‹ Le Paragangliome SurrénalChapitre 12 sur 26 · PAT : L · texte numérisé non relu

PAT : L

(1) Woozey, Primarencarcinomatoider tumor (Mesotheliom) der Neben-

nieren mit Sarcomatosenmetastasen. Wirchow's Archiv für pathologische Anatomie, 1903.

A À ren

travaux divergents, dont certains très récents sont venus tout remettre en question.

Sans revenir ici sur une discussion qui sortirait du cadre de notre sujet, il convient de signaler les recherches ou les conclusions qui ont pu être plus particulièrement le poitrt de départ d'opinions anatomo-pathologiques erronées.

Ainsi, pour Gottschau, les deux substances naissaient d’une formation mésodermique initiale et ne se différenciaient que tardivement à la fin de la période fœtale. Cette formation initiale dérivait elle-même du mésenchyme contigu aux parois veineuses (veine cave). Un peu avant la naissance, des cordons épithéliaux se détachaient de la périphérie du cortex et migraient vers la région centrale pour former la médullaire. L'évolution se continuait chez l'adulte de telle sorte que la périphérie de la surrénale était le siège d'une néoformation continuelle, tandis que, dans la médullaire, s’effectuait une destruction permanente d'éléments destinés à se perdre dans le sang de la veine centrale. Gottschau reconnaissail ainsi quatre zones dans la surrénale, bulbeuse, germinative, fasciculée, consomptive; celle-ci correspondant à la médullaire et à la réticulée réunies.

L'inexactitude de ce schéma est démontrée non seulement par l'embryologie, mais encore par une série de faits anatomopathologiques sur lesquels nous avons attiré l'attention tels que l’aplasie limitée à la Substance médullaire {(anencéphales) et la dégénération totale du cortex, au cours d’un processus chronique avec médullaire intacte ou même hyperplasiée. Le cycle évolutif de Gottschau peut être maintenu surtout si l’on admet, comme nous l’acceptons volontiers, le rôle régénérateur de la glomérulée, mais il doit manifestement être limité à la substance réticulée.

Un travail récent d'Ameuille (1) confirme bien, comme nous le disons plus haut, que toute erreur embryologique à sa contre-partie en anatomo-pathologie.

« En considérant, dit cet auteur, combien facilement chez le ir comme chez l'homme, les cellules de la médullaire

(1) Aweuice, Cancer des capsules surrénales. Association française pour l'étude du cancer, mai 1911.

prennent les caractères de celles de la corticale, et vice versa, on peut se demander s’il est bien indispensable de préciser autant le point de départ des tumeurs qui naissent dans la surrénale. »

Nous ne croyons pas devoir nous arrêter à cette assertion d'Ameuille qui eût gagné à être appuyée par son auteur sur des arguments histologiques, surtout en ce qui concerne la prétendue facilité de la transformation « chez le cheval comme chez l'homme »! i

Nous continuons à penser que la recherche du point de départ des tumeurs surrénales est d'autant plus importante qu’elle se rattache à la question fondamentale de l’origine et de la topographie de l’adrénaline.

Contrairement aux vues de certains auteurs (Abelous, Soulié et Toujan), nous pensons que la médullaire est seule adrénalinogène ; les tumeurs, selon leur provenance, seront ainsi cholestérinogènes ou adrénalinogènes.

L'hypothèse embryologique d'un blastème unique, soutenue primitivement par les embryologistes tels que Remack, Valenti, Janosik et Aichel, a été reprise plus récemment par Roud (1903) chez la souris; mais c’est surtout le travail de Colson (1) qui est venu remeltre en question la notion du dualisme. Colson a étudié, après fixations osmiques, l’histogénèse de la capsule surrénale de l'embryon de la chauve-souris, et son travail a été effectué, au laboratoire de van der Stricht, dans des conditions techniques remarquables dont témoignent les magnifiques photogravures qui l’accompagnent. L'auteur a été amené à cette conclusion paradoxale que le cortex surrénal s'édifierait aux dépens des cellules parasympathiques qui élaboreraient de nombreuses granulations graisseuses au sein de leur cytoplasme.

La médullaire aurait une ébauche primordiale (et non pas secondaire, comme on le croit, par rapport an cortex), identique à celle des ganglions sympathiques.

Il nous semble ne d'admettre que les stades fondamentaux de l’organogénèse surrénale puissent s'effectuer chez la

(1) R. Corsox, Histogénèse et structure de la capsule surrénale adulte. Archives de Biologie, 1910.

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