‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 68 sur 87 · Papyrus de Turin, iv, 2, etc · texte numérisé non relu

Papyrus de Turin, iv, 2, etc

3. On m'a assuré que M. Harris d'Alexandrie possédait un important document judiciaire datant de ce règne. Il est donc bien désirable que ce savant amateur fasse pour ce manuscrit ce qu'il a déjà fait pour son Papyrus magique, en le communiquant à M. Cbabas, qui n'a pas tardé à en faire profiter la science.

terre, » tandis que dans les deux autres documents, les coupables ont été jusqu'à mériter « la haine de tout dieu et de toute déesse ^ ».

Les méfaits de ces derniers étaient donc plus graves ; ils ont pu, à cause des talismans supposés, porter atteinte à la religion.

Ce sont même ces prétendus sortilèges qui ont dû occasionner le renvoi, devant un tribunal spécial, de tous les accusés qu'on soupçonnait d'en avoir fait usage.

Or, le motif de ce renvoi fut très probablement l'incompétence de la première commission en matières religieuses. Aucun prêtre en efïet ne figure parmi les membres de cette commission, dont les attributions judiciaires paraissent avoir été purement civiles ou royales.

Le tribunal spécial en question était donc évidemment religieux. Aussi des arrêts sont motivés sur « les écrits des divines paroles », c'est-à-dire sur les livres de Thôtli, l'Hermès égyptien, et leur connaissance était exclusivement réservée à la caste sacerdotale.

On pourrait même supposer que ce tribunal était, en majeure partie, composé de prophètes^ d'après ce passage bien connu, dans lequel Clément d'Alexandrie décrit la procession des prêtres qui gardent les livres de Thôth : (( Après tous les autres, sort le prophète, qui porte à découvert un vase sur la poitrine; il est suivi de ceux qui sont chargés des pains envoyés. Celui-ci, qui préside aux choses sacrées, apprend dix livres appelés sacerdotaux.

Page 1