont mis au lieu du jugement, » c'est-à-dire au tribunal.. .

m met [iià « par-devant [les

ùrù grands

s-met\ r

du jugement, pour

s-metêtre jugés

uaiu magistrats

Jn

ta a^s-t du lieu

PTlHil-PTlHi^i^

I II AwvAA (suivent les noms des juges). ù a^n

par

1. Zeitschrift fijr Acfjijptischc Sprochc und AUcrtluiinskinulc, numéros de septembre 1863 et suivant.

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