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cette idée iaam le D»te. L'artiile floraHm eiofi jBJB partml pomr et foiie, dît Labb, Umu i, pi^ i3i,ë£ij0Bde Bmmw», 1809. Vîchei-Aiige
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y yHpcwfJoît Cemftse t&vufeflasy an gmd icginei de oenx lajflictbpoUe.QtollaaEoitélélna
>A«. ^, ucs. 19. — Dtas «■ Titut d'aOïAtrc.
nqày an ^nlaniaDe aede, 00 aToit, a^canThni, FiHige de pkeer dns ki
des Yav d'albitre «à Foa cacbok une h- «{lu jdoii fia joor doux et mjrilénen» Les Flocenliiis oMt €i|duy ë lki^i|itf miiiful ralUtre des caiiicies de Volfeerre ;hfMicoop diurnes fiménûics Anuqocs ffOLoa décoiifie encore aoîovd'hin^^HMBt d'alb&tre.
f^i^tf It rfTiime Hm de riiiiéide. Le Dtale
DU CHâNT XV. 525
cite direotemeut Virgile , dont plus haut il a cmr pruntë une très-belle image«
»A0. 94 9 UGir. i6. -« G mon sang I
Il y a ici trois vers latins, mais ib onllàmesore et la rime des vers italiens :
GnitU Dti y akat tiibi , oui BU iinqnam cœli janva reclost f
Le poète a souvent recours à l'emploi d'eiqfires-* âons ladnes détachées, quand il ne trouye pas le mot propre en italien.
»Ao. 94 9 i«ioH. 94* -— Bans le paradis.
Ne peut-on pas reprocher ici au Dante quelques concelti?
ndit:
Che deiitro agK occhi taoi afêevA im riso Tal ch' io penja^y oo* ifici, toeoar lo ttsùàm D«lbi mil gnaia , e del mio
Littéralement :
« Dans ses yeux briHoit im tel sourire , que je pensai ayec les miens toucher le fond de ma grâce et de mon paradis. )>
Pétrarque a aussi dit après le Dante :
Ch* al anoii di detti û. piéton e eaUS Pooo maneè ch*io non fimiai in ddoi»
PAO. 95 , Liov. 14. *— Le désir que j*aTois de te Toir.
Voici une imitation trop peu déguisée de ces yers si attendrissans du sixième livre de l'Enéide :
Tenifti usdem, toaqne expecut» parenti Ticit iter damm pietas : datnr ora tneri,
Giute, tua
Sic eqaidem dacdiam animo , rebarque fatoram Tempora dlDameraiu » nec me mea cura fefellit.
?AG. 95, LicN. 17. — A celle qui t'a guidé dans ce grand Toyage*
Béatrix,
VÀC. 96 , LiGN. 1. — Dans ce miroir.
En Dieu,
*io. 96 , LION. 20. — O topaze vivante.
L« poète ayant à décrire des lueurs, desêplen-^ deurs qui se meuvent de tous côtés dans le paradis, leur donne tantôt le nom de topazes, tantôt celui de rubis; dans le deuxième chant ^ il a appelé'la lune , la perle étemeUe.
»Ao. 97, Lioir. 1.— De la montagne que tu as dé}k visitée.
La première côte de la montagne du Purgatoire.
DU CHANT XV. 5a7
pko. g7 , LION. a. — Fut mon fils et ton bisaïeul.
AUghîeri. C'est Cacciaguida , père d'AIighieri , qui parle. Alighieri étant bisaïeul maternel da Dante , Cacciaguida étoit son trisaïeul.
PAG. 97 , Lioir. la. -— Que celles qui les portent. Nouvelle imitation d'Oride , qui ayoit dit :
Aaferimar cnlta , gemmis anroqne tegnntiir Omnia , pan minima est ipsa paella saL
PAO. 97 , LiGir. 18. — Du mont Uccellatojo.
Le mont Uccellatojo est sur la route de Bologne : on découvre de cette montagne le coup^'œil imposant des febiùques de Florence.
PAG. 97 , LION. ao. — De monte Mario.
Lie texte dit monte Malo. Le père d'Aquin, qui a fait une traduction latine du Dante très*estimée y assure que le poète a voulu désigner le mont M a^ rius, monte Mario, où est actuellement ïa villa Melliniy d'où efifectivement l'on découvre les somptueux édifices de Rome. Cette explication paroit satisfaisante. D'autres commentateurs soutiennent que monte Malo est une montagne entre Rome et Viterbe; mais à trois lieues de Rome, au levant, on ne peut plus rien voir de cette ville: ce n'est qu'à une plus grande distance qu'on peut encore la découvrir, et de si loin on n'aperçoit pas dis-
tinctement les édifices* Quant h l'altëration du mot, il^st probable que le Dante aura mis monte Malo pour mpnte Mario y à cause du yers et de la rime : ce n'est pas la première fois qu'il force les mots h prendre la forme et la quantité de lettres qui lui conviennent.
»AC. 97 , LioH. a3. — BeUincion Berti.
Bellincion Bwti étoit de l'illustre famille des Ra- Tignani , et père de la belle Guatdrada , dont il est question dans le seizième chant de l'Enfer , à l'oocasion de son petit-fils Guido Guerra. Cette jeune Floi*entine , remarquable par sa beauté , se trou- Toit un jour dans une f%te , en présence de l'empereur Othon IV. L'Empereur demanda qui elle étoit : Bellincion répondit que c'étoit une personne qu'il se faisoit fort de lui faii*e embrasser. Guaidrada tongit à ces paroles , et dit: « Mon père, ne soyez pas si libéral de ce qui ne regarde que moi : jamais je ne me laisserai embrasser que par celui qui sera mon époux. » L'Empereur , charmé de cette réponse j voulut se charger de la marier , lui fit épouser un seigneur nonmié Guido , et lui donna pour dot tout le Casentin et une partie de la Romagne»
PAO. g8 , LIG9. le. -— Des mères et des pères.
L'idée de ce passage est à peu près celle de ce morceau de Juvénal :
Pnntabftt eattas bnmilit fortnna
DU CHANT XV. 5%g
Qaondas, ii«c ▼itiû onaringi parra simibant
Tecta , labor, lomiiiqoe breret
Lit. n , tat. ti , t. 187 al anÎT.
mais elle est différemment exprimée. Ces mots à demi articulés , qui sont le premier bonheur des mirés ^ présentent une scène touchante. On se figure le Dante berçant son fils dans ses bras : on peut croii-e que ce grand homme ^ ce législateur de la poésie italienne , a balbutié avec lui ces paroles à peine formées , qui nous charment dans la bouche de nos enfans.
PAG. g8 , LxcN. 12. — Et Fiésole.
Belle leçon de morale ! On élevoit les enfans dans la connoissance de Hiistoîre ancienne et de celle de leur pays.
PAC. 98, Lzoïr. i3. — Une Cîanghelia.
Florentine de la famille de la Tota. Elle ayoit épousé Lito Degli Alidosi, d'Imola. Sa conduite étoit si scandaleuse, qu'aucune femme d'Imola ne Touloit la saluer.
PAG. 98, LicN. i4* — -Un Lapo Saltarello.
Jurisconsulte du temps, qui passoit pour être médisant et très-méchant.
PAG. 98 , LiGir. 16. -— Comëlie.
La fille de Sdpion l'Africain, et la mère des Gracques.
55o NOTES
YAO. 98 , Licir. 19* — Blarie, inToquée à grands cris. La vierge Marie*
»AO. 98, LiGir. 25. — Qui vient de Fcrrare.
La femme de Cacciagaida se nommoit Alighieri ; et c'est d'elle que la fiimille du Dante , qui &'appeloitEliseiy prit le nom d'a\Iighieri. Le bisaïeul du Dante , fils de Cacciaguida , avoit été le premier à porter ce surnom , avec les armes de sa mère. De semblables usurpations étoient tolérées dans c% temps.
»AG. 98 , LiGN. 26. — - L'empereur Conrad.
L'empereur Conrad in , mort à Bamberg le i5 février ii52.
PAG. 99, LiGH. 2. — Contre les peuples, etc. Les San*asins.
PAG. 99 , LiGN. 4- *— I^es pays qui tous appartiennent.
Nous voyons ici une espèce de provocation à une nouvelle croisade»
DU CHANT XVI. 55i
pi6. looj LION. II. — J'employai ce «ton moins fa» milier.
C'est-à-dire, il n'osa pas tntoyer Cacciaguida, et il employa cette formule qui (ut d'usage & Rome sous Jules-Cësar. Il lui parla à la seconde personne du pluriel^ et lui dit pousy au lieu de fu ^ formule que les Romains ne contiiiuèrent pas de suivre après Jùles-Cësar. Les commentateurs croyent que le Dante s'appuie , dans ce passage , de l'autoritë de Lucaiu. On lit dans la Pharaale, liy. y :
Namqne omnes Toces pcr qnas jam tempore tanto Mentimar dominit , haec primum repperit aetas.
