‹ Le Paragangliome SurrénalChapitre 13 sur 26 · LAN EE · texte numérisé non relu

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chauve-souris d’une façon aussi différente de ce que l’on observe chez les autres mammifères et les conclusions de l’histologiste belge sont certainement dues à ce qu'il n’a pas cru devoir utiliser la réaction chromaffine qui aurait évité toute confusion.

Du reste, l'histogénèse de certains sympathomes embryonnaires, ainsi que nous l'avons remarqué avec M. Alezais, contredit formellement son interprétation.

Une des tumeurs étudiées, développée chez un enfant de quatre ans, occupait la place de la médullaire surrénale absente; ces traînées cellulaires, riches en rosettes, refoulaient et dissociaient les cordons d'un cortex pourvu de spondiocytes. Cette morphologie néoplasique (parasympathome) confirme l'indépendance et l'apparition secondaire aux dépens du sympathique, de l’ébauche de la médullaire : si le cortex se développait suivant les vues de Colson aux dépens des formations parasympathiques, on ne pourrait expliquer le développement d'un parasympathome laissant intacts les cordons corticaux.

En résumé, on peut dire qu'à la dualité embryologique des surrénales se surajoute une dualité histologique, qui est en même temps une dualité fonctionnelle, et aboutit à une dualité pathologique. Cette formule donnée par nous antérieurement ne saurait d’ailleurs restreindre l'importance de la symbiose encore mal connue, mais très vraisemblable, qui unit

la cellule à cholestérine et la cellule à adrénaline dans leur vascularisation, leur trophisme et leurs sécrétions.

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