Les héros et les demi-dieux
4. Thôth, l'Hermès égyptien, inventeur de l'écriture, appelé dans les textes égyptiens le Seigneur des divines paroles; c'est à ces lois écrites que font allusion les Papyrus Lee 1 et 2.
Minos en Crète et Lycurgue à Lacédémone prétendirent que les lois qu'ils promulguaient leur avaient été dictées par Jupiter et par Apollon, Ce genre de persuasion a été employé auprès de beaucoup d'autres peuples et a présenté de grands avantages. En effet, on raconte que, chez les Arimaspes, Zathrauste avait fait croire qu'il tenait ses lois d'un bon génie ; que Zamolxis vantait aux Gètes, qui croyaient à l'immortalité de l'àme, ses communications avec Vesta, et que, chez les Juifs, Moïse disait avoir recules lois du dieu appelé Jao ' ; soit que ces législateurs regardassent leur intelligence, mise au service de l'humanité, comme quelque chose de miraculeux et de divin, soit qu'ils supposassent que les noms des dieux qu'ils empruntaient seraient d'une grande autorité dans l'esprit des peuples. Le second législateur de l'Egypte a été Sasychès^ homme d'un esprit distingué. Aux lois déjà établies il en ajouta d'autres, et s'appliqua particulièrement à régler le culte des dieux, etc , . . Le troisième a été Sesoosis, qui non seulement s'est rendu célèbre par ses grands exploits, mais qui a introduit dans la classe guerrière une législation militaire, et a réglé tout ce qui concerne la guerre et les armées \ »
Diodore mentionne encore, comme quatrième, cinquième et sixième législateurs des Égyptiens, les rois Bocchoris- Amasis et Darius; ces souverains étant postérieurs à l'époque de notre Papyrus, je ne crois pas devoir ajouter plus de détails. D'autres lois égyptiennes ont également été mentionnées par quelques historiens; mais leur étude dépasserait les limites de ce chapitre, et je me contenterai de renvoyer le lecteur à l'exposé qu'en adonné M. ChampoUion- Figeac dans l'Egypte ancienne de l'Univers pittoresque.
Pour en revenir aux formules des Papyrus Lee et Rollin,
1. Jéhovah, cf. Strabon, Gl'oçjv., liv, XVI, p. 1104, édit. de 1707.