Lembardi observe, que Cicéron, qui parla si souvent devant Jules-Càar , n'a jamais cesse de le tutoyer, et que l'usage d'employer la deuxième personne du pluriel s'est plutôt introduit dans les bas temps , lorsque les papes se sont servis dans leurs bulles de cette expression , nous y notre désir, notre bénédiction^ alors il est devenu naturel de leur répondre ^ vous jt les vôtres, etc«
»Ao. 100 , LXGV. l4* — Béatrix, qui ëtoît an pea ûoi* gnée , etc.
n &at citer le texte :
OnAt Béatrice ch* «m an poeo Merr»
Eidenilo , parre qaella che toislo , Al primo fallo acritto di GineTra.
Mot & mot : (( Béatrix qui étoit un peu ëloignëe^ parut y en aouriant, celle qui toussa, i la première fiiule de Ginèvre , dont j'ai parle. » Presque toua les commentateurs se sont accordes à entendre par ridendo, un sourire, un encouragement de Bëa-> trix ; et ce n'est pas sans raison que Venturi , qui a le goût français, ne sait pas louer celte comparaison. Il faut d'abord expliquer le &it dont il s'agit.
Le Dante rappelle ici indirectement l'ëpisode de Paul Malatesta et de Françoise de Rimini , qu'il a racontée au chant y de l'Enfer* C'est Francise elle» même qui parle au Dante :
Koi leggiavaiio on giorno, par ^atta ,
DiLancilotto, corne amer loatrioae;
9oli Bra^HM, e aeasa alcan aoipetto.
lar fip fiace fli ocdbi ci aoapîiuo
Qvella lettara , e acolorocci 1 viao :
Ma tolo an punto fa qœl , che ci TÎnaa*, Qaando legemmo il diaiato riso
Saaar liaciatl» dé cotantf aaant».
Qneati , cba mat da ma pMt fip 4iriaf • La booca mi baoiè ^tto trem#nte :
Galeotto fâ il lUiro e chi lo acriate:
Quel giorno pià non wi ImfWMwn anranffe»
Voici la traduction à pça près littérale : 4( Nout lifiions un jour , pour occuper nos Ioi« airs , rhistoire des amours de Lancelot. Nous étions seuls, sans nous défier Tnn dt[ l'autre. Plusieurs fois cependant cette lecture nous ayoit portés à nous regarder avec tendresse » et nons avoit fait changer de couleur ; mais bientôt un seul passage dû livre décida de notre sort. Quand nous lûmes que ce tendre amant avoit baisé le bequ visage de Ginèvre, Paul (ah ! que jamais il ne soit séparé de moi!) colla sur ma bouche ses lèvres tremblantes..... •• Le livre et celui qui l'écrivit , furent pour nous un autre GaUéliaul; depuis ce jour nous n'avons plus penséàlire »
Ce Gallébaut ,^ dont il est question ici^ fut rhomme qui favorisa les amours de Ginèvre et de Lancelot. Mais Ginèvre avoit encore pour confidente une de ses suivantes qui connut le secret de leurs amours , et c'est à l'action de cette confidente que le Dante fait allusion. Beaucoup de com-^ tnentslteurs relèvent l'indécence de cette comparaison. Lombardi expliqua le ridendo d'une au ire manière^ Il dit que le poète ayant commencé à parler à la seconde personne , ce ton cérémonieux fit rire déatrix, qui se nioqua de lui , comme la suivante de Ginèvre fit comprendre , to toussant , ^tt'eUe connoissoit l'intelligence de cette princesse AV^ LâiMelot Mais Béttix ne s^est jamais mo^
quëe de celui qu'elle gui4e d^ns cet heureux voyage* Le premier ,cfaaitf ofire seulement ces vers :
Gli bcchi ^riaô tcc me cou qael umbiante Cheoiadra fin sopra figlinol deliro.
Et ces deux vers sont pleins de douceur et de charmes* Quant à la suivante de Ginè vre , il est possible qu'une suivante trahisse une princesse imprudente , mais elle ne s'en moque pas. Une suivante de cette impertinence pourroit être dans les moeui*» de notre comëdie actuelle» mais jamais dans celles du temps où vi voient Ginè vre et Lancelot.
pjiG. 101 y LicN. la. — Parlez -moi du bercail de toint Jean.
De Florence.
PAC. ioi,Licir. 19. — Et, sans se servir de notre manière commune , etc.
Venturi et Lombardi pensent que le poète veut dire : Sans se servir du langage ordinaii-e en usage à Florence , mais en employant des expressions latines, comme les personnes bien élevées..... J'aime autant le commentaire de Vellutello : « Sans employer un langage humain , il me répondit dans une langue angélique et divine. » Il est vrai cependant que les ti'ois premiers vers du premier discours de Cacciaguida ne sont composés que de mois jalins.
Tko. loi , LiGH. oa. — Depuis le jour où l'ange salua Marie , etc.
Depuis le moment où la Vierge conçut Jânis- Christ jusqu'à la naissance de Cacciaguida , la planète de Mars revint cinq cent quatre- vingts fois au signe du Lion : Mars achève sa révolution périodique en six cent quatre-vingt-six jours^ vingt-deux heures, vingt-neuf minutes; à peu pr&s deux ans, moins quarante-trois jours. Il résulte de cette observalioii que Cacciaguida a dû naître en 1090 ou 1091. n a donc pu vivre sons le règne de Conrad in, qui est mort en xiSi. Cacciaguida étoit né dans le quartier de S. Piero à Florence. Il ne dit pas d'où vinrent ses ancêtres ^ peut-être est-ce par une orgueilleuse modestie que le poète veut laisser entendre qu'ils descendoient de ces Romains qui fondèrent Florence ?
PAG. loa > LION. 9. — - Depuis le pont orné d'une statue de Mars , etc.
^Depuis le ponte F'ecchio , où Ton voyoit autrefbis une startue de Mars , jusqu'au Baptistère qui est en face de la métropole consacrée à S. Jean.
PAO. 102, LiGir. 16. — De Campi, de Certaido et de Figghine » etc.
Différens bourgs voisins de Florence. Galluzzo
et Trespiano sont encore plus près de cette ville ) c*est à Trespiano qu'on inhume aujourd'hui les morts de Florence. Cet établissement est fait pour exciter Tattention du voyageur. Tons les élrangei*s s'empressent de le visiter. « Messer Baido d*Aguglione et messer Boniface de Signa fàisoient, dit Grangier, plusieurs marchandises illicites des grâces» y offices et bénéfices. » Par les intérêts de César , le Dante entend ceux de l'Empereur. Simifonte , château détruit par les Florentins en 1 202 ; Luni , ancienne capitale de la Lunigiane; Urbisaglia, petit château du diocèse de Macerata , c*étoit autrefois une grande ville ; Cbiusi , petite ville près de Sienne 3 Sinigaglia , ville sur l'Adriatique , alors assez puissante ; aujourd'hui elle est plus peuplée qu'elle ne l'étoit à l'époque où écrivoit le Dante.
PAC. io3 , Licir. 16. — Puisque les villes périssent.
Le Tasse a présenté quelques-unes des idées de ce passage sous une autre forme :
Hor ^ninci addita la donsella a i due Gacrffkri , il looo o?e Cartagin fhe.
Giace V alu CarUgo, e a pena i scgnf DeU* allé sue ruine il Udo terba; Maoiono le citti , muoiono i regni; Gopre i fasti c le pom|>« , arena ed erba ; £ r nom d* esser mortal , par che si êdegal ? Cents, iiètr. cant. xr, itr. 19 et ao.
vi Elle montre aux deux gaerriers le lieu où Fut
Carthage La puissante Carthageest
détruite, et à peine voit-on sur le rivage la trace de ses ruines. Les' villes disparoissent; les royaumes s^écroulent; le sable et Pherbe recouvrent le faste et la magnificence^ et l'homme paroit s'indigner d'êlre mortel ! »
PAC. io3 , LicN. 23. — L'infliifence dé la lune, etc.
En causant le flux et le reflux. Le poète suit l'opinion d'Aristote.
PAO. 104» LiGN. 2. — Les familles des Ughi, etc«
Voici les noms des &milles florentines les plus distinguées de ce temps. C'est des Ugfii que les Monlughi ont pris leur nom; les Caùellini étoient venus de Fiesole; les Filippi demeuroient près de la porte Santa- Maria ; les Greci quittèrent Florence pour se fixer à Bologne ; les Alberici se nommoient Alberighi; le premier des 0/*/?xa/i/u aTQÎt été créé chevalier par Charlemagne, guand ce prince a voit fait rebâtir Florence; DelP^éma,. mire fitmille -qui descendoit de Tano delL' Af^ > ^pÉéé aussi ohe^ valler par Charlemagne ; la colonne' dix Vair^ armes de la famille des Billi, famille tcés-ancienne qui porte un écu rouge et au-dedans une colonne de Vair ; ceux juc le boisseau diminué a fait rou«
538 NOTCS
gir sont les Chiaramontij suivant Landino, et les "^ Toahjighi, suivant Daniel lo.
