‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 71 sur 87 · Voir chap. vi, § 1, Commission judiciaire · texte numérisé non relu

Voir chap. vi, § 1, Commission judiciaire

cl'Ammon ». Cinquième membre ou membre supplémentaire de la deuxième section de la commission judiciaire. Son nom a été ajouté après coup au-dessus de la ligne (v, 6).

Mesdi-sû-râ ou mieux Mesdi-sû {">) |f|P^j^l v®^' Nom très étrange, dontla signification semble être : « Celui qui déteste le jour, ou le moment (natal?) ^; » car ma première lecture ne pourrait donner qu'une signification en opposition directe avec la religion égyptienne, dans laquelle le soleil était considéré comme la plus importante des manifestations divines. Ce personnage était (ofiicier); c'est le deuxième accusé, premier complice de Pàï-bàka'-kàmen ; il conspire avec lui et les femmes du gynécée, dans le but d'exciter les malfaiteurs à faire tort à leur seigneur; il est jugé et condamné (iv, 3); il fut l'un des instigateurs de Pàa'na'ûk (iv, 4) et de Pen-dùâû (iv, 5).

Messû'i, iïl ' 1 y (] (] ^ diminutif du nom royal Râ-mes-sii (Ramessès), comme Sesou et Sesou-Râ? ''Un-V-n « grammate de la double demeure de vie )), ou « du collège littéraire ». Premier complice de Pàï-as, est condamné à mort, sauf exception, par la deuxième section de la commission judiciaire (v, 5).

Nànàïu, -R \ 4^ ' I ^f («étranger), mra, Ninus (?),

l"^^ W=^ Jver-t s-às'-t-u « chef des exécuteurs de baston- I ^ III I nade », condamné par le roi pour avoir mal rempli ses devoirs

(vi, 5). On peut comparer le nom i^ [III ^^, nànàl? (Sto-

1. J'avais également été tenté de croire que le signe hiératique qui répond au disque du soleil O représentait un caractère hiéroglyphique pouvant exprimer quelque autre idée, comme par exemple celle de la mort; mais ce signe figurant exactement sous la même forme dans le nom bien connu de Pà-rà-m-h'ch, il n'y a aucun doute à conserver à

son égard. Je pense maintenant que le groupe ,/v^ O représente un seul

mot, comme l^O « jour, moment, instant »^ dont il peut être une

simple variante.

bart, Eg. Ant., pi. IV), et je crois que l'origine de l'un et de l'autre est le nom de Ninus ou celui de Ninive.

Neb-:^'ewàu, -»-^ v\ y> "^^ ^ « Seigneur des approvisionnements ». (C'est un des titres du dieu Seb). Ce personnage était (officier?); quatrième complice de Pàï-a's; il est condamné à mort, sauf exception, par la deuxième section de la commission judiciaire (v, 5).

Une stèle de la collection Anastasi et un scarabée funéraire du Louvre donnent d'autres exemples de ce nom.

Ou voir U

Pà-a'na'ûk ou Pà-a'na'kt, Asf \\ u fl "^ P^ ou >\ u l\ ^-^ p&r- L'article masculin singulier nà suivi d'un mot déterminé par l'image d'un reptile et le signe du mal, dans lequel on peut reconnaître l'hébreu np5K ou npDK, reptiliiun geiius impurum, genus lacertatum {Lévit., ii, 30). Les Égyptiens d'aujourd'hui portent encore en sobriquets des noms d'animaux nuisibles, tels que timsah « crocodile », bargoût « puce », etc. Mais ce mot ne doit pas être confondu avec rn [1 ^ , qui désigne aussi un reptile dans le nom de la sixième heure de la nuit. Je le considère plutôt

comme une forme de ^(J vi>-^iM, neka'û « le reptile

typhonien », qui fut vaincu par le Soleil, le Python des Grecs.

Ce personnage, intendant du divan royal du gynécée, est le troisième des accusés, complice de Pàï-bàka'-kàmen et de Mesdï-sû-râ ; il s'unit à eux dans le but de faire tort à leur seigneur; il est jugé et condamné (iv, 4). Il fut l'un des instigateurs de Pen-dùàù (iv, 5).

Pà-a'r-û~sûnû? A^ "fe^ -'^^>- v o^^H M " celui qui

fait » (un mot incertain) (officier?), septième membre

de la commission judiciaire (ii, 3), troisième membre de la deuxième section de cette même commission (v, 3, 6). Le mot incertain, qui s'écrit avec la flèche sans pointe et la

finale nû, semble devoir se lire sûnû. Cf. Select Papyri, t. I, pi. XIV, 1. 5.

