C'est l'Asj'chis d'Hérodote et l'Ases-kà-w des monuments
3. Diodore de Sicile, I, xciv-xcv; traduction de M. Ferd. Hœfer, p. 115.
on y remarque de véritables jugements motivés, avec considérants, tandis que le Papyrus de Turin ne nous donne, en quelque sorte, que des procès-verJDaux ou comptes rendus du dispositif des jugements, sans entrer dans autant de détails .
Nous avons encore à étudier un document qui nous fournit d'intéressants renseignements sur l'application officielle de la justice chez les Égyptiens ; c'est le Papyrus Abbott, qui est conservé maintenant au Musée Britannique.
On sait que le Papyrus Abbott^ contient le rapport d'une commission d'enquête nommée par un roi de la XX*^ dynastie, relativement à des violations qui avaient été commises dans les sépultures royales de Tlièbes. Après examen des lieux et constatation des dégâts % le texte s'exprime ainsi ^: a Prononcent, le chef des supérieurs des màz'àï, Pà-urâà'', du lieu grand et saint% et les supérieurs des mâz'àï (les mâz'àï, les employés du lieu, le scribe du fonctionnaire et le scribe du trésorier étant avec eux), l'accusation contre eux (contre les malfaiteurs), auprès du toparque, fonctionnaire (?), S'â-m-sou (?), de l'officier royal Nes-sou-Amen, scribe du Pharaon, et de la demeure de la divine
1. Musée Britannique, Select Papyri, II' partie, 1" livraison.
2. Cette constatation est établie au moyen d'une formule très analogue à celles qu'on a étudiées plus haut; mais elle est relative au lieu examiné, tandis que celles du Papyrus de Turin se rapportent à l'accusé interrogé.
3. Page, 4, ligne 5, ma traduction diffère un peu de celle que M. Birch a donnée en français dans la Reçue archéologique, et en anglais en tête de la livraison des Select Papyri qui contient le fac-similé du Papyrus; mais, comme la discussion philologique de ce texte nous entraînerait beaucoup trop loin, je me contenterai de renvoyer les égyptologues à l'excellente reproduction du manuscrit original, qui a été publiée par les soins de M. Birch lui-même.
4. Ou Pà-ser-âà, chef des officiers des màz'àï, préposés à la garde de la nécropole.