•Toid la ^ote de Grangier sur ce passage : <( L'un desquels ayant eu la charge des bleds publics et principalement des grains , leuà une douue au siier, et le fit faire plus petit; dont sa meschan* cetë descouverie , il fut puny de mort ; et fut depuis refait le slier de fer, afin qu'il n'iuteruint aucune comiption en cela. » Grangier , Paradis , pag. 557.
»ic. 104 9 tiov. 23. — Ceux que leur orgueil a fait depuis tomber si bas , etc.
Les Abhati, etc. On croit que les boules d'or dont il va être question plus bas y dtoiçnt les armes de cette &mille. Cependant les boules d'or ont toujours étë regardées corhme les ahnes des MédicU; % *• mais ce n'est pas des Mëdicis que le ^ te veut parler.
PAO. io4> x^oir. 26. —Les pères de ceux qui ,, lorsque •n' votre évèché est vacant » f^n administrent les revenus •
et s'enriehîsse^t à ses dépens.
il***' •
Il Ce aont leê.f^iadomini^ lesToawfflUei les Cor'
\ iigianiy qui'piioireiioient tous* de la même sonche.
<f»Ils ont ëië patrons et fondateurs de Téueschë de Florence, qui fut depuis érige, en archeueschë. Pour teste cause ; ils ont ce priuilëge toutefois et quantes que TéueiM^faë vacque^ qu*ib en sont œco-
t>U CHANT XVI. 559
nomes et dispensatears , et s^assemblent en Tëu^s* chë poar la garde dudit lieu , où ils mangent el dorment jusques à ce qu'un ëuesque nouueau soit créé , et m» en sa possession. Pour ce il dit :
Si âuuio grassi sUndo « copsiatoro.
(Grangier, Paradis , pag. 558.)
PAC. io5 , LION. 3. — Cette Emilie présomptueuse, etc.
Les CavicciuU et les Adimari : un des Adimari avolt ëpousé une fille de Bellincion , dont Ubertin Donato avott épouse la fille aînée. Les Caponsac^ chi éioieni venus de Fiesole s^établir à Florence dans le quartier du Marché- Vieux. Giuda Guidi et Infangaio , noms de citoyens de ce temps. La maison de la Fera avoit donné son nom à tine porte de la ville qui s'appeloit Porta Peruzza: il régnoit alors à Florence une telle simplicité de mœurs, qu'on ne trouvoitpasextraordinaire qu'une porte de* la ville reç&t son nom d'une fiimille par«ticdlière. ^Le poète veut en même temps fiiire' entendre \\jL^\\ n^arriveroit pas que de son temps l'on eût dne telle condescendance. Ceux qui portent lea armés du grand baron , dont la fète se célèbre le jour de celle de S. Thomas, obtenoient de oe baron ( ce baron étoit le célèbre Hugues , marquis de ToscMe, vicaire de l'empereur Othon ni) des privUéges et l'ordre de la chevalerie. Le Danle veut
parler des finnillesdes Pulci, des NerU, des Gan» If gaiandi, des Gicuidonati et des DeUa Bella, à
qui le marqais de Toscane avoit permis de prendre ses propres armes. Pendant la vie du poète, un Giano delta Bella, s'ëtant joint à la cause du peuple , aroit ajouté un ornement d*or à ses armes*
»iG. io5y LION. 95.— Les Gualterotti et les Importoni, et le Borgo seroit plus tranquille , etc.
Les GualleroUi et les Importuni babitoient le horgo Santo jipoaioloi Landino assure qu'on y envoya Tes Çardi, afin qu'ils réprimassent l'orgueil de ces deux fiaimilles»
»AG. 1069 LiGir. 2. ^- On honorolt la maison dont est sortie la cause de yos maux , etc.
W On honoroit la famille des Amidei. Buondel-
/ > monte des Buondelmonti avoit promis de prendre
une épouse dans la famille des Amidei'; mais il manqua de parole , et en choisit une dan^ la fiimille des Donati. Les Amidei furieux d^iïne teik injure assassinèrent Buondelmonte. Ce crime fut la cause des premières divisions des Guelfes et des GibeUns. O Buondelmonte, si Dieu t'a voit précipité dans l'Ema , dans le Heuve qui se trouve sur le chemin de Montebuono à Florence (Montebuono est le nom d'un château qui appartenoit.anx Buoodel^
. DU CHANT XVI. S4t
monti) , beaucoup de Florentins qui sont dans l'exil flieroient aujourd'hui pleins de joie ; mais Florence devoit donner une yictime à cette pierre isolëe qui est restée sur le Pont-Vieux ; il devoit përir un citoyen de Florence auprès de cette ancienne statue de Mars qui est sur le Pont- Vieux : ce fut à côte de cette jnerre que Bnondelmonte fut assassiné.
PAO. io6, LiGN. 16. — Que jamais le lys ne fut alors ren- Tersë par les ennemis » et que les divisions ne firent pas changer sa couleur.
Les Florentins avoient sur leurs étendards un lys. Quand on gagnoit une bataille , il étoit d*usage de porter les étendards des ennemis à la renverse» D'abord les Florentins ayoient dans leurs armes le lys blanc \ mais ensuite les Guelfes portèrent un lys rouge sur un écu blanc.
34a NOTES
i»^»*^v%<»%<%^^^ ^^%i^^^/^^M^n^^^^^^tM^^^^^^è^t^^^/^%^M^%^^%^t^/^^^^w^ 1^^^^
PAO. 107, LION. I. — Je ressemblois à celui qui pria j Climène.
A Phaëton, qui pria Climène de lui dire s'it ëtoit vrai qu'il fut le fils d'Apollon. — OviD. Mét^
]iv. I , f. 30.
' ^ PAC. 107, LicN. 5. -— De la sainte lumière.
De Cacciaguida.
l PAG. 108, LICN. 8. — On m'a prédit les malheuM de
I ma \ie.
Ces malheurs lui ont été prédits dans TEnferpar ?• Farinata degli Uberli, chant x , vers f 9 et suiv. ,
pat* Ser Brunetto Latini, chant xy^ vers 61 et
suir. ; dans le Purgatoire , par Conrad Malaspina ,
- . chant VIII , vers i33 et suiv. , et par Oderisi d'A-
gobbio, même chant ^ vers i4o et suiv.
PAC. 108 , LICN. II. «— Le trait qu'on yoit Tenir, etc.
L*e7:pressioj&Mu texte est remarquable par sa précision: •
Che sMtta prcTÎM yien più lenta.
Orlde aroit dit aussi ëlëgamment :
Nam pnerisa miimi Isedere tela soient.
Pëtrarqae a imite Oride et le Dante:
cite piaga antÎTedata aaaai men daolck PAG. 108 , LicN. i5. — Les paroles ambiguës « etc.
Il ne se sert pas d'expressions semblables à celle des oracles du paganisme.
Canuea sibylla Horrendas canit ambages , antroqne remofiK Obscnris yera inTolvens.
>£/ie*(/. Ti , Ttra ffi et toir.
PAO, 108', LiGN. a3. — Il n'est cependant pas nécessaire qu'ils arrivent , plus qu'il n*est nécessaire qu'un vaii* seau que vous voyez dans un courant > continue de voguer.
Nécessita perô qnindi non prende ,
Se non corne dal viso , in che si sp^ccbia
Naye elle per corrente già diacende.
Je suivrai ici le commentaire de Lombardi : Le poète veut répondre* aux philosophes qui prétendent que si Dieu prévoit toutes les choses qui doivent arriver, son infaillibilité exige alors que les choses prévues arrivent nécessaûrement Afin de £dre entendre son idée , le Dante prend pour objet
de comparaison un yaisseau , et dit : Q^e comme la persuasion où est celui qui voit un vaisseau se mouyoir ^ parce que ce yaisseau est en efifet mis en mouvement y n^emporte avec elle aucune nécessité du mouvement réel de ce vaisseau , de même la certitude infaillible avec laquelle Dieu prévoit les choses qui doivent arriver , n'emporte pas avec elle que ces choses doivent arriver nécessairement.
Dal vUo in che ai specchia nave y signifie ici , de l'œil dans lequel un vaisseau imprime son image.
PÂG. 109 , LiGN. 7. -* On trame déjà rintrigue , etc.
On trame déjà l'intrigue à Rome où règne Boniface yiii. 11 faut ne jamais oublier que le Dante est censé écrire en i5oo.
PAG. 109, LiGir. II. —Tu seras obligé d'abandonner ce qui te sera le plus cher , .etc.
