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lié à la question du tropho-spongium d’Holmgreen (1), retrouvé par cet auteur dans la surrénale et surtout à celle des origines du système lympatique surrénal, que Kumita (2) prétend avoir décelées par la méthode des injections au niveau précisément des espaces intercellulaires. Mais nous pensons que le rôle du système lymphatique dans l’excrétion surrénale est des plus douteux.
B. — Configuration générale du paragangliome au début.
La description est rendue malaisée par la difficulté habituelle, mais particulièrement marquée ici, d'établir une démarcation nette entre les dispositions de l’hypertrophie glandulaire simple et l’adénome proprement dit. Deux aspects se rencontrent souvent, qui nous paraissent, en réalité, pouvoir être rapportés plutôt à la première qu'au second. L'un résulte de l'hyperplasie régulière autour des axes vasculaires des cellules chromaffines à topographie palissadique susceplibles de garder longtemps leur forme et leurs dimensions normales. Le second, particulièrement typique chez le cheval, se traduit par des épaississements localisés des cordons qui peuvent être marqués au point de produire dans la lumière vasculaire une véritable hernie accompagnée de modifications histologiques (syncytiums chromaffines) qui seront décrites plus loin.
En fait, et malgré la définition classique, nous ne reconnaîtrions l’adénome qu’à partir d’un stade auquel les volumineux capillaires sinusoïdaux de la médullaire normale s’effacent ou disparaissent. Les éléments épithéliaux paraissent alors groupés d'une façon variable ; en certains points, ce sont des massifs épithéliaux volumineux que circonscrivent des cloisous conjonctives à dispositions alvéolaires (fig. 4 de notre Mémoire de 1912, chez le bœuf). Ailleurs les éléments cellulaires constiluent des nappes diffuses, sans orientation périvasculaire bien marquée (fig. 5). C'était le cas dans un paraganglion humain (fig. 6 de notre Mémoire de 1912) dans lequel les limites
(1) HozuGreEeN, Beitrüge zur Morphologie der Zellen, Anatomische Heft, 1904. (2) Kuurra, Ueber die Parenchymatosen. Lymphhahnen der Nebennieren Archiv für Analomie und Physiologie, An. Abt. 1909.
cellulaires étaient difficiles à percevoir. Dans un paragangliome du mouton (fig. 7) on notait la mèêmetopographie diffuse avec une extrème rareté des cloisons conjonctivo-vasculaires ; par contre, les limites cellulaires gardaient leur netteté dans la plupart des points. Cette même tumeur offrait dans une zone très localisée une orientation radiaire des travées glandulaires et des assises endothéliales qui rappelait à s’y méprendre la disposition normale de la zone fasciculée du cortex (fig. 15).
Néanmoins, sous ces variations d'aspect, on peut retenir deux particularités comme caractéristiques des premiers stades de la néoplasie.
Ce sont :
.l° L'existence de cavités lacunaires de volume souvent considérable qui représentent pour nous des lacunes axiales agrandies et déformées :
2° La présence de cordons ou boyaux syncytiaux à cytoplasme dense, véritables nids cellulaires plurinucléés, rappelant les amas de petites cellules chromophobes de l’hypophyse. Nous allons les résumer successivement :
1° ExISTENCE DE CAVITÉS LACUNAIRES.
Les cavités lacunaires existent, comme nous l'avons indiqué précédemment, à l'intérieur des cordons du paraganglion surrénal à l’état normal. Colson, après Lydia Félicine, a décrit leur lumière, tantôt régulière et étroite (pseudo-acineuse), tantôt irrégulièreet mal limitée (fig. 1 et 1 bis). Nous leur avons précédemment assigné pour fonction de collecter les produits d’excrétion des cellules qui les bordent jusqu'aux capillaires véineux. , pus
Ces cellules montrent dn noyau situé à la partie interne, vers la lumière de la lacune et baignant dans un cytoplasme d'aspect souvent irrégulier, déchiqueté, en raison des phénomènes de désagrégation et de fonte cellulaire qui s’accomplissent à ce niveau. Il semble, d’ailleurs, que le noyau ne participe pas toujours à cette dégénérescence physiologique qu’on observe, au contraire, facilement dans les zones palissadiques où la pyenose paraît coïncider dans certains corps chromaffines avec l’excré-
tion intravasculaire du matériel élaboré. Ici, le processus ne serait donc pas holocrine mais seulement mérocrine.
Les lacunes axiales montrent, à l’état normal, de grandes variations qui sont assez souvent d'ordre topographique : coudure ou tassement par des cordons voisins, par un vaisseau, ete. Nous inclinerions à les considérer comme des diverticules temporaires du système vasculaire appelés, suivant les nécessités d’un cycle physiologique, à disparaître et à se reconstituer successivement à l'instar de ce qu'on observe dans l'hypophyse.
Or, de telles cavités lacunaires s’observent particulièrement nombreuses dans le paragangliome du cheval, qui constitue un matériel de choix pour suivre leur genèse aux dépens des lacunes normales ainsi que leur accroissement ultérieur. Il suffit d'examiner la partie périphérique de la tumeur, dans la zone où elle s'incorpore le tissu chromaffine resté sain (fig. 2 et 3). Toutes ces cavités sont primitivementrestreintes et complètement dépourvues d’endothélium ainsi que de globules rouges (fig. 6); la plupart renferment des produits de cytolyse sous forme de flocons prenant avec intensité la laque ferrique. On peut y rencontrer, en outre, des fragments nucléaires et cyloplasmiques dont l'aspect figuré se dégrade progressivement.
Des hémorragies secondaires s'effectuent fréquemment dans ces cavités intra-épithéliales qui pourraient alors en imposer pour des capiliaires distendus et rompus (fig. 4). Leur revètement, toujours unicellulaire au début, avec segment nucléé interne, devient pluri-stalifié, et la topographie des noyaux est alors irrégulière. Lorsque la paroi épithéliale a été refoulée par une Ft ses rapports avec les capillaires endothéliaux de la périphérie deviennent plus intimes ; la multiplication des cellules du revêtement donne lieu à des Re qui entrainent des dispositions papillaires ou périthéliales.
Mais ces diverses modifications secondaires étant mises à part, lorsqu'on suit la constitution de ces cavités qui sont très nombreuses et volumineuses, on est frappé par leur analogie évidente avec la lacune axiale normale de la médullaire et du paraganglion de Zuckerkandi, dont elles figurent, en somme, un agrandissement.
Ainsi se révèle, par l'étude de la morphologie néoplasique