‹ Le Paragangliome SurrénalChapitre 18 sur 26 · O7 RER · texte numérisé non relu

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au début, et avec une netteté beaucoup plus grande qu'à l'état normal, une tendance évolutive caractéristique du tissu chro- :maffine, et qui permet de le rapprocher des autres tissus endocrines (hypophyse, thyroïde, parathyroïde, îlots de Langerhans du pancréas) dans lesquels les cordons glandulaires se creusent de cavités primitivement indépendantes des endothéliums vasculaires.

Ainsi, nous reprendrions volontiers, en la complétant, une conception récente et très heureuse de Eaguesse, qui voit dans la vésicule close une formation caractéristique des glandes endocrines (1).

2° Corpons À DISPOSITIONS SYNCYTIALES.

Leurs caractères seront plus facilement décrits par l'étude histologique faite plus loin. Indiquons qu'il ne s’agit pas ici des syncytiums adrénalinogènes, plurivacuolées, riches en enclaves, décrits dans le cycle histo-physiologique normal. Ils succèdent, au contraire, très vraisemblablement à ces derniers, et représentent une forme de rénovation cellulaire avec repos glandulaire. Sous forme de cordons allongés, irrégulièrement anastomosés, ou de zones diffuses ou encore de petits amas circonscrits par des alvéoles, ils constituent des masses homogènes de cytoplasme sans limites cellulaires, sans vacuoles ni grains chromaffines (fig. 4 bis); les noyaux ee une rene remarquable ; de vésiculeux et hypochroma-

(1) Lacuesse, Bibliographie anatomique, 1910, 1911, t. XXI, s'exprime ainsi qu'il suit :

« La vésicule close n’est pas spéciale à la thyroïde; au contraire, immédiatement après le cordon plein qui reste l'élément essentiel, la vésicule close, qui est un accident, une variation locale, nous paraît être une formation caractéristique des glandes endocrines d’origine franchement épithéliale. Comme on voit, par place, des cordons creux dans les surrénales (d’origine mésothéliale), nous pourrions peut-être retrancher un jour les trois derniers mots de cette conclusion, et toute restriction sur ce point. »

Mais le savant histologiste de Lille, par cette restriction, n’a voulu désigner que le cortex surrénal dont l'ébauche se constitue aux dépens du feuillet moyen. De fait, plusieurs auteurs ont décrit des cavités intra-épithéliales dans la substance corticale, en particulier au niveau de la zone glomérulée, Notre remarque vise, au contraire, Ja substance médullaire à l’état normal et dans ses tumeurs. Nous retrouverons plus loin ces cavités intraépithéliales dans les tendances évolutives primitives du paragangliome malin et de ses métastases.

liques, ils deviennent ovoides avec de Irès faibles dimensions et un réseau généralement serré. Le clivage amitotique paraît régir presque seul la topographie variable de ces zones syncybe qui rappellent singulièrement les cordons à petites cellules chromophobes de la glande pophysaire. Nous les retrouverons plus loin dans l'étude des premiers stades du paragangliome malin, auxquels elles nous ont paru passer assez facilement.

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