Ta Uftcerfti ogni com dilett*
Più cara mente : e qneito è qnello strale-
Che r arco dell* esilio pria saetta. Tn proverai ai corne sa di sale
n pane altmi , e com' è dnro calle
Lo scemdere e 1 salir per Y altmi scale.
Ces SIX vers renferment à la fois un mouvement de sensibilité qui est fait pour attendrir sur le sort d'un exilé y et une grande vérité qui apprend que
Vm .■■,
le pain ô/êI^ étrangers est toujours amer y et que nulle part on ne retrouve la patrie qu'on a perdue.
PIC. 1099 LiGH. 34. —De ce grand et noble Lom* bard , etc.
Bocace ^ dans sa yie du Dante , a prétendu que ce grand et noble Lombard éloit Albert , père de Can Grande délia Scala. L'auteur du commentaire attribué à Pietro, fils du Dante, et Landino, ont soutenu qu'il s'agissoit ici de Bailhélemi , fils aîné d'Albert. Vellutello, Daniello, Grangier, Volpî et Venluri assurent au contraire que le poète a voulu indiquer Alboin , second fils du même Albert. L'auteur d'un ouvrage imprimé à Vérone en 1^86, intitulé Aneddotii etc. veut que ce grand Lombard soit Can le Grand , dont le Dante parlera plus bas. Lombardi combat cette dernière opinion avec avantage; il prouve que le premier prince dont le poète fait mention n'est pas le même que celui dont il dir^ après ,
Con loi vedrai colai che impresso fae Nascendo si da qnesta Stella forte ,
Che notabili fien V opère «ae.
Le sue magnificence conoachite S^ranno ancoflksi che i saoi nemici Non ne potran tener le lingue mate.
Il est évidemment question dans ce dernier pas-
dkM
546 KOTES
sage de Can le Grand, à qui le Dante d^dia Ja troisième partie de sa Divine Comédie , c*est-à-dire le Paradis, et à qui ce poète ne craignit pas de confier l'état de misère où il se trouyoit. On lit ces mots dans l'épitre dédicatoire adressée à ce prince par le Dante :
« Urget enim me reifamiliaria angustia* » Ainsi le grand Lombard doit être un des princes qu'ont indiqués les conunentateurs ci-dessus cités , et non pas Can le Grand dont il sera parlé plus bas*
• »ic. iio , LiGN, 3. — Dans son palais, tu connoitras
celui qui , né sous Tinfluence de notre étoile , fera de
si grands prodiges.
Can le Grand , troisième fils d'Albert de la Scala , père de Barthélemi et d'Alboin , et né sous l'influence de l'étoile de Mars dans laquelle étoient alors Cacciaguida , Béatrix et le Dante.
PAG. I lo , Lien. 5. — Le monde ne les prévoit pas, etc.
Ce héros étoit encore très-jeune ;• il n'a voit que neuf ans. Muratori assure que Can le Grand naquit en 1291, et le Dante est censé entendre cette révélation en i3oo.
PAO. 110, Lîoïf. 10. — Avant que le Gascon trompe le grand Henri.
Avant que le pape Clément y , né en Gascogne ,
DU CHANT XVir. 547
trompe le grand empereur Hemi vu, prince dont le Dante parle toujours avec la {dus haute admiration. Henri vn, fils aine de Henri comte de Liixembourg, fut ëln empereur en i3o8 et couronne en i5o9 y à quarante-six ans. Cet empereur mourut le 35 août i3x3 , à cinquante-un ans. Un écrivain distingue parle ainsi de ce prince : « Henri emporta dans le tombeau les regrets de toute TAllemagne', et même d'une partie de l'Italie ( du parti des Gibelins ) ; il a voit su allier les Tertus chrétiennes avec la prudence des plus habiles politiques, l'autoritë d'un maître et la valeur d'un conquérant : ses sujets l'aimbient comme un père. Son règne fut plus glorieux que celui des trois empereurs qui Ta voient précède. »
tic. 110, LiGN. II. -^ Sa magnificence sera telle , ete.
La magnificence de Can le Grand.
PAG. iio ^ LIGN. 25. — Parce que tu TÎvras assex, etc.
Le Dante ne vit pas la punition de la perfidie
de ses ennemis. ;
PAG. il I , LIGN. 10. — Par la liberté de mes vers , etc.
Le poète use ici d'une adresse oratoire qu'il est bon de remarquer. Il se fait recommander par Cacciaguida de ne rien déguiser de ce qu'il aura en-
548 WOTES
tendu dans sa vision : en gënëral , le poète a oM scrupuleosemeni aux conseils de son trisaïeul. ^
»AG. m 9 LI6N. i3. — ûtns le monde, où tout est amertume , etc.
Dans Fenfer; sur la montagne du purgatoire d*où Bëatrix Va enleyë ; ensuite dans le ciel^ de planète en planète.
>AC. 1 1 1 , LiCN. 19. — Je crains de ne pins Tivré paraû ceux pour qui le temps actuel sera Tancien temps. . '
Temo cli perder yita tra coloro
Che qaesto tempo chumeraimo antioo.
Expression très-originale : il craint de ne pas vivre dans la postërilé. O noble orgueil des grands poètes ! Comme il leur sied de dire ,
Exegtvmoniimentiim cre perennios.
JPAG. 1 12 9 LICN. 3. -~ Et laisse se plaindre celai qui en a sujet ^ etc.
On trouvera cette phrase bien commune ^ mais il y a dans le tixte ,
E Uscia par gntUr doV è la rogna.
Il faut quelquefois se résoudre à rencontrer de tels vers, souvent même au milieu d'un très-beau morceau. Toute la fin du chant est d'un style noble , j concis et profondément philosophique. j
Qaesto tno griâo tuk corne 1 Tento
Che le pià alte cime pià percaote :
E ct6 non fia d* onor poco argomeato.
Perà ti ton mostrate in qaeste mote ,
Nal monte e ndla Talle doloroM
Par r anime che son di ftma note :
Ghe r animo di qnel ch* ode, non posa ,
Ne ferma fede per esempio ch' haia
La soa radiée incognita, e nascosa, Né per altro aigomento che non paia.
Peut-on exprimer de plus beaux aentimeiu en vers plus nobles^ plus fermes et plus vigoureux? Il a fallu employer des périphrases. J'ai employé plus d'un mois à revoir ce passage , et je n'ai peut-être pas réussi à le traduii-e d'une manière satisfaisante.
55o NOTES
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jpiG. 1 1 3 y LiGH. 7. -* Je m^approcbe de celui qui met fin à toutes les peines*
Dieu.
»ÂG. ii4« LiGN. 6.— Tourne-toi encore yers ton père, apprends que le paradis n*est pas* seulement dans mes yeux.
Tolgiti ed ascolu Che non par ne 'mici occhi è pandiso.
Langage mystique qui se rapproche trop de ce* lui de la galanterie.
»1G. 114* LION. i3.— Dans cette cinquième division de Tarbre, etc.
Dans cette sphère (la planète de Mars), cinquième division du paradis qui tii^e sa vie de sa cime, de Dieu.
ne. 114, LION. 16. — Sont des esprits bienheureux qui, ayant qu*iis vinssent au ciel, avoient sur la
DU CHANT XVIII. 55i
terre une immense renommée , et dont Tëloge pourroit être le sujet de grands poèmes.
Il ya être question plus bas de Guillaume^ de Renaud^ du duc Godefroy, de Robert Guiscard. Je ne serois pas étonné que ces vers seuls du Dante
Spiriti ton b«ati clie già prima
Che Tenifsero al cid, for di gran roca , Si ch* ogai miua ne sarebbe opima.
eussent donné au Tasse l'idée d'entreprendre sa Jérusalem délivrée. On verra encore plus bas que le Tasse avoit lu la Divine Comédie avec assez d'at* tention , et qu'il Ta copiée plusieurs fois dans son poème*
piG. 1 14 9 l'ioN. a5. — « Josné , etc.
Successeur de Moïse et chef du peuple juif à la tête duquel il passa le Jourdain , pour aller &ire des conquêtes dans la terre promise. Judas Mâchabée 9 hls de Mathatias^ qui^ aidé de ses quatre frèrçs^ remporta de mémorables victoires sur les c^itaines d'Antiochus^ roi de Macédoine. Charlemagne, empereur d'Occident; Roland, neveu de Charlemagne ; Guillaume , fils du comte de Narbonne, seigneur d'Orange, et non pas d'Oringa ou d'Orvenga, comme dit Vellulello, ni d'Oùvergue , comme dit Venturi , et comme Lombardi paroit le croire; Renaud^ neveu de Teborghe,
femme de Thibaut l'Ëscla von , qui fut enleyée par Guillaume , seigneur d'Orange. ( Venturi et Lombard! font à tort Renaud parent de Guillaume.) Le duc Godefroi, duc de Lorraine et de Bouillon et comte de Boulogne , qui conquit Jérusalem et en devint roi; Robert Guiscard, duc de Normandie, qui s'empara de la Sicile , et chassa les Sarrazins de la Fouille ; il eut pour fils Roger , père de Constance, dont il a été question page 335.
