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tion 0, c'est-à-dire a je n'ai pas commis de péché )), et
CXXV^ 6 : ^:§^ jH V '%^ I 1 '^ <^'/'"<^' ^^^^^^ nuter-u
(( je ne fais pas ce qu'exècrent les dieux ». C'est une forme de cette dernière expression qui est employée dans les Papyrus Lee et Rollin; elle désigne ce qu'il y a de plus abominable, le crime dont s'émeuvent les dieux mêmes. 2. (II, 1.) ^v "^^^"^ dûà-t m h'er n, de même que
littéralement « mettre en face de », veut dire « soumettre à,
confier aux soins de^ donner mission à » La stèle d'Ha-
mamât de l'an III de Ramessès IV (?) en contient deux excellents exemples (Lepsius, Denlanàler, III, 219 e, 1. 11 et 12) :
1^ V 1 AWA^ (( Voici que Sa Majesté donna mission au scribe de la demeure de vie, etc., de chercher les envoyés de la demeure de vérité à la montagne de basalte », ^t (1 V\ | ^
« Sa Majesté ordonna de conlier aux soins du premier prophète d'Ammon, etc., de les amener en Egypte ». On voit par ces deux exemples que, quand le complément de la proposition est exprimé par un infinitif^ il est précédé de la préposition <=i=> v. M. Chabas a expliqué cette locution dans son travail sur Y Inscription d'Ibsaniboul, p. 715-716 (Cf. Select Papyri, t. I, pi. XCVII verso, 1. 3).
3. (II, 1, etc.) M- n|n mur per-h'ez' « intendant ou chargé du per-h'ez' », est le titre des deux premiers membres de la commission judiciaire (ii^ 1; iv, 1) et de l'un des accusés (v, 2). Le mot 1^ ou S mur « intendant, directeur, chef », me paraît être l'analogue du chaldéen «"lû « domi-
mis )). Le groupe nîn per-h'e.^% qui s'écrivait aussi ? , ? ? et de plusieurs autres manières, ne doit pas être confondu avec le mot | -^^ h'ez', le naos d'un dieu. (Cf. E. de Rougé, Stèle de la Bibliothèque impériale, p. 165.) Plusieurs textes démontrent que leper-h'e:;' était l'endroit où l'on conservait les richesses des temples et des palais, le trésor sacré ou royal (Champollion, Notices, 1. 1, p. 365 et 531 ; Lepsius, Denkmaler, III, 301, etc.). Les fonctionnaires qui y étaient préposés étaient donc des trésoriers. Cette charge était effectivement très importante dans les palais pharaoniques, et elle se joignait souvent à celle de « chargé ou intendant de la demeure de l'or ». Un monument de la collection de M. le comte de Saint-Ferréol, à Uriage, nous la montre même unie au titre de « décoré de l'abeille », qui n'était conféré qu'aux plus grands dignitaires, à ceux qui approchaient le roi, et si une fonction était attachée à ce titre, elle peut être comparée à celle des grands chambellans des temps mo-
noble prince, décoré de l'abeille, (favori?) unique, yeux du roi (de la région supérieure), oreilles du roi (de la région inférieure), intendant des demeures de l'or, intendant des trésors, intendant de tous les travaux du roi, Bener-mer, vivant pour la seconde fois [i. e. défunt) ». Dans les légendes de la coudée Drovetti, au Louvre, c'est un « ptérophore cà la droite du roi et basilicogrammate » qui est intendant du trésor (Cf. Sharpe, Egyptian inscriptions, III, 2; Select Papy ri, t. I, pi. XC verso, etc.). Dans les temples, au contraire, c'étaient des prêtres qui étaient trésoriers, et le trésor était désigné par le nom du temple auquel il appartenait. Il est fort curieux de trouver la dernière chambre d'une tombe royale appelée /)er-/i'ej' « trésor » dans le plan antique que vient de publier M. Lepsius. Ce fait ne peut s'expliquer
que parce que, chez les Égyptiens, le tombeau était la représentation exacte de la demeure dans laquelle on avait vécu sur la terre.
Le trésorier avait sous ses ordres un ou plusieurs scribes ou grammates du trésor [Papyrus Abbott). M. Cliabas nous a appris que dans \e per-h'e:;' ou « trésor » étaient déposés les poids étalons [Revue archéolorjique, janvier 1861). On voit donc que sous cette dénomination doit être comprise une partie notable de l'administration des palais pharaoniques.
4. (II, 2, etc.) ^^f'^^^^f^Y* ^ Z'àï-x'û ({ ptérophore ou athlopJwre [^.) , litt. porte-chasse-mouclie (?) ». Le chassemouche <^, composé d'une plume d'autruche richement emmanchée, était l'insigne caractéristique des princes, des chefs et premiers fonctionnaires publics. Comme hiéroglyphe, il avait la même signification que les signes \^ et /j, x'^tX « conduire, diriger » (ChampoUion, Grammaire hiéroglyphique, p. 358; Dictionnaire, p. 326). « Porte-chassemouche à la droite du roi » était l'un des titres officiels du fils aîné de Ramessès II et de beaucoup d'autres princes; cette dignité, qu'il ne faut pas confondre avec la charge de
Jlabellifére, moins importante, se joignait quelquefois à celle de trésorier (voyez la note 3), et à celle de basilicogrammate. Ce sont les titres d'un personnage appelé Pà-râ-m-h'cb [Select Papijri, t. I, pi. XCVII verso).
5. (II, 2, etc.) =0=^^. ûbû « officier (?) ». J'ai donné dans le chap. \i\ la seule variante que je connaisse de ce titre, et c'est sur cette seule autorité que j'ai adopté provisoirement la valeur ûb ou ûbû pour le premier signe. Quant à la signification du mot, elle est loin d'être certaine. La deuxième section de la commission judiciaire est exclusivement composée de personnages portant ce titre, qui, au