‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 67 sur 87 · Cf. Papyrus Lee n · texte numérisé non relu

Cf. Papyrus Lee n

3. La signification de ces dernières phrases est parfaitement établie par deux passages du Papyrus Abbott, où l'on trouve une construction

semblable avec la négation ^ bû et l'auxiliaire D ^^ V ' ' ^^^'^^^

identique à D ^o [I (I '■ pi'ih dans ce manuscrit. C'est dans le rapport

oËSciel sur l'état des sépultures royales, p. 2, 1. 15 et 18; il est dit que les malfaiteurs firent des tentatives pour pénétrer dans le tombeau;

mais après examen ^^/i^^(](j|]^|'^|J^D^^

3 "^ I [ (Cf^ V\ T^ ^ ® "^^ ^ su qcinï ûz'à, hù pûû nà az'à-u rex' peli'ù-ic, « il est trouvé sain (en bon état); les malfaiteurs ne surent pas l'atteindre (y pénétrer) ». Le sens de cette phrase est prouvé par le contexte. Nous avons donc sous les j^eux un verbe

suivi de son régime, et rendu négatif au moyen des groupes v\ D V\ ^v\ ; qui le précèdent, ainsi que son sujet, et il est à noter que dans cette forme grammaticale le sujet se place entre l'auxiliaire D^ Y^ ou □ \^ iJU ^ et^ le verbe radical © rex'.

Dans ce dernier texte, nous voyons qu'à l'aide des mêmes écrits magiques et prétendus talismans, on^ confia à Pàïbàka-kamen, qui portait le titre de majordome* , l'entreprise pour laquelle il fallait pénétrer dans le gynécée ou dans quelque autre partie du palais. Il résulte de là: 1" que les actes du majordome Pàï-bàka-kàmen, le chef principal des accusés, d'après le manuscrit de Turin, étaient dirigés par une autre personne, c'est-à-dire par Pen-li'uï-ban, qui semble avoir mené la conspiration à l'extérieur, tandis que Pàï-bàka-kàmen la propageait à l'intérieur du harem; 2° que le but du complot était une des plus grandes abominations de la terre, dont les dieux ne permirent pas l'accomplissement.

Ces faits, je le répète, rapprochés de ceux que nous apprend le Papyrus de Turin, paraissent ne pouvoir se rapporter qu'à une tentative de s'emparer de l'autorité royale, ou à quelque chose d'analogue. Bien que nous n'ayons, comme je l'ai déjà dit, aucune indication précise à cet égard, il me semble impossible d'arriver à une autre conclusion.

Nous devons regretter l'absence de plus amples détails qui nous feraient connaître un point intéressant de l'histoire de Ramessès III '.

Reste à examiner la question de sorcellerie qui distingue le contenu des papyrus Lee et RoUin de celui du manuscrit judiciaire de Turin.

J'ai déjà fait observer que les délits jugés dans le Papyrus de Turin sont qualifiés simplement « les exécrations de la

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