PIC. ii5 « LiGN. ai. -~ J'étois monté dans une autre planète.
Dans la planète de Jupiter , qui est le sixième ciel.
PAC. ii6, LiGN. 4« — Les étincelles d'amour, etc.
Les splendeurs des bienheureux représentoient les lettres de Talphabet par la manière dont elles se groupoient ensemble, comme les lueurs qui habitoient la planète 4^ Mars avoient représenté une croix aux yeux du Dante, par la manière dont elles s'étoient groupées.
PAG. 1 16 , LIGN. 7.— Comme les oiseaux partis du bora des rivières.
Les grues ou les oies sauvages.
PAG. 116, Lion. ly. — . O Calliope.
H y a long*lomps que le poète n'a fait înterve-
BÎr dans ses chants, des divinités profanes. Imitation de ce vers :
Toi , 6 CaUiûpe , precor , aspirate canenti.
»ÂG. ii6, Lioir. 24* "*" Dîligite jttstitiam ; ensoif^H -vis , quijudicatis terrwn.
Paroles du premier livre de la Sagesse ^ ouvrage allrlbué à Salomon.
PAO. 1 1 7 9 LiGN. 5. — Ils chantoient , je crois , la bien qui les attire de tontes parts.
La gloire de Dieu.
PAO. 1179 LiGNk 8. ^* EfMjne les msensës ont coutume de regarder comme un augure fayor^le.
LombardI dit à ce sujet : « Il est de &it qu'encore aujourd'hui , quand on voit un grand nombre d'étincelles sortir de tisons enflammés, on s'écrie O tarUi zecchini ! o tante dohble !
PAG. 117, LION. 10. — Plus de mille lueurs , etc.
Plus de mille splendeurs de bienheureux s'élevèrent à la fois,, ^t je vis distinctement qu'après ce mouvement , leur réunion formoil la tête et le col d'une aigle. Cet hommage à l'aigle est ici un hommage adressé à lia puissance impériale. ^
PAC. 1 I7i LicH. i5. — L'être qui produit de tels tai-* bleaaX| etc.
Dieu*
jjl^ 117, LION, ax — O belle étoile , etc.
O sphère de Jupiter, etc. , je supplie l'Esprit (Dieu) qui est Torigine et la cause de ton mouvement et de ton influence , de considérer d'où nait le défaut qui obscurcit tes rayons, le vice qui t'empêche de briller sur la terre.
PAC. 118, LicN . 4. — En voyant ainsi vendre et ache^ ter dans la temple , etc.
En voyant ainsi des ecdésiasliques coupables Tendre et acheter dans le temple saint.
Voici la not^ de Grangier ; elle est p^yir le sena conforme à celtes de Venturi et de Lomlmdi.
« Je supplie le divin entendement qu'il se cour« rouce un' antre foys , comme il fit eu la personne de Jésus - Christ , étant en lernsalem , lorsqu'il chassa les marchans du temple avec un fouet, disant en S. Matthieu, xxii : Domua mea^ domua oraiionis vocabitur , vos autem fecistis eam spe^ luncam laironum; qu'il se courrouce, dis -je , contre les achepteurs et vendeurs dedans le teniple, ou contre ceux qui vendent par simonie les choses sacrées en l'église de Dieu, etc. » (Grangier, Par radU, pa^ 4D'i, 4o5.}
DU CHANT XVin. 555
PAO. 1 18> Lioir. 10. —* Déjà on avoit coutume , etc.
Je ne puis résister encore au plaisir de rappeler ici toute la fin de ce chant, les vers y portent un cachet d'ironie amère, et d'indignation en quelque sorte ëtouSee , cachet qui n'appartient qu'à un poêle comme le Dante.
Già si soka oon le spade finr gnerra:
Ma or li fa togliendo or qui or qnivi
Lo pan ch^ 1 pio padre a nesann serra. Ma ta f cbe sol per cancellare scriyi ,
i'ensa cbe Piero e Paolo , che moiiro
Per la vigiia che ta goastî , ancor son tîtî. Ben pnoi ta dire : io ho fermo il disiro
Si a colai che voile viver solo ,
£ che per salti fti tratto a martiro, Ch* io non conosco il pescator , ne polo. ^
Il s'agit de Boniface Viii , suivant Vellutello , Landino, Grangier et Venturi, et de Clément y, suivant Lombardi. L'opinion des premiers commentateurs me paroit préférable ; mais Lombardi devant accuser un pape , aime autant accuser un pape françab qu'un pape italien.
Quant au commentaire à présenter sur la fin de ce chant , tous les auteurs sont d'accord pour ofltir le même. On savoit déjà faire la guerre les armes à la main ; mais aujom*d'hui on la fait avec des moilitoires et des interdlttions. Et toi , ô Boniface Viii, qui écris des bulles comminatoires^ pour les effacer, quand on t'envoie des trésors ; pense que Pierre et
Paul sont virans. Je sais que tu ras me répondre r Moi , je ne connois que S. Jean qui vëcut dans un désert , et à qui on trancha la lête , parce que la Glle d*Hérodiade avoit dansé devant Hérode; c'està-dire, je n*ai de dérotion qu*aux florins sur lesquek est empreinte la 6gure de S. Jean, et je ne connois ni votre Paul ^ ni votre Pierre le pécheur*
DU CHANT XIX. SSj
PAG. I ig , LiGir. I. — - Cette belle image. L'aigle*
PAC. iig» LION. lo. -~ Parce que j*ai été juste et pieuse , etc.
Parce que )e me compose d*ames*qui 'ont éii justes et pieuses*
PAO. laoy LiGH. 23. — Celui qui créa le monde. Dieu.
PAG. 121 ,. LiGN. 3. — Le premier être qui connut For* gueil.
Lucifer, l'ange rebelle.
PAG. 122 , LiGif. 7. — Mais toi 9 qui es-tu pour t'érîger en tribunal , etc.
L'aigle suppose que le Dante yeut savoir quel sera le sort d'uu homme ne sur le bord de l'Indus ,
où personne ne lit les livres sacres et n'ëcrit sur la religion, et qui meurt cependant sans connoiti^ la foi et le baptême; mais elle s'interrompt tout à coup, pour éviter de répondre en ce moment à une demande aussi pressante : plus tard cependant Taigle fera connoilre son sentiment sur cette question délicate.
PIC. 123, LiGN. I. — Ce que les lettres que tu Tois près de moi sont pour ton intelligence.
J'ai suivi ici l'opinion de Venturi ; Lombard! assure qu'il faut dire : « Ce que mes paroles sont pour ton intelligence. » Mais comme l'observe Ven* tari y ces paroles de l'aigle sont très-intelligibles y tandis que le sens mystique de ces mots , ditigiie jualUiam^ etc. n'est pas aussi facile à comprendre tout à coup.
PAG. 123, LiGir. 4. — Dans ce signe , etc.
Dans le signe de l'aigle qui rendit les Romains si redoutables. J^. le commencement du cbant Vi.
PAC. 123, LicN. 6. — Ce royaume n'a jamais ctë vert , etc.
Ott-
Le royaume du ciel. Suivant le poète , on est sauvé quand on a cru que Jésus-Christ viendroit fur la terre.
DU CHANT XIX. SSq
PAO. ia3 , LXG5. g. '— Beaucoup appellent J. C. « etc.
Non omnis qui dicil miJù , Domine^ Domine ^ intrahit in regnum cœlorum. Matth. j.
»AG. ia3 , LXGir. II. -— L'Ethiopie infidelle, etc.
Viri Ninipitœ êurgent injudicio, cumgenerch iioneiâtd, et condemnabunt eam. Matth. 12»
PAG. 123, LiGN. 16. —* Les rois persans..
Les roLs persans sont ici pour les rois non chrétiens.
PAG. 123 , LiGW. tfS.,— On y lire surtout dans la yi* d'Albert , ete.
L'empereur Albert s'étoit emparé de la Bohème en i5o5. ^
PAG. 1 23 , LiGir. 20. — - Là , on verra la donlenr que fit éprouver sur les bordJs de la Seine , etc.
Suivant tous les commentateurs , il s'agit ici de Philippe le Bel , qui , après la bataille de Courtnd , fit battre une monnoie de convention pour payer la solde de Tarmée qu'il avoit leyée contre les Flamands.
Les mêmes conunentateurs disent que Philippe le Bel ^ étant tombé à la chasse parce qu'un san-
glier s'^toit embarrasse dans les jambes de son che« val, mourat des suites de ceti6 chute.