Pàï-a^rï-sàlemâà, ^^^f]Xî§'î'^"T^'^ 1 ^ (étranger), trésorier, complice de Pen-h'ûï-ba'n, dans le but de pousser les malfaiteurs à faire tort à leur seigneur; condamné par la première section de la commission judiciaire (v, 2). Le premier des deux noms veut dire, en égyptien, (( le gardien » ; mais le signe r-^-^ qu'on y a ajouté pour en neutraliser le sens me fait penser qu'on Ta employé seulement comme transcription liomophonique du nom sémitique ■'-lye, et comme tel, en effet, il est suivi d'un premier déterminatif w^. Le signe "^^ sa, n'étant pas accompagné du trait diacritique |, n'a pas la valeur de si « fils », que je lui ai donnée; mais il sert à exprimer la syllabe sa, qui est sa transcription régulière. Le second nom de ce personnage étranger est donc Sàlemâà. Il me paraît impossible de n'y pas reconnaître le nom hébreu nç'ptr, ou ■'û'pïr. Les déterminatifs qui séparent les deux noms ne permettent de voir qu'une coïncidence fortuite dans la consonnance de l'ensemble, Pà-ïa'rï-sàlemâà, avec le nom hébreu de Jérusalem.

Pàï-a'H-û, ^"^û 'f?^ ^ " ^^ gardien (?) »; grammate du divan royal du gynécée; étant dans l'intérieur, il entendit les abominations des femmes et ne les divulgua pas ; il est condamné à mort par la deuxième section de la commission judiciaire (v, 10). Voir le nom précédent : Pàïa'rï-sàlemâà.

Pàï-a's, ^^^ûflClV^^ « Le vénérable », k ij ^ (( capitaine, officier d'archers », l'un des trois principaux meneurs (v, 4), est condamné à mort, sauf exception, avec ses cinq complices, par la deuxième section de la commission judiciaire (v, 5); il subit une peine et est acquitté (vi, 1).

Pcd-bàka'-kàmen ou Pàï-bàka'-kàimin, A^ "^j^ J^ IJ ^ Tk -^^^ « L'esclave de Kàmen, ou Kàiniin ».

/VVWVA

Grand de maison (majordome)^ agent de Pen-h'uï-ba'n {Papyrus Rollin), premier accusé, instigateur ou complice de la femme Tàïï et des (autres) femmes du gynécée. Des parentes de ces femmes, ou des servantes qui leur étaient attachées, rapportèrent leurs paroles, qui avaient pour but d'exciter des hommes et de pousser des malfaiteurs à faire tort à leur seigneur. Il est jugé et condamné par la première section de la commission judiciaire (iv, 2). Instigateur de "Mesdi-sù-râ (iv, 3), de Pà-a'na'ùk (iv, 4) et de Pen-dùàù (iv, 5), il prononça certaines paroles, qui furent entendues et cachées par Uàr ou Uàr-nà (iv, 12), As'-h'ebs-li'eb (iv, 13); Pàlkà (iv, 14) et Lebu-ïnïnï (iv, 15); il eut pour principaux complices Pàî-a's et Pen-tà-ùr, dont le premier eut lui-même six affidés, avec lesquels ils sont jugés par la deuxième section de la commission judiciaire (v, 5-8).

Le nom de Pàï-bàka-kàmen est composé; la première partie, Pàï-bàka', se rencontre isolée, comme nom propre, dans plusieurs inscriptions; elle devait se prononcer à peu près comme le copte nefctoK, « le serviteur » ; la seconde partie, Kàmen ou Kàimin, est un mot déterminé par l'œil ouvert, signe qui s'applique à toute idée se rapportant à \'à vue ou aux yeux. C'est à tort qu'on l'a rapproché de la racine syriaque fttS, abscoiididit, et qu'on l'a traduit (( aveugle ». Il n'y a là qu'une consonnance fortuite, et c'est à l'égyptien amen « cacher » qu'il faut comparer le mot syriaque. L'expression kàmen, de très rare occurrence, est heureusement bien expliquée par Plutarque dans le passage suivant du Traité d'Isis et d'Osiris^ : Tàv ijlIv o5v ''Qpov

ekôOaat Ka(;jiiv - Trpoaavops'jstv, orsp iîx'v ôpwijLsvov (alaOïrj'uôv y^? ''•^-

ôpa'^ôv ô xôcrjjLo;). (( Us ont coutumc d'appeler Horus Caimin,

Page 1