‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 53 sur 87 · La nécropole · texte numérisé non relu

La nécropole

adoratrice d'Ammon-Râ, roi des dieux, de l'officier royal Ranewer-ka-m-per-Amen, du rapporteur du Pharaon, v. s. f., et des grands magistrats. Dépose, le chef de la région occidentale (de Thèbes) et des supérieurs des mâz'àï, Pà-ur-àà, de l'endroit, les noms des voleurs, par écrit, par-devant le fonctionnaire, les magistrats et les officiers, les chargeant d'agir, de les juger et de déclarer ce qui les concerne. »

Ce texte nous donne, comme on le voit, l'exposé officiel de la mise en accusation pour le jugement des coupables. L'accusation est exprimée par le mot 'U uU 5() sema^ï', c'est le copte ccAii M. ceAume T. acciiscire ; cette expression, sous la forme semcC , est employée avec le même sens dans l'énoncé de la culpabilité de plusieurs accusés du PapjTus de Turin, où l'on voit que tout leur crime consiste à n'avoir pas dénoncé certaines paroles qu'ils avaient entendues, à n'en avoir pas porté accusation devant les magistrats (iv, 12-15).

On trouve, à la page 6 du Pap^^rus Abbott, la mention du rapport présenté au Pharaon sur l'état des sépultures royales, c'est-à-dire la constatation de la violation d'une de ces sépultures et du parfait état des autres. On y voit (lignes 10-18) que certaines dépositions sont enregistrées par les scribes ou greffiers, et que le nombre de ces dépositions ou des réponses des personnes interrogées est indiqué avec les qualifications de petites et de très grandes paroles ou réponses (lignes 8-12 et 17) . Les preuves de la culpabilité de certains accusés sont tirées de ces dépositions, et leur jugement est exprimé en ces termes (lignes 12-13) : (1 V^

a''û-u m botàûû âàû n x'-ebû n dilà-t ifer mencCtû ' n a^ri

1. On le retrouve dans le même sens, p. 6, 1. 1, 16, 18 et 19.

2. Ou "^^^^^ \\>\ L-i!] ^1 menahW. Cf. menliH (Todtenb., 17, 57).

sbàï neb-t li'er h'er-j'-û. « Ils sont en fautes clignes de supplice et dont le bourreau est chargé de faire tout châtiment sur eux. »

Ce passage nous donne la mention d'une exécution, d'un supplice infligé par la main du bourreau, tandis que les formules que nous avons étudiées jusqu'ici ne nous présentent que de vagues condamnations. Il est probable que c'est de la peine de mort qu'il s'agit, car les dernières lignes du manuscrit présentent une formule d'acquittement pour d'autres accusés, qui est exprimée par ces mots : « Les grands magistrats accordent les souffles (c'est-à-dire la vie) aux ouvriers, etc. »

Ceci nous amène naturellement à jeter un coup d'œil d'ensemble sur ce que tous ces documents nous apprennent relativement à l'application des anciennes lois pénales de l'Egypte.

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