L' Abrëgë chronologique de Mêlerai présente ces détails :
« Le Roi tomba malade , soit de quelqu'indispo»sition naturelle, ou bien d'une chute de cheval, comme il piquoit ardemmeni après un lièvre , ou de qnelqu'autre cause plus cachée et plus méchante. 11 mourut le ^o^ jour d octobre , dans la quarante-huitième année de son âge et la vingttroisième année de son règne. » ( Edition d' Amsterdam, 171a, tom. III, pag. 78.)
Dupleix , auteur un peu plus rapproché du temps de Philippe te -Bel) dit dans son Histoire générale de France:
a Etant allé à la chasse pour se récréer et divertir un peu des affaires sérieuses , un sangKer choqua fl^fiirieusement son cheval, que lui-même en cheutà terre, et 'mourut de cette cheute peu de jours après, à Fontainebleau où il éloit né , en Tan de salut i3i4.» ( Paris ^ i634, in-foL tom. a^
Ce dernier témoignage confirme celui des commentateurs ; mais il est étonnant que Mézerai ne raconte pas le même fait comme Dupleix. Peutêtre le Dante a-t-il confondu l'accident arrivé au jeune roi Philippe, fik de Louis le Gros, avec l'accident arrivé à Philippe le Bek
rf ■ mMT'Ljr:
DU CHANT XIX. 56f
Le même Mëzerai s'exprime ainsi dans son Abrégé chronologique de THistoire de France ^ tom. II, pag. 233.
« Un jour, i5* d'octobre ii3i , que le jeune rcn Philippe se promenoit par les rues d'un Faubourg de Paris , Ters l'endroit où est aujourd'hui la Place Royale, et qu'il couroit après un de ses ëcuyers, un pourceau se fourra enlte les jambes de sou cheval qui se cabra de telle sorte qu'il le renversa par terre, et lui passa sur le corps, d^où étant tout froissé , il mourut dès le soir même. »
On trouve encore dans Mènerai ce passage qui peut jeter quelque lumière sur le point qu'on cherche à éclaircir.
«En 884, Carloman, roi de France occidentale, Aquitaine et Bourgogne, étant à la chasse dans la forêt d'I véline , près de Montfort , à nne journée de Pans, il arriva qu'il y fut blessé im>rtellement par un sanglier, ou comme d'autres disent , par un gentilhomme de sa suite qui pensoit darder celte bête. La mort de cq prince arriva le 6 décembre. )> ( Même Abrégé , tom« i> pag. 424.)
Il suffit, pour justifier le poète, que plusieurs auteurs français aient rapporté ce fait comme il suppose qu'il est arrivé y le Dante a préféré la version qu'il a suivie , parce qu'elle lui o&oit Foccaâon de placer une image hardie et bizarre. •
Quel che morrà di colpo di eotcniMi.
Cotenna ne veut dire ni sanglier , ni pourceau^ mais à proprement parler y la peau ^ la couenne , de ces animaux.
rAG. 1289 Licir. 23. -—Là 9 on connoitra cet orgueil avide qui déshonore TAnglais et TEcossais.
Edouard i , roi d'Angleterre , et Robert , roi d'Ecosse y se faisoient alors une guerre sanglante.
]»1G. 1 24 , LiGir. I . -» La luxure de cet Espagnol.
AlFonse, roi d'Espagne.
»ÂG. 124 9 LiGir. I • — La vie efféminée de ce Bohème.
Venceslas , roi de Bohème y à qui le poète a dëjà reproche sa luxure et son oisiFelë^dàns le septième chant du Purgatoire 9 vers 102. t
YAG. 1949 i«iOK. 3. — La bonté du boiteux de Jém* salem.
Charles , roi de la Fouille et de Jérusalem ; ce prince étoit boiteux.
PAG. 1 24 \ LXGH . 7. — Celui qui garde l'isle du Feu, etc.
Frëdëric , roi de Sicile , fils de Pierre d'Arragon. Le Dante appelle la Sicile ^ Tisle du Feu où Anchlse a été inhumé.
rAc.-i24, I4CN. II.— On publiera les mauva'sn ae« lions de Fonde et dn frère.
Jacques, roi de Majorque et de Minorque, et Jacques, roi d'Arragon.
PAC. 124* Lxcir. i4.*— Le Portugais*
Denis , surnommé TAgrîcoIa , roi de Portugal»
ne. 124 9 LION. i4* — Le Norvégien.
La Norwège n'ëtoit pas alors soumise au Danemarck : elle avoit- son roi particulier. V. Georges Horn, Orbia imperana , période i des ti*ois royaumes du Nord , chap. 2« yr^
VAG. 1S4 , LiGN. i4* — Et celui de Rascia qui altère les coins de Venise , etc.
Partie de la Dalmatie qui ëtoit gouFemëe par un duc. Ce duc ëtoit accusé d^altérer les monnoies de Venise. Le poète a nommé presque tous les rois qu'il connoissoit, et sans doute ^ des rois qu*ilne connoissoit pas« Il est difficile de croire qu'il ait connu celui de NorwègQ. On sait à peine aujourd'hui quel étoit le nom du prince qui commandoit alors dans cette partie si l'eculée de l'Europe. Aussi la colère du Dante devient en quelque sorte puérile ; il n'épargne aucun souverain , et il s'appesantit arec trop de complaisance sur la même pensée. Nicosie
et Famagouste sont deux villes du rojanme de Chypi^, qui avoient appareminent aussi charge le Dante de consigner leurs doléances dans son poème. Les trente -quatsa derniers yers de ce chant n'en sont pas moins remarquables par une variëté d'expressions et une foule de traits heureux qui annon-^ cent l'écrivain élégant et le grand poète.
riG. laS 9 LiGK. 7. '— Quand le signe da monde et de ses souverains , etc.
Le Dante appelle ainsi F^igle impériale. Voici les propres termes de la note de Lombardi sur ce passage :
Cosi appella Dante V aquila impériale, la qualepermonarchia uniiferaale, die prétende da dio ordinata ( pedi 'l di lui trattato DE'MOlfAR* cm A ) vuole eeaere V unico stemma in tutto 7 mondo, corne a tutti i governatori, o sieno picari daW impero deputati. ( Parodia, éditioa de Lombardi, tom. m, pag. 3o3.)
PAO. I a5 , LION. II. — O doux amou4 O doux amour de Dita.
PAC. 126, LION. II.— 'Tu dois regarder fixement en moi cette partie qui , dans les aigles mortelles 9 Toit le soleil et supporte son éclat , etc.
L'œil. Le poète a déjà dit^ Paradis, vers 46 et suiyans :
Qnando Béatrice in aal ainistro fianco Vidi riTolta, e rignardar utl sole :
Âquila ai non gli s* affisse unqnanco.
PAG. 126 , LioH. 16. — Celui qui occupe la place de la pupille , etc*
li'aigle n'ëtant composa que de dlfTérentes âmes bieiiheui*euseSy il y a aussi des âmes qui forment Foeil de Taigle. L'esprit qui occupe la place de la pupille est David. ( Voyez reg. 2, cap. 6.)
rAG. 126, LiGir. 22. — Celui qui est placé le plus à gauche , consola la veuve qui avoit perdu son fils.
L'empereur Trajan. Le Dante rapporte lui-même ce fait dans son Pm*gatoire :
Qnivi era storiata 1* alta gloria
Del Roman prince , lo cni gran rillore
Mosae Gregorio alU ana gran vittoria :
E dico di Trajano imperadore :
E una vedovella gli er* al freno
Di lagrime att^giata e di dolore.
Dintorno a Ini parea calcato e pieno
Di caralie^', e \ agoglie nell* oro
SoTt* esso in rista al vente si movieno. La miserella infra tntti costoro
Parea dicer : aignor , fammi vendetta
Del mio figlinol cb* è morto, ond* io m* accoro. £d egli a lei rispondere : ora aspetta
Tanto ch* ï torni ; ed ella, signor mio
Corne persona , in cui dolor s* afTretta , $e fa non torni ? £d ei : chi fia , doT* io ,
La ti farà ; ed ella : l' altmi bene
À te ehe fia , se 1 tao metti in obblio ? Ood* elli : or U conforta : cbe conviene
Cb* i' ioWa il mio dovere , anxi ch' 1 maova : Giostizia vaole , e piet4 mi riliene.
Je vais offrir une traduction littérale de cet épisode , qui n'est peut-être pas assez connu ; il faut auparavant explfqner pourquoi il est inséré dans le XI® chant du Purgatoire. Le poète , sous la conduite de Virgile y s'arrête sur une plateforme qu'il dit être plus solitaire qu'un désert. U y voit la statue de l'ange Gabriel et celle de la Vierge Marie ; derrière celle de Marie éloit un bas-relief qui retraçoit , d'un côté , l'histoire de David , et de l'autre celle dont il est ici question.
