‹ Le Paradis de Dante illuminé a giornoChapitre 11 sur 23 · Juge maintenant si saint François, dont l'âme était tout · texte numérisé non relu

Juge maintenant si saint François, dont l'âme était tout

acDoor et touui tiamilité, eot un collègue digne de loi dans niot Domiaiqae, dont l'âme espagnole était tout orgueil, toute rigueur fanatique, et s*il éiait possible d'associer deux natures plus contraires, pour mettre la barque de saint Pierre en état de tenir la mer an milieu de la tempête et de la faire voguer droit, per diriito segno, quand Tun devait pousser la barre à tribord et l'autre à bâbord. C'est, en d'auUres termes, la même idée que le poète a exprimée plus haut lorsqu'il a commencé son panégyrique en mettant en opposition la tendresse séraphique de Tua et la fougue cbérubique de l'autre. On se rappellera que saint François refusa de fondre son Ordre avec celui de saint Dominique, qui lui en fit la proposition.

Otj son émule fut notre saint fùndateur,

38. Questïfu il nostro patriarca. D'après cela, tu peux juger que celui qui suit le drapeau impérial, comme il doit l'être, avec la foi vaudoise au cœur, est dans la voie du salut, quai segue L.YI, corne comanda Enrico Imper axore (écrit £.I.)> buiona merce carca.

Moins de lait au bercail rapportent leurs mamelles.

39. Savez-vous quelle est la pâture nouvelle dont le troupeau de saint Dominique est devenu friand? C'est, d'une part, de ce pain des anges, de cette nourriture céleste que Dante distribue si généreusement dans son Banquet, autrement dit de la doctrine albigeoise; bonnes brebis, celles-là, et les moins nombreuses; de l'autre, c'est des évêchés et des dignités ecclésiastiques; de là vient que le troupeau dominicain se dirige en deux sens opposés, per diversi salti Or, les brebis que l'ambition et l'appétit de la mitre épîscopale entraînent au loin, sont à coup sûr des bêtes stériles, qui ne peuvent fournir le luit céleste au banquet des Cathares; elles reviennent donc au bercail, di latte vote. Noos n'en avons pas fini avec ce banquet mystique.

Et suffU peu d'étoffe à reDétir la hands.

40. Les bonnes brebis dominicaines, et l'Ottimo, ce premier ooni' mentateur du poème, paraît avoir été du nombre, sont celles qui craignent d'encourir la damnation éternelle en se mettant aveuglément à la suite de Satan aleppe, quelle che temono il danno. Oh ! celles-là ne courent pas après les évêchés, elles se pressent autour du pasteur albigeois, strimfonsi al pastor. Ce mot pastor n'est-il pas

CHAMT XII. 903

bien commode pour donner à entendre quMI s*agit da père Prieur ou du Pape? Par malheur, ces bonnes brebis albigeoises sont en petit nombre, et Dante le regrette bien plus encore que sainjt Thomas, qu'il fait parler à sa guise, Son si poche che le cappe fomùce poco panno.

Ton désir est déjà satisfait en parité, etc.

/il. Voilà plus de cinq cents ans que les paroles de saiat Thomas, aifio obscures, il est vrai, pour qui n'est pas au courant du langage dus, sont, pour le plus grand nombre, celles d'un homme enroué, parole floche; aussi peut-on dû'e qu'elles sont tombées dans l'oreille de sourds. U est bien temps que la roystificatiop finisse. Or, grâoe k la distinction que nous venons d'établir, avec les commentateurs du reste, quant aux évêçhés, et avec Danle lui-même, quant à la vwanda mova (Conv. i)^ tout le monde peut comprendre désormais, aussi bien que le poète lui-même, comment l'arbre planté par saint Dominique 60 est venu à se fendre en deux parts , la planta onde si scheggia, et, selon qu'on voudra lire corregier ou corregger, ce qui importe peu, on verra que saint Thomas déclare très-clairement, comme nous l'avons expliqué plus haut , que Téglise albigeoise recrute, en faveur de B.EN., parmi ceux des Dominicains qui, prenant en dédain les vanités du culte catholique, et ne courant pas les évêchés par ambition mondaine, se pressent autour de la chaire du pasteur cvangélique pour se repaître de sa parole, vivanda nuova, qui, pour eux, est le pain céleste.

GHàNT III.

De la céUite Ardeur la parole dernière, eic

1. Dès que saint Thomas a fini de parler, les bienheureux que noos connaissons se remettent <i tourner en rond en signe d'assentiment à ce qu'il vient de dire sur saint François et aux opinions exprimées par lui, dans le langage, symbolique de l'église dissidente, sur les Dominicains. Le rond, figure parfaite, était en honneur chez les Cathares, qui se rangeaient en cercle dans leurs réunions. (Eckbert 911.)

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