COLONNE II
11,1. nà botù{l) n pà ià a^ù-A^ dùà-t m-h^er [2]
les exécrations de la terre, je les soumets
a Cl. col. II, 1. 1; Pop. Lcc I. 1. 2, et Pap. RoUin, 1. 5.
1' Id. ibid.
c Le Papyrus Lee I fait mention d'un « intendant des troupeaux », nommé Pen-houi-han. (Cf. col. 5, 1. 2 de notre papyrus.)
<i Cf. IV, 1, etc. et chap. vi, F or imd es judiciaires.
c Cf. IV, 2, etc. et chap. vi, Formules Judiciaires.
f Ou a^û mentû « étant eux » (ces crimes), car on peut voir ici une forme plurielle du pronom mentuic « lui ».
(l) Les chiffres renvoient aux notes philologiques réunies à la fin du mémoire (Voyez chap. ix). Les lettres placées au-dessus des lignes dans la traduction sont seules en rapport avec les notes placées au bas des pages. Tout ce qui est relatif aux noms propres et aux personnages sera expliqué dans un chapitre spécial (viii), auquel je renvoie une fois pour toutes.
LE PAPYRUS JUDICIAIRE t)E' TURIN lo
n mw^-h'ez^ (3) Mentù-m-tà-ti muv-li'ez'' Pàïwretù
au trésorier Mentou-m-ta-ti, (au) trésorier Païwretou,
z^àï-x^ù (4) Kav ùhû (5) Pciï-b'àst
11,2. (au) porte-chasse-mouche Kar, (à l'officier?) Païbast,
ùbù (?) Qedenden (?) ùbù (?) Bàr-mâhàv
(à l'officier?) Qedenden (?), (à l'officier?) Bâr-mâhar^
\\,^. ùhù['^) Pà-a^rù-sùiiù ùbù{?) Z'od-tï-rex^-novre
(à l'officier?) Pa-arou-sounou, (à l'officier?) Thoti rex'-nowre,
sût en lie hmù (6) Pen-Renù sx^à Mdt.l\,4.
(au) rapporteur royal Pen-Renou, (au) scribe Mâï
sx'à Pà-râ-m-h^eb n ta a^s-t nà s^âù (7) ^Và-
(au) scribe Pa-râ-m-h'eb, de la bibliothèque, et (au) porte-
serï H^ora^ n ta àwaï-^ (8) II, 5. r z^od
ombrelle Har, du corps des âouâï '"*, en disant :
A^r nà z^od-tù a'-z*odù nà ref-u bû rex^-A'-se-t-u (( Les paroles que dirent ces hommes, n'en ai-je pas con-
(9) h^enï-ten (10) s-meit-s-t-u (11) II, 6. ahl-ii s^emt naissance? — Allez! Jugez-les. — Qu'ils avancent,
ahl-u s-metï-ù ahl-u dùà-t mut-tù nà dùàù
qu'ils les jugent; qu'ils donnent la mort, ceux qui donnent
mutù m de-t-ù r li'â-t-ù II, 7. a'ù bù rex^ la mort de leur main, à leurs membres ''. — N'en ai-je pas
[-A^-se-l-u] . . . a'v'-t sebàï-t (12)
connaissance? — [Faites] exécuter le châtiment de [mort et
... ketex^ù à^ù bû rex^-A'^-se-t-u mr-àÇ?)
les] autres. — N'en ai-je pas connaissance, actuellement?
11,8. x'er a^ù h'^en. . . r z'^od
— Or, ils avancent! — [Jugez-les] suivant ce que
h^et r-ro-ten sààù-tù-ten r dùà-t a^r-tù
vous dicte votre cœur; soyez vigilant à faire exécuter
•"^ Corps militaire chargé de la police, et probablement aussi des exécutions judiciaires. (Voir notes philologiques, n" 8.) ^ C'est-à-dire : « aux coupables ».
sehàï-t 11,9. r gùùàs'à (13)
[le] châtiment pour [celui qui a mérité la] torture.
a'w h[en\ su Ii'er h'er-w x'er-A'^ un
Cela (le crime) n'est-il pas constant à mon égard? Eux,
m-dùnï (?) qu'ils périssent! '"^
On voit clans ce discours^ prononcé par le roi lui-même pour instituer la commission judiciaire et pour la saisir de l'afEaire^ que la mise en accusation des coupables ne repose que sur la connaissance de certaines paroles prononcées par eux.
Suit une imprécation contre les criminels, et un hommage que le roi rend aux dieux de la justice.
COI-OXXE III
111,1. A^r pàil-a^rï-t neb n ntù a'-a*r-t-sû
Étant toutes leurs actions pour ceux qui les ont faites >',
111,2. a^mmâ x'operm pàù a^-a^rû neb
puisse devenir (retomber) tout ce qu'ils ont fait,
r z^àz^à-ù III, 3. a^ù-A'^ x^ù-kù-A*' màk-
sur leur tête! Je dirige moi-même (et je) gouverne
kù-A'' r sVm A'eA' a^ù-A'' III, 4. x^er-tù nà
moi-même jusqu'à perpétuité, (car) je suis avec les
Sùtenï-u màâ-tï-u ntï m met III, b.A^mon-Rà Sùten Rois des deux Justices qui sont devant Ammon-Râ, Roi
Nuter-u m met Res (14) h^'yq z^e-t-ià des Dieux, et devant le Vigilant, souverain éternel.
» Ces derniers mots sont, pour moi, d'une signiflcation douteuse. On peut traduire littéralement : « Cela n'est-il pas sur sa face vers moi? — (Qu')ils périssent! » La transcription du dernier groupe, m-doûn, semble donner le type du copte jutoii, mori.
^ C'est-à-dire : « Chacun étant responsable de ses œuvres. »
Après ce discours, qui sert en quelque sorte de corollaire au précédent, commence la deuxième partie du manuscrit; elle débute par une rubrique relative aux quatorze premiers accusés; c'est le commencement du procès-verbal des jugements. L'écriture, à partir de cet endroit, est moins grosse que celle des trois premières colonnes.