« Là étoit représentée la haute gloire du prince romain; Grégoire (1) 9 frappé de la vertu de cet Empereur, obtint en le sauvant une haute victoire* Je parle de l'empereur Trajan. Une veuve désolée et en larmes avoit arrêté le cheval de ce prince ^
(i) « Pour entendre cecy, il faut *Toir que Grégoire le Grand nn jour lisant la vie de Traian , se meit ponr lea singulières vertuf qui furent en ce brane empereur, à déplorer sa condition, ven qu*ayant été payen , il ne pounoit être sauvé. Lors entrant en vne église, il pria Dieu si déuotement pour Famé de Traian, que soudain il eut révélation comme Dieu anoit exaulcé ses prières , et qne Traian étoit délinré des peines de Tenfer. Mab il lui fut euioinct de ne plus prier ponr aucun infidèle ou payen. Les uns tiennent cecy pour une /able, mais Damascenus le récite commt bystoire aésitable. > ( Grangier, Furgatoirt, p. 171. )
«i éloit environné d'un grand nombre de soU bs, et autour duquel flottoient les étendaixls ornés des aigles romaines. L^iuFortunée, au milieu de ice bruit , sembloit s'écrier : O mon.maître ! venge la mort de mon fils y elle m'a plongée dans ce dé^^espoir. L'Empereur paroissoit lui dire: Attends que je revienne. La veuve répondoit , avec un nouvel accent de douleur : Mais , cS mou prince ! si tu ne reviens pas! Alors, disoit l'Empereur, moQ successeur prendra soin de ta vengeance. Et à quoi , répondoit encore la veuve , te servira la justice d'un autre, si je recours en vain à la tienne? Rassure-toi, reprenoit enQn le prince^ il'êiut que j'accomplisse mon devoii*, avant de passer outi*e^ la justice le veut , et la pitié arrête mes pas. »
Tout cet épisode est écrit avec une chaleur , une noblesse et une grâce qu'on aime à retrouver dans le poète qui répand partout la terreur et l'efiroi.
Bélisaire Bulgarini assure que le poète a eu tort d'attribuer cette action àTrajan, parce que Dion assure que cet événement doit être reporté au règne d'Adrien. ^
ric. 127 1 Lioir. !• — L'autre , que tu vois dans lapar^ lie supérieure du cil , etc.
Isaïe annonçant à Ezéchias qu'il n'a voit plus que peu de temps à vivre , ce prince pleura ai amère-
ment que Dieu lui accorda quinze autres années de yie. ( Reg. 4 , 20 , et laaïe 38. )
rAG. 127, LiGN. 3. — Il sait à présent que le jugement ëtemel , etc.
Le Dante veut dire que le jugenient ëtemel ne doit changer jamais , quoiqu'un^digne prière paroisse infervertir Tordre des destinées. Le poète répond à ceux qui prétendent que nous n'ayons pluwS le libre arbUre^ si les divins décrets sont immuables, Dieu en menaçant Ëzéchias de la mort sa voit qu'il ne devoit pas mourir, et avoit prévu que les prières de ce prince apaîseroient la colère céleste. ,
PAG. 1 27 , LIGN. fT^^ Cet autre esprit , etc. *
Constantin porta le siège de l'empire à Bysance pour complaire au pape. Le Dante suppose à Constantin.une intention qu'il n*a jamais eue. Constantin ne s'est fait baptiser que sûr la fin de sa yie^ en 357. 11 est vrai qu*il embrassa le christianisme en 3 1 2 ; mais à la même époque ,^uoiqu'iI fût déjà catéchumène, il accepta encore la charge degrand« prêtre de Jupiter que lui déféra le sénat. Le Dante saisit toutes les occasions de blâmer la conduite de Constantin.
Le poète a déjà dit , chant 19 del'Enfer^ vers ii5 et suivans :
Ahi Constantin , di qnanto mal fa matre
Non la tua conTersion , ma qaella dote Che da te prese il primo rioco pâtre.
PAG. 127 9 LiGH. i4* -« C'est Guillaume , etc.
Guillaume u, dit le Bon, roi de Sicile. On le regrette dans cette île où Ton gémit de l'autorité usurpée par Frédéric d'Aragon ^ et des guerres suscitées par Charles d'Anjou , dit le Boiteux.
YAG. 127 9 LIGH. 21 . — Le Trojen Kifce.
Cadit et Riphens , jastiasmas nnna
Qni ffiit in Tencria , et tervantissimas tequi. ^
/Eneid, lib. a, t. 4a6, 427.
On est étonné de voir le Dante choisir exprès Rifée , personnage obscur , pour le placer dans son Paradis. Le père d'Aquin et Venturi auroient préféré que le Dante j eût placé Enée. Lombardi aime mieux que le choix soit tombé sur Rifée. D'ailleurs, le Dante supposera plus bas que Riféa a abandonné le paganisme.
Non sofferte
Da indi 1 pnno pin del paganetmo £ ripreudea%B le genti penrerae.
Chant xz, yen xa4 et soir.
Il eût été absurde de faire la même supposition «n parlant d'Ënée.
On ne sait où le Dante a trouvé s&& autorités , pour parler ainsi de cette conversion de Rifée. Du reste, pour la vue de ce Troyen, tout n'est pas encore entièrement compréhensible dans le ciel.
. Attingere aliquantulùm mente Deum^ magna heatitudo est : comprehendere autem omninà im" poaaibile. (S* AugusU serm» 38^ de Verb. Do« mini.)
»AO. 128 , LicK. 3. -— Telle me parut rimage, etc.
L'aigle : plus loin elle sera appelée le signe bëni.
tko, ia8 , LION. 21. — Cette violence n'agit pas commt celle, etc.
Le passage italien est ainsi conçu :
Non a gaiaa clie 1* nomo ail* nom sobransa ] If^'vince lei , percliè mole eMcr Tinta ; E Tinta vince con sna beninanxa.
Ne diroit-on pas ici que pince lei, perché puole easer pinta, signifie : a Elle est victorieuse , parce qu'elle veut être vaincue;» tandis que ce vera signifie: «La violence (sous-entendue) est idctorieuse , parce que la volonté divine (sous-entendue) veut être vaincue. » Quelle langue que celle qui se donne si peu de peine pour être comprise ! et quand il faut traduire de telles hardiesses dans mie langue comme la nôtre ^ &ut-il penser à être concis et rapide?
rAG. 1 29 , LiGir. I. — Le premier et le dernier des esprits qui bordent mon œil.
Trajan et Rifée» ^
PAG. isg, LXGN. 6.— Trajan reprit son corps en enfer^
Vcnturi auroit voulu que le Dante n'eût pas mîs Trajan dans renfer, puisque ce prince doit en être retire plus tard. Ce commentateur , exact et ré&échi f observe que le poète a dëjà dit qu'on lit sur les portes de l'enfer :
Ijasciate ogni speransa , toi cb* ntrate.
Alors il semble à Venturi qu'il eût ëtë mieux de placer Trajan dans un endroit sëparë , comme un homme sur lequel la justice de Dieu n'avoit pas prononce.
Lombardi répond ironiquement que l'avis de Venturi est arrivé trop tard, et .que d'ailleurs pour le suivre ^ le Dante n'auroit pas abandonne S. Thomas qui, en parlant de Trajan et d'autres, écrit : De omnibus taUbus dici oportet qubd non erant in inferno finaliter deputatL (SuppL qusest. ^3^ art. 5, ad. 5.)
Nous observerons encore ici que Venturi et Lombardi considèrent le Dante sous un point de vue différent*
Venturi a raison d'exiger que le poète se montre conséquent avec lui-même. Rien de si beau et de si pathétique que ce vei's ,
Lasciate ogni speranza
Mais il faut ensuite prouver que ce n'est pas en vain qu'on trouve sur les portes de l'enfer un arrêt
DU CHAITT XX. 873
aussi redoutable. Lombardi, théologien consommé, i^attache rarement aux beautés poétiques , et s'efforce plus sdWrent de mettre le Dante d'accord avec l'Ecriture Sainte et les ouvrages des Pères de l'Eglise.
riG. 129 , LiGir. i4* *— ' Qu'après sa seconde mort.
Le poète a supposé que Trajan a repris quelque temps son corps dans l'enfer , et qu'ensuite son ame en a été séparée : c'est le moment où , pour la seconde fois, l'ame de Trajan quitta son corps, que le
poète appelle la seconde mort de cet empereur.
^AC. i3o, LiGN. I. —-L*assistance de ces trois femmes.
Les trois vertus théologales*^ la Foi , l'Espérance et la Charité, que le Dante a déjà représentées dansant à la droite du char de triomphe dans le paradis terrestre. ( Voyez le Purgatoire, chant 29, vers 12 L etsuivans.) Rifée eut l'assistance de ces trois femmes plus de mille ans avant que le baptême fut institué, parce que^ de la destruction de Troie, jusqu'à la venue de Jésus-Christ, i] s'écoula à peu près 11 84 ans.
i^ÂC. i3o, LION. 7. — Nous ne connoissons pas encore tous les élus.
Le Dante a imité, dit Veûturi , ce passage des
prières de FEglîse : Deua cui àoli cognUuê eut hu^ meruê electorum in êupremâfelicitate locandu^ »
»ÂG. 1 3o , LiGir. i3. — Par cettç image divine. L'aigle.
i>ÀC. i30| Lioir. 18.—- Les deux Inenrs bénies.
' Trajan et Rifëe qui applaadissoient à ce qae dî« floit l'aigle sacrée^.
^f'»i'Vfc'^^*l>'%'>^^^'>^^'V^^'V%'^'^*ll**^^~^~~^^^^^^^^^™^^^^^^^^^^^*^^^^"^
>Â6. i3i 9 LiGN. 3. -— Elle ne sourioit pas.
Ici Bëatrix ne sourit plus au Danle:j'ai dit, pag. 223 , note 5 , qu'il arriyeroit un moment où Bé^^ix ne souriroit plus.
»AG. i3i 9 LiGN. 4* — Tel qpe Sémélé, etc.
«Sémélëy dite aussi Thyoné, fille de Cadmos et de Thëbë. Elle fut fort aimée de Jupiter, dont elle eut Bacchus. On dit que Junon, pour la perdre, vint la trouver en vieille , et qu'elle lui conseilla d'engager son mari à se montrer dans toute sa majesté. Sémélé demanda donc cette grâce à Jupiter y qui la lui refusa d'abord ; mais enfin vaincu par ses importunités , il se fit voir à elle dans toute sa gloire, dont l'éclat brûlant mit le feu à la maison où elle périt dans les flammes. ( Dictionnaire de la fable ^ par Chompré. )
PÀG. i3i , LIGN. 10. -* Nous sommes arriTës à la septième sphère , etc.
La sphère de Saturne : les académiciens de la
Crusca ont calcule qu'au moment où le Dante est censé l'aire son voyage mystérieux, la planète de Saturpe étoit dans le 8^ degré 46 minutes du Lion. Je vais citer le commentaire de Grangier.
« Nous sommes enleuez sur le planette de Saturne, septiesme et dernier qui soubs la poitrine du signe du Lyon , qui est chaud , rayonne maintenant meslé ça bas de sa valeur et force , voulant dire, combien que Saturne soit beaucoup froid, si est ce qu'étant au signe du Lyon qui est chaud , il se trouue maintenant tempéré, et enuoye aux corps inférieurs son influence tempérée. SaAme est un plaaette manculin, froid, sec, mélaucholique, craintif et maling, qui de soi mesme n'influe aux hommes rien de bon : mais tempéré et bien disposé , rend Thomme aigu , caut et d'une profonde science. C'est pourquoi le Dante met ici les âmes bienheureuses de ceux qui seruirentà Dieu en la vie contemplatiue, eslongnez du tumulte et maniement de toutes les aSaires du monde. » ( Grangier, Paradis, pag.45i.)
PAC. i3a , LiGN. 13. — Je vu sur une échelle , etc.
Le poète dira plus bas , chant 32 ^ vers 70 : « Le patriarche Jacob vit cette échelle dans toute sa longueur, lorsqu'elle lui apparut chargée d'anges. » Ainsi l'échelle que voit le Dante est la même que celle qu'avoit vue Jacob*
DU CHAKT XXI. 577
VAO. t33 , Lioir. a. — Une d'elles , etc.
Pierre Damien qui va entretenir le poète.
PÀG. iBBy LiGN. II.— Béatrix Tojoit en Dieu^ qmToit tout , etc.
Deu8 scientiarum Dominua est^etipai prœpa^ rantur cogitationea. ( Reg. i , cap. 3* )
PAG. 1 33 , LIGN. 1 6. — Mais , au nom de celle , etc. Au nom de Béatiix.
PÀG. i34 , LIGN. sa. — Et pénètre par celle qui m*enTi^ ronne.
Et pénètre à travers la lueur qui environne ma substance.
PAG. 1 35 , LION. 4. -— Satisfaire a ta demande.
A cette demande du poète : « Pourquoi n'entendon pas dans cette sphère, la douce symphonie qui se fait entendre plus bas dans les autres parties du paradis? » demande à laquelle Pierre Damien a déjà répondu : « Ici on ne chante pas ^ parce que Béatrix n'a pas souri. »
PAO. 1 35 , LiGN. i3. — Puisque celui même que le ciel favorise, etc.
« Puisque l'ame qui est la plus élevée dans le
ciel , le sc^raphîn qui a l'oeil le plus attentif snr Dieu y ne pourroit satisfaire à ta demande. » (J^(yyee même page , lign. 2 et suiv. )
PAG. i35 , LiGN. i5. — Ces paroles me di^terminèrent à renoncer à ma question , et je me bornai à demander à Tame qui elle étoit.
Le poète se tire ici d'embarras fort adroitement ; mais Bi^atrix^ dans le chant suivant^ lorsque le Dante effrayé d'un cri qu'il entendra, se sera tourné vers elle , lui dira : « Puisque ce cri t'a laissé une impression si vive y juge donc de celle que tu aurois éprouvée, si les esprits bienheureux av oient fait entendre leurs chants , et si j'ayois souri moi-même. )» (Pag. i58, lign. lo. )
3»AG. i35 , LIGN. 18. — Entre les deux mers qui bordent ritalie^ etc.
Entre la Méditerranée et l'Adriatique, près de la Toscane , dans le duché d'Urbin , aux environs de Gubbîo et de la Pergola , s'élève Catria , où étoit placée l'abbaye de Santa Croce.
PAC. i36 , LIGN. 6. — Dans ce lieu, je m*appelai Pierre Damien.
Voici comment Venturi, et avant lui, l'académie de la Cruflca ont écrit ce passage.
DU CHAWT XXI. 579:
la quel looo fa* io Pier Damiano ; E Pietro Peccator/îfi nella casa Di nostra donna in sol lito Adriano*
Plusieurs académiciens de Florence m'ont engagé à conserver cette version , et dans ma traduction j'ai cherche à ne pas m'en écarter : cependant j'ai voulu aussi me rapprocher de la version du père Lombardi et de celle de M. Portirelli qui écrivent ainsi ce passage :
In qnel loco fu' io Pier Damiano :
£ Pietro Peccator /u nella casa Di nostra donna in snl lito Adriano.
Dans ce lieu , dans cet ermitage , je m'appelai Pierre Damien. Quant à Pierre , dit Peccator , qui demetiroit dan» la maison de Notre-Dame sur le bord de l'Adriatique^ ce fut un autre que moi, Pierre Damien.
En réfléchissant plus attentivement sur ce n|prceau, je sens aujourd'hui' que j'aurois dune pas chercher à accorder deux versions qui se contredisent ouvertement, et au lieu de , « Dans ce lieu, je m'appelai Pierre Damien ; auparavant on me nommoit Pierre. Ne me confonds pas , etc. » il faut lire : « Dans ce lieu je m'appelai Pierre Damien. Ne me confonds pas , elc. »
Quant à ces pei*sonnages , voici ce que Jérôme Rossi dit de ces deux Pierre , dans l'ëpître dédica-» toire de son Histoire de Ravenne, 1971»
,^i ,■ MÉaMiit'
38o NOTES
Est quidem uterque Petruê^ itterque Raven^ nos. Sanctè amho atque innocenter vixerunt^ eo^ demqueferè tempore. Qubdqne fecit ut eoa malti non internoscerent , ambo peccatores appellatL Inoleiferat enim mos ut qui religioaè tune vive^ renty ob animi demissioneniy aeae inacriberent peccatores.
II est cependant à peu près certain que Pierre Damieu ne fut jamais sumommé peccator ; ce surnom fut donne à Pierre Degli OnesU , qui rivoit dans un monastère éloigné de Catria, et situé sur le bord de l'Adriatique*
»ÀG. i36 , LiGir. i3. — Céphas, et le vase d'élection, etc.
Jésus-Christ dit au prince des apôtres : T\i es Simon fiUus Jona, tu pocaberîs Cephas , qubd interpretatur Petrus. (Joan. i.) Céphas veut doiy dire Pierre^ et non pas Caputy comme Font dit Landino , Vellutello et Grangier. Le vase d'élection : S. Paul.
»ÀG. 1 36 , LiGN . a3. — C*est ainsi qu'un même abri sert à tous deux.
SI , che dae bestie tau sott" ans pelle.
« Mot du peuple et d u Mercato f^eccJtio, s'écrie Venluri. — Non , répond Lombardi qui écrivoit cependant à Rome /je dirois plutôt qu'il est assaisonné d*uu ad gibelin trop mordanL n
DU CHANT XXI. S8t
PAG. 1 37 y LiGN. 2. — Elles s*approchèrent de celle, etc.
De Pierre Damien. Ces âmes ^Illcitoient , par ce cri y la vengeance dont Béatrix parlera dans le chant suiyant.'
583 >